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Adam Dicko de l’AJCAD : « On ne peut pas vouloir gérer la transition et écarté 75% de la population »

samedi 12 septembre 2020

« Ce débat, il est utile de le faire. Ce débat, il ne faut pas le fuir, il faut le mener. Parce qu’aujourd’hui, 75% de la population à moins de 35 ans. On ne peut pas mettre en place des politiques, des organes de décisions en écartant cette couche ». La déclaration a été faite par Adam Dicko, directrice exécutive de l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie au Mali (AJCAD).

Quelle place pour les jeunes dans la transition ? Selon Adam Dicko, directrice exécutive de l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie au Mali (AJCAD), il est important aujourd’hui que les jeunes jouent un rôle crucial dans cette transition. Ceux qui ont marqué l’histoire à travers le mouvement de 91 qui a consacré l’avènement de la démocratie, étaient des jeunes. Cela les a parmi de s‘affirmer sur le plan politique.

« On a réussi à inculquer dans la tête de la jeunesse malienne, qu’elle est nulle, incompétente, mal formée, moins qualifiée, divisée, corrompue, etc. Mais aujourd’hui, force est de reconnaitre que, la créativité, l’énergie et même la proactivité, le renouveau que le Mali a besoin aujourd’hui, c’est seulement chez les jeunes », a-t-elle estimé. Avant d’ajouter « Je ne dirai pas qu’il faut écarter complément les vieux, mais on les a vu à l’œuvre. Cela ne nous a pas menés loin. Pourquoi, aujourd’hui ne pas faire confiance à la compétence des jeunes, de la mettre à la place de ces vieux pour qu’elle puisse exploiter son potentiel ».

Pour mettre l’accent sur la participation, l’implication active des jeunes dans cette transition, elle a jugé nécessaire qu’il faut mener le débat intergénérationnel. Pour elle, la jeunesse malienne est prête pour jouer ce rôle et que le moment est arrivé pour qu’elle s’affirme. Car, elle est compétente, intègre et patriote.

« Je ne dirai pas à l’ancienne classe de rester à la maison, mais ils doivent rester en arrière-plan et de laisser la place à la jeunesse. Cela doit être une fierté pour eux de voir la jeunesse s’assumer, car tout bon parent aime que ses enfants fassent mieux que lui. Leur rôle est d’accompagner les jeunes, de faire le coach et le mentor », a-t-elle ajouté.

Le combat que l’AJCAD mène aujourd’hui et depuis sa création en 2014, selon sa directrice exécutive va au-delà de la transition. Pour elle, il ne s’agit pas d’être dans la transition ou pas. « Notre ambition est de faire en sorte que le Mali arrive à avoir des politiques qui vont exiger la représentation d’au moins 20% des jeunes dans les postes nominatifs et électifs, dans les faitières de la société civile mais aussi, dans les directions des partis politiques », a-t-elle indiqué.

En s’adressant aux jeunes, elle dira que, ce n’est pas un combat contre les vieux. Mais pour que le potentiel et la qualité de jeune soient exploités au mieux pour sortir le Mali du trou. Aussi, de reconnaitre leurs places comme les acteurs des politiques.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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