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Amélioration de l’apprentissage des enfants et des jeunes non scolarisés : Un nouveau modèle de classes passerelles arrive

jeudi 14 juillet 2022

Le 14 juillet 2022, sous la Présidence de Mme Dédéou Ousmane Sidibé, Ministre de l’éducation nationale et non moins vice-présidente de la Fondation Karanta, la salle de conférence de la Direction nationale de l’enseignement secondaire générale, a abrité la cérémonie officielle de lancement du projet de recherche : « Un nouveau modèle de classes passerelles pour améliorer l’apprentissage des enfants et des jeunes non scolarisés » dans les 6 pays membres de la Fonction Karanta en Afrique de l’ouest.

« Dans l’optique d’améliorer les possibilités d’intégrer/réintégrer les enfants et adolescents ‘’hors de l’école’’ et leur offrir de meilleures opportunités d’éducation, le Consortium Fondation Karanta-FAWE-ROCARE s’est engagé depuis avril 2021 à faire la proposition d’une formule innovante en matière de classes passerelles entre l’éducation non formelle et l’éducation formelle », a rappelé Mme Diallo Hourétou Diallo, administratrice Générale de la Fondation Karanta et coordinatrice du projet. Elle a ajouté que ce projet est un cadre de mobilisation des acteurs et des décideurs pour la cause du retour à l’école des filles et garçons de 9 à 16 ans dans 6 pays membres de la Fondation Karanta que sont : Le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, Sénégal. « Après le lancement démarrera l’étape cruciale d’identification de classes pour la mise à l’essai du modèle qui sera présenté par les chercheurs », a-t-elle indiqué.

Pour sa part, Mme Dédéou Ousmane Sidibé, Ministre de l’éducation nationale et non moins vice-présidente de la Fondation Karanta, a indiqué « l’Afrique subsaharienne est l’une des régions du monde qui ont les taux les plus élevés d’exclusion en matière d’éducation ». Selon elle, plus d’un cinquième des enfants âgés d’environ 6 à 11 ans n’est pas scolarisé, suivi par un tiers des enfants âgés d’environ 12 à 14 ans, selon les données 2018 de l’Institut de statistique de l’UNESCO. Elle a ajouté que ce même institut a fait la mise en garde suivante : « Si des mesures urgentes ne sont pas prises, la situation empirera certainement, car la région fait face à une demande croissante d’éducation en raison de l’augmentation constante de sa population d’âge scolaire ».

Enfin, selon Madame le ministre de l’éducation nationale du Mali, les pays membres de la Fondation Karanta sont confrontés à cette situation, car des millions d’enfants en dehors du système scolaire sont privés de leur droit à l’éducation. Les causes sont connues. Mme le ministre a pointé du doigt les crises sécuritaires, les catastrophes naturelles, la pauvreté, l’éloignement des écoles, l’exposition au travail précoce des enfants, la faible sensibilisation des parents à l’importance de l’éducation…Et, au regard de cela, elle dira que les gouvernements, dans la quête de stratégies pour l’atteinte de l’Objectif de développement durable 4 (assurer l’accès de tous à une éducation de qualité d’ici 2030), sont unanimes sur la prise en compte d’actions de recherche pour des solutions plus éclairées et durables.

Ceci étant, en sa double qualité de Ministre de l’éducation du Mali et de Vice-présidente de la Fondation Karanta, institution sous régionale d’appui aux politiques d’éducation non formelle, Mme Dédéou Ousmane Sidibé s’est réjoui de la mise en œuvre du projet de recherche-action dénommé : « Un nouveau modèle de classes passerelles pour améliorer l’apprentissage des enfants et des jeunes non scolarisé ».

« Avec ce projet d’une grande pertinence du point de vue de proposition de modèle d’alternatives éducatives au profit de la scolarisation, je reste persuadée que ces activités feront non seulement avancer les pratiques d’éducation non formelle, mais également accroitre le taux d’accès et maintien à l’école dans nos pays », a-t- elle déclaré.

Après la présentation du projet et du rapport synthèse de la recherche, les ministres ou représentants de ministres de l’éducation des pays membres de la Fondation Karanta, par visioconférence, sont intervenus pour saluer cette belle initiative, avant de s’engager à la soutenir.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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