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TENDANCE DES PRIX DANS LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTION EN AFRIQUE : La CEA outille les journalistes africains

lundi 1er mars 2021

La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) a organisé lundi 22 février 2021 une discussion sur les évolutions récentes sur les mouvements de prix dans le secteur de la construction en Afrique. La discussion s’est déroulée par webinaire à l’intention des médias africains.

Selon le rapport, les pays à croissance modérée ont enregistré une forte croissance dans le secteur du bâtiment variant de 3 à 5 % tandis que les pays d’Afrique du nord, d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale connaissent une croissance dynamique et rapide dans la construction avec une croissance annuelle de 5 %.

Les principaux animateurs de ce webinaire, sont : Oliver Chinganya, directeur du Centre africain pour la statistique de la CEA, et Bartholomew Armah, directeur, division de la macroéconomie et de la gouvernance de la CEA. Il ressort du rapport sur la tendance des prix que le secteur de la construction joue un rôle important dans la croissance économique d’un pays. L’analyse de ce secteur permet de mieux suivre sa contribution au PIB, y compris son potentiel à soutenir une réalisation plus rapide des objectifs de développement durable (ODD) et de l’Agenda 2063 grâce au développement des infrastructures. Il aide également à concevoir des politiques et des interventions appropriées pour le développement des infrastructures et d’autres secteurs de l’économie.

L’analyse utilise principalement le déflateur de la valeur ajoutée brute comme indicateur du niveau des prix. Cela est dû à l’absence de mesures plus appropriées, telles que les indices de prix de la construction, des matériaux de construction, etc. « Si possible, nous avons utilisé les indices existants des composantes du coût de construction », a expliqué Bartholomew Armah.

Il convient donc de noter que très peu de pays en Afrique mènent des enquêtes économiques compréhensives des enquêtes sur le coût des matériaux de construction.

L’industrie de la construction de bâtiments occupe une place importante dans les économies africaines, en particulier en Afrique orientale, centrale et septentrionale. La construction est plus dynamique dans les pays à la croissance la plus rapide (avec une croissance annuelle de plus de 5%).

De nombreux pays à croissance plus modérée ont également enregistré une forte croissance dans le secteur de la construction (3 à 5% de croissance par an). C’est le cas par exemple des pays comme le Bénin, le Niger, le Kenya, l’Ouganda, la Gambie, la Guinée Bissau, l’Egypte, le Cap-Vert, la RDC, le Cameroun et le Madagascar souligne le rapport.

Les tendances des prix dans le secteur de la construction au cours de ces dernières années : Dans quelle mesure la croissance économique a-t-elle un impact sur les variations de prix dans la construction dans les pays Africain ? Les dotations naturelles des pays contribuent-elles à l’évolution de prix dans l’industrie de construction ? Autant de préoccupations et de modèles que le séminaire a explorés avec les questions des journalistes.

Par ailleurs, l’effet du confinement de Covid-19 sur les prix dans le secteur, y compris sur les intrants est également examiné par les experts. Il s’agit des récents mouvements de prix dans le secteur du bâtiment en Afrique.

Les remarques pertinentes

Le rapport note que : la construction connaît la croissance la plus rapide dans les pays à croissance la plus rapide et dans une moindre mesure dans les économies à croissance modérée. « Les prix de la construction sont considérés comme stables dans presque toutes les économies à croissance rapide ce qui signifie que la croissance est nécessairement synonyme d’inflation ». De même que les prix de la construction ont augmenté dans de nombreux pays, menaçant le coût abordable d’un logement décent et devenant une lourde charge pour le développement des infrastructures ; la présence de la pandémie de Covid-19 qui a un impact négatif sur les activités de construction en raison des mesures de verrouillage ; et enfin, les prix de la construction sont en tandem avec d’autres prix dans plusieurs autres secteurs dans certains pays.

Les recommandations politiques

Les recommandations s’articulent autour des points ci-après : Primo, étant donné que le potentiel de la construction en tant que grand moteur de croissance de l’économie ne conduit pas nécessairement à des niveaux élevés d’inflation, les pays africains doivent prioriser les investissements dans le secteur de la construction, secundo, les pays devraient puiser dans le rôle d’intégration de la construction comme à travers ses opportunités/effets directs et indirects sur d’autres secteurs de l’économie conduisant à une trajectoire de croissance plus favorable aux pauvres et inclusive et enfin, les pays devraient développer une méthode d’infrastructures et des matériaux respectueux de l’environnement tout en donnant la priorité à l’utilisation de matériaux locaux et de pratiques de construction verte, en tirant parti des capacités locales et sous régionales ou des effets multiplicateurs de la construction, tout en répondant aux préoccupations environnementales.

Aline Assankpon
CORRESPONDANCE PARTICULIERE (ARC EN CIEL)

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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