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Cinéma malien : Un nouvel appel à projets pour soutenir la production et la postproduction
mercredi 7 octobre 2026, par
Le Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC), au titre de sa deuxième session 2026, lance un appel à projets destiné à accompagner les entreprises maliennes de production et de coproduction cinématographique et audiovisuelle. Les candidatures sont ouvertes du 5 au 15 octobre 2026.
Dans la perspective de la dynamique de création et de professionnalisation, le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers le Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC), vient de lancer un appel à projets exceptionnel – Films, 2ᵉ session 2026.
Selon l’appel à projet, à travers cette initiative, le département entend renforcer les mécanismes de soutien à la production cinématographique et audiovisuelle nationale, tout en encourageant les entreprises maliennes à développer des projets capables de valoriser les talents, les imaginaires et les réalités du pays.
L’appel vise plus largement à contribuer à la recherche et à la mobilisation de ressources en faveur du secteur, avec l’ambition de professionnaliser davantage les industries créatives du cinéma et de l’audiovisuel et d’en améliorer la rentabilité.
Un soutien destiné aux entreprises maliennes
L’appel à projets est ouvert aux structures de production et de coproduction cinématographique et audiovisuelle dûment établies au Mali et disposant des capacités nécessaires pour garantir la bonne fin des projets soumis.
Une condition importante est toutefois posée aux candidats : les projets présentés doivent déjà avoir réuni au moins 40 % de leur budget d’exécution à la date du dépôt de la candidature. Chaque structure de production ne peut, par ailleurs, soumettre qu’un seul dossier.
Pour cette deuxième session de 2026, le FAIC cible particulièrement les projets de production de courts métrages de fiction et documentaires d’une durée comprise entre 13 et 26 minutes. Sont également concernés, au titre de la postproduction, les séries télévisuelles en finition, pour une saison, ainsi que les films d’animation.
La qualité artistique exigée
Le dispositif accorde une place importante à la qualité artistique et à l’originalité des projets. Les dossiers seront notamment appréciés à travers l’originalité du scénario, la qualité de l’écriture, la cohérence de la structure narrative et la profondeur des thèmes abordés.
La dimension culturelle et sociale constitue également un élément déterminant. Les projets devront pouvoir contribuer à la valorisation du patrimoine, à l’expression de l’identité nationale ou régionale et à la promotion de la culture malienne et africaine.
L’approche visuelle, la pertinence du traitement artistique et la vision du réalisateur seront également prises en compte.
Au-delà de la dimension créative, le FAIC entend s’assurer que les ambitions artistiques des porteurs de projets reposent sur des bases techniques solides.
L’expérience du réalisateur et des principaux techniciens, la disponibilité des équipements ainsi que l’adéquation entre les ambitions du film et les moyens mobilisables figurent parmi les critères d’évaluation.
Une viabilité économique déterminante
La viabilité économique des projets occupe une place centrale dans le processus de sélection. Les candidats doivent présenter un budget réaliste et dûment justifié, ainsi qu’un plan de financement cohérent faisant apparaître les apports propres, les éventuels coproducteurs et les autres partenaires.
La capacité du producteur à gérer les ressources financières sera également examinée, de même que le potentiel du projet en matière de recettes et de diffusion : salles de cinéma, télévision, plateformes VOD, festivals ou encore marchés internationaux.
Cette exigence traduit la volonté du FAIC de soutenir des projets susceptibles de dépasser le simple cadre de la création artistique pour s’inscrire dans une véritable logique d’industrie culturelle.
Le Fonds accorde également une attention particulière au niveau de maturité des projets. Les dossiers devront notamment comporter des documents essentiels tels que le scénario final ou suffisamment avancé, la note d’intention du réalisateur, le dossier de production, le plan de tournage et le casting envisagé.
Pour les œuvres destinées à la production, le projet doit être porté par une entreprise à capital majoritairement malien et être réalisé ou coréalisé par un ou plusieurs ressortissants maliens.
Le projet doit également comporter un nombre important d’éléments relevant du Mali, qu’il s’agisse du thème, du scénario, du contenu, des producteurs, des réalisateurs, des comédiens ou des cadres technico-artistiques.
Le recours prioritaire à une équipe majoritairement malienne et, dans la mesure du possible, aux moyens techniques disponibles au Mali est également encouragé.
À travers les critères retenus, l’appel à projets ne se limite pas à la seule production d’œuvres cinématographiques. Il s’inscrit dans une vision plus large du développement des industries culturelles et créatives.
Les projets seront ainsi appréciés en fonction de leurs retombées culturelles, économiques et sociales. La création d’emplois, l’utilisation des ressources locales, la promotion de la culture malienne, la sensibilisation, l’inclusion des jeunes et la visibilité internationale des œuvres constituent autant d’éléments susceptibles de renforcer un dossier.
Le FAIC accorde également une attention à plusieurs priorités, notamment la promotion du genre, l’innovation et le cinéma numérique, l’éducation, la cohésion sociale, la valorisation des langues nationales ainsi que la jeunesse et l’entrepreneuriat culturel.
Pour les projets de postproduction, les critères portent notamment sur la pertinence et l’universalité de l’œuvre, son approche artistique, sa structure narrative et son originalité.
Pour les séries, la présentation de la bible de la série ainsi que des extraits des productions constitue également un élément important du dossier.
Des contreparties des bénéficiaires
Les bénéficiaires de l’appui du FAIC devront respecter certaines obligations. Ils devront notamment faire apparaître le soutien du Fonds dans les génériques de début et de fin du film ainsi que sur les différents supports promotionnels, conformément à la convention de financement et à la charte graphique du FAIC.
Ils devront également remettre une copie de l’œuvre financée, accompagnée des supports promotionnels disponibles. En outre, le bénéficiaire devra céder au FAIC et au ministère de tutelle des droits de diffusion non commerciaux et non exclusifs pendant une durée de dix ans, à compter de deux ans après la sortie du film.
Les candidatures reçues jusqu’au 15 octobre
Les porteurs de projets disposent d’une période relativement courte pour constituer et déposer leurs dossiers. Les candidatures sont reçues du 5 au 15 octobre 2026, tous les jours ouvrables de 8 heures à 16 heures, au secrétariat de la Direction générale du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC).
Les dossiers peuvent également être transmis par voie électronique à l’adresse indiquée dans l’appel à projets : assoucisse2@gmail.com.
Le dossier doit notamment comprendre le certificat portant le numéro d’enregistrement de la structure au Registre du commerce du Mali, une demande manuscrite timbrée à 200 F CFA adressée au FAIC/ministère de tutelle, la note d’intention de l’auteur ou du réalisateur ainsi que la motivation du producteur et les différentes pièces permettant d’apprécier la qualité, la faisabilité et la maturité du projet.
Aucun dossier ne sera accepté au-delà de la date limite.
À l’issue des délibérations, les résultats seront publiés et les porteurs des projets retenus recevront une notification écrite dans un délai de quinze jours suivant leur publication.
Le versement du financement sera conditionné à la signature d’une convention entre le bénéficiaire et l’État du Mali à travers le FAIC et le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.
Avec cette deuxième session 2026, le FAIC réaffirme ainsi son ambition de contribuer à l’émergence d’un cinéma malien plus professionnel, compétitif et économiquement viable, tout en favorisant la création d’œuvres enracinées dans les réalités culturelles et sociales du pays et capables de rayonner au-delà de ses frontières.
M. T. Koné
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