Année scolaire 2014-2015 :Des défis à relever pour un bon déroulement

jeudi 9 octobre 2014

La cloche de la rentrée scolaire 2014-2014 a sonné le 7 octobre dernier sur toute l’étendue du territoire nationale, à l’exception de Kidal qui reste sous le contrôle des groupes armées depuis la déroute de l’armée malienne le 21 dernier.

Les maliens, surtout nos parents Kidalois doivent prendre encore leur mal en patience avant que le retour de l’Etat malien sur cette partie de son territoire ne se fasse. Le Ministre de l’éducation nationale, Mme Togola Jacqueline Nana, a été on ne peut plus claire dans sa conférence d’avant rentrée des classes sur le cas de Kidal. « La rentrée des classes à Kidal est conditionnée au retour de l’administration et à la sécurisation de la région », a-t-elle laissé entendre.

D’ici là, pour un bon déroulement de l’année scolaire, plusieurs défis attendent l’Etat dans les autres contrées du pays. L’une des causes de la chute du niveau des scolaires aujourd’hui, est la pléthore des effectifs et l’insuffisance des salles des classes. Pour relever ce défi, la construction des salles des classes est imminente. Même si la réalisation de certaines classes est programmée, force est de constater, qu’elles sont insuffisantes pour contenir les élèves. Mais cela ne pourra se faire sans continuité dans la formation des enseignants. Ce qui permettra aux élèves d’avoir bonne formation.

Il ne saurait y avoir également une bonne année scolaire sans la concertation entre les différents acteurs de l’école : département de l’éducation, syndicats d’enseignants, étudiants, parents d’élèves, etc. Mais, le plus important, est le dialogue entre Ministère de l’éducation et syndicats d’enseignants et étudiants.

Mme Togola Jacqueline Nana doit veiller à ce que prévale le dialogue entre son département et ses partenaires « clés » pour une école apaisée et performante. En accordant une sourde oreille aux revendications ou soucis de ces derniers, elle compromettra sans nul doute le bon déroulement de l’année scolaire avec des grèves incessantes.

Les cours ne pourront aussi bien se dérouler si les enseignants ne sont pas contrôlés. Sans les inspections régulières, l’on assistera sans conteste au laisser aller au sein du corps enseignant. L’école ne sera également sur les rails, si les sujets d’examens se vendent comme des cacahuètes au marché. La lutte déclenchée par le département de l’éducation dans ce sens sera telle menée jusqu’au bout ?

Hadama B. Fofana
(LE REPUBLICAIN)

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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