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    Adama Barrow est le responsable de l’impasse politique en Gambie…

    mardi 13 décembre 2016 , par Assane Koné

    « Le premier responsable de l’impasse politique qui se déroule actuellement en GAMBIE s’appelle monsieur Barrow. Quand un despote (car Jammeh l’est, nul ne sert de le nier) accepte pacifiquement de quitter le pouvoir (alors qu’il avait toutes les armes en mains pour le garder), après 22 ans, se déclare même prêt à accompagner le futur président, et que ce dernier, trop content de sa victoire appelle ses sponsors occidentaux et déclare qu’il va rejoindre la CPI (retour à l’esclavage juridique) et retourner dans le « commonwealth » (retour à la plantation politique ), que pensez vous que Jammeh va faire ? Échanger son boubou contre une tenue de prisonnier et se faire juger par la marionnette de la Cpi nommée Fatou Bensouda ?

    Sommes nous si naïfs ?

    Le drame de l’Afrique n’est pas seulement nos autocrates qui ne veulent pas lâcher le pouvoir. Le plus grand drame est que nous ne sommes pas capables de trouver mieux comme opposants que des candidats prêts à BRADER auprès de l’Occident, nos pays pour sortir d’une dérive autoritaire menée par un frère. Nous sommes les premiers responsables de nos malheurs. Ni les vautours d’Occident, ni les autocrates égoïstes et rapaces de nos pays d’Afrique, ne sont plus responsables que nous mêmes, la masse africaine, de notre propre turpitude.

    A chaque élection, le même dilemme, le même choix entre un despote radical (parfois soutenu par l’Occident, parfois combattu) et un candidat africain appelé démocrate soutenu à 100% par les puissances occidentales. Que voulons nous ? Un dirigeant qui respecte le peuple et qui refuse l’impérialisme de l’Occident ? Même quand nous en avons eu (Thomas Sankara entre autres) comment les avons nous traité de leurs vivants ?

    N’est ce pas Sankara qui peu de temps avant sa mort se déclarait triste car incompris par son propre peuple ? Quid de Patrice Lumumba ? Aujourd’hui on aime tous Sankara (maintenant qu’il est mort) mais de son vivant combien le disaient trop autoritaire (je ne le compare à AUCUN AUTOCRATE que l’on voit aujourd’hui sur la scène africaine, soyons clairs) ? Ce que je souhaite exprimer ici, c’est que la masse africaine doit hausser son niveau d’excellence, et aussi son exigence d’autocritique. Si un dirigeant ne nous convient pas, assurons-nous que le candidat qu’on va lui opposer ne sera pas le jouet des ennemis de l’intérêt de l’Afrique. Sinon nous mériterons plus que quiconque, notre esclavage économique.

    A rappeler que Kémi Séba est une figure du radicalisme noir français et du panafricanisme moderne. À la fois polémiste, activiste et conférencier dans les universités au Sénégal. Il est Chroniqueur politique populaire auprès d’une partie de la jeunesse africaine francophone. Il est considéré par de nombreux téléspectateurs africains comme étant un défenseur de la souveraineté africaine.

    Par Kémi Seba
    Senenews | 12-12-2016

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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