Version imprimable de cet article Version imprimable | |

CPI : Gbagbo refuse le soutien d’un groupe d’avocats africains

lundi 22 janvier 2018

"Réunis au sein de l’Association avocats et démocrates africains sans frontières (ADASF), des avocats et un diplomate tous africains ont décidé de plaider la cause de Laurent Gbagbo à La Haye. Cependant, cette initiative n’a pas l’assentiment de l’équipe de l’ancien président ivoirien.

Dans un document en date du 13 janvier 2018, l’Association avocats et démocrates africains sans frontières (ADASF) qui regroupe principalement des avocats africains a demandé à la Cour pénale internationale (CPI) l’autorisation d’intervenir dans le procès Gbagbo en qualité d’ Amicus Curiae (personnalité ou un organisme, non directement lié aux protagonistes d’une affaire judiciaire, qui propose au tribunal de lui présenter des informations ou pouvant l’aider à trancher l’affaire).

Lors de l’audience du vendredi 19 janvier dernier, les différentes parties au procès ont été invitées à se prononcer sur la question par le juge Cuno Tarfusser. Parlant au nom de l’ancien président ivoirien, la défense de Laurent Gbagbo a demandé au juge de rejeter cette demande.

Pour Me Jacobs, membre de l’équipe de conseils de l’ex-chef d’Etat, les seules personnes extérieures à la procédure qui pourraient être autorisées à intervenir sont « des experts » qui devront dans ce cas se prononcer sur des questions « spécifiques ».

De son côté, le représentant légal des victimes s’est opposé à cette démarche jugeant que « Laurent Gbagbo est déjà bien défendu ». Dans la même veine, Eric Mc Donald au nom de la Procureure a expliqué à la Cour que cette intervention n’est pas de nature à aider la Cour à trancher.

« Je constate qu’il y a une unanimité étrange entre les parties. Nous rendrons notre décision en temps voulu », a pour sa part déclaré le juge-président. Pour rappel, cette initiative ADASF visait, à terme, à faire annuler la procédure contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé"

(Cpi news)

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Mots-clés : menunav

Les Plus lus

Agression du Journaliste Elhadji Hamidou Touré : Les Associations Faitières des journalistes réclament justice

« Cet incident intervient après de nombreuses agressions physiques et verbales à l’encontre des hommes de medias, s’ajoutant à la disparition depuis trois ans du confrère Birama Touré qui reste sans suite », indique la déclaration publiée. Lisez ! Déclaration de

Projet de loi d’entente nationale : « Une menace pour la paix,… »

Quarante sept organisations de défense de droits humains dénoncent le projet de loi d’entente nationale. Elles considèrent le document comme « une menace pour la paix, la réconciliation et les droits des victimes au Mali ». Lisez l’intégralité du communiqué

COFOP : « La tentative… de prorogation du mandat des députés, constitue une violation…de notre Constitution »

« La tentative solitaire et méprisante de prorogation du mandat des députés, constitue une violation majeure de notre Constitution et entame de manière significative la démocratie et la crédibilité de notre pays », indique la Coalition des forces patriotiques