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Tour d’Afrique : Les gros porteurs bloquent la route pour protester

jeudi 10 mai 2018

Dans la nuit du lundi, aux environs de 22 heures jusque dans la matinée du mardi 8 mai 2018, les chauffeurs de gros porteurs dévoués pour leurs droits ont stationné leur véhicule sur les routes du rond point de la tour d’Afrique, pour protester contre un policier qui selon eux n’a pas respecté leurs droits et qui a maltraité injustement l’un des chauffeurs et son apprenti.

Il faut noter que pratiquement toutes les voies étaient inaccessibles par les autres citoyens. Lors de cette manifestation les chauffeurs ont montré leur mécontentement et ont exigé la prise en charge des frais de traitements de leur collègue et son apprenti, blessés, par le policier.

Samou Sidibé, syndicat de gros porteurs affilié au SYNCOR, expliquant les faits, dira que le policier a demandé au chauffeur de lui montrer les pièces du véhicule pour le contrôle, le chauffeur aurait refusé de donner au policier les pièces en main. Après vérification selon lui toutes les pièces étaient au complet. En plus de cela le policier a demandé au chauffeur de payer 2 000 FCFA, ce dernier a refusé. Emporté par la colère, le policier est monté jusque dans la cabine et a utilisé le gaz lacrymogène contre le chauffeur et son apprenti et les a menotté. A ces dires, après quelques minutes, le chauffer et son apprenti se sont retrouvés inconscients. Et qu’après l’alerte des gros porteurs, ils l’ont amené à l’hôpital du Mali. « On exige la prise en charge total de nos collègues, et on ne bougera pas sans avoir connaissance de l’état de leur santé », exigeaient les chauffeurs en solidarité avec les victimes du comportement du policier. Mécontent de cet acte, les chauffeurs ont dénoncé les mauvais comportements des policiers envers eux et les difficultés qu’ils rencontrent sur les routes.

« Cet acte de stationnement de nos véhicules sur la route c’est pour démontrer toutes notre colère à l’endroit des autorités et de faire connaitre à la population ce qui se passe et ce que les chauffeurs endurent sur les routes par la faute des policiers », a déclaré I chiaka Haidara, trésorier général des syndicats de gros porteurs. Il a ajouté que les heures qui ont été données pour circuler sans contrôle n’ont pas été respectées par le policier. « Dans le règlement si on dépasse le poste de contrôle pour entrer dans la ville de 22 heures dans la nuit, de 9 heures à 11 heures, de 13 heure à 15 heures, qu’il n’y a plus de contrôle », a-t-il dit.

Après quelques heures, le chauffeur et son apprenti sont retournés de l’hôpital accompagnés parle directeur régional de la police et le secrétaire général du syndicat des gros porteurs. Ils ont expliqué aux autres collègues du chauffeur que les blessés ont reçu tous les meilleurs soins et qu’ils se portent parfaitement bien.

« Celui qui a posé cet acte, on fera tout pour régler son compte. Certains actes posés par des agents se font généralement sans des consignes », a déclaré le directeur régional de la police.

Après avoir rassuré les chauffeurs, le directeur régional de la police et le secrétaire général du syndicat des gros porteurs ont demandé de libérer la route.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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