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Association sauvons le Fleuve Niger : motivée plus que jamais après 3 ans de combat

samedi 25 mai 2019

Thierno Mohamed Baldé, président de l’association sauvons le Fleuve Niger (ASFN) a animé le samedi 25 mai 2019 une conférence de presse à la Maison des jeunes de Bamako sur l’état du fleuve Niger en général, l’arrêt des activités aurifères sur le fleuve par drague… et les activités à venir de l’association. Le thème de la rencontre était : « la jeunesse s’engage pour la sauvegarde et la protection du fleuve Niger ». Elle a enregistré la participation des membres de ladite association.

A l’entame de ses propos, Thierno Mohamed Baldé a indiqué que le 20 mai 2019, dans sa vocation de travailler pour la protection et la sauvegarde de l’artère nourricière qu’est le fleuve Niger, l’association a rendu une visite de courtoisie au nouveau chef de département de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Housseini Amion Guindo. Cet entretien qui fut très fructueux, selon lui a été agrémenté par une nouvelle des plus importantes pour cette association.

A ses dires, le ministre les a informés de la signature d’un arrêté interministériel pour mettre fin à toute activité d’exploitation minière sur le fleuve Niger de façon immédiate et pour une durée de 12 mois. Pour lui, le présent arrêté est une victoire pour la protection du fleuve Niger. Pour cela, l’ASFN remercie l’ensemble du département du ministre Housseini Amion Guindo. Ses remerciements vont également à l’endroit des autres départements ministériels cosignataires, tels que : le ministère des mines et du Pétrole, de la sécurité et de la protection civile et celui de l’administration territoriale et de la décentralisation.

L’ASFN a lancé un appel aux acteurs miniers à s’inscrire dans le respect de cette décision qui est salutaire pour l’ensemble de la population du Mali et même d’ailleurs. L’association attend également de l’Etat de veiller à l’application stricte de cet arrêté. En lui rappelant ses engagements internationaux et ses décisions législatives sur la pollution.

« Après le drame qu’a connu le Fleuve Niger à hauteur de Baguinéda, le 16 et 17 mai 2019 où des milliers de poissons sont morts par intoxication, il urge que l’Etat applique ces textes législatifs contre la pollution des eaux », a-t-il déclaré.

L’objectif de l’association selon son président est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines, de contribuer au désensablement du Fleuve Niger et à la protection de l’environnement en général. Il a ajouté que depuis sa création, le 1er novembre 2016, l’association s’est fixée comme principale mission de défendre et de protéger le Fleuve Niger, d’accompagner toute initiative privée ou gouvernementale ayant pour but d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines par la protection et la sauvegarde du Niger.

Pour ce faire, selon lui, l’organisation a mené plusieurs activités pour alerter sur le péril qui guète le Niger, à travers des activités sur le terrain, des études de faisabilité et des études d’impact environnemental, des conférences, des vidéos et images, de dénonciations sur les réseaux sociaux, dans la presse nationale et internationale. A cela s’ajoute des projets d’utilité publique, envoyé à toutes les autorités en charge de l’environnement.

Alternative pour les dragues, si l’Etat doit les déguerpir, l’association envisage de faire sur les berges du Fleuve Niger des rizicultures, de la pisciculture après l’aménagement et du maraichage. Pour cela l’association sauvons le Fleuve Niger attend organisée une campagne nationale de sensibilisation et d’information de la population riveraine, pour conscientiser sur les dangers. Elle a souhaité l’accompagnement des associations intervenant dans ce domaine pour protéger et sauvegarder l’artère nourricière du Mali qui est déjà en péril. Le président a fait savoir que les dragues sur le Fleuve, la plupart c’est des Bozos et des commerçants et autres. Il a aussi précisé que compte tenu de l’urgence, ils comptent organiser une caravane nationale en commençant dans la semaine prochaine dans le cercle de Kangaba qui s’étendra sur 2 jours. Elle se dit prêt à accompagner l’Etat dans toutes ses actions concernant le Fleuve Niger.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.