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Sécurisation de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018 : Le ministère de la sécurité lève un coin du voile sur son dispositif

mardi 29 mai 2018

Bakoun Kanté, commissaire principal, conseiller technique agissant au nom du président de la commission sécurité, a animé une conférence de presse le mardi 29 mai 2018 au ministère de la sécurité et de la protection civile pour porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale les dispositions prises au niveau des forces de sécurité et des défenses pour sécuriser les élections présidentielle du 29 juillet 2018, sur toute l’étendue du territoire du Mali.

« Les élections du 29 juillet 2018 se dérouleront sur toute l’étendue du territoire. Il y a des inquiétudes, mais face à cela des mesures ont été prises », a déclaré Bakoun Kanté.

Parlant des dispositions prises pour la sécurisation des élections du 29 juillet 2018, pour ce qui concerne l’évolution du changement du contexte sécuritaire, il dira qu’à ce niveau les forces de sécurité ont adopté une stratégie pour s’adapter à ce changement. Au niveau national, d’après lui chaque mercredi une réunion est organisée par la commission d’organisation pour l’évolution de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire par la gendarmerie, la garde nationale et la police, en présence de tous les membres de la commission. Cette situation sécuritaire selon Bakoun Kanté est partagée avec les forces paritaires telles que la MINUSMA, EUCAP-Sahel et EUTM permettant d’élaborer une stratégie pour mieux sécuriser les élections. Dans son intervention M. Kanté a indiqué que la mission du ministère de la sécurité, c’est de sécuriser l’ensemble du processus électoral, avant, pendant et après.

« L’armée déploiera plus d’éléments dans ce processus que les autres forces », a-t-il dit. En plus de la formation pour sécuriser les élections, ils ont jugé nécessaire d’élaborer un guide appelée « guide et l’Agent de sécurité ». Selon lui, ce guide sera distribué aux éléments des forces de sécurité afin de leur permettre de se rappeler à tout moment les instructions.

Il a ajouté que ce sont des mesures envisagées par les gouverneurs des régions. Aussi des équipements seront mis en place permettant de renforcer les capacités opérationnelles des acteurs concernés. A cela s’ajoutent les opérations des FAMA à travers tout le territoire (l’opération Seno dans la région de Mopti, l’opération Dembé sur tout le centre et l’opération Soutoura dans la région de Sikasso). Ces opérations d’après lui ont permis au ministère en charge de la sécurité de mettre en œuvre le plan de sécurisation intégré dans les régions, adopté depuis l’année précédente à l’issu du conseil des ministres. Il a précisé que le plan a quatre composantes : sécurité, gouvernance, développement et la communication.

En plus de cela, il a ajouté les opérations conjointes FAMA/force Barkhane, et la MUNISMA au niveau des frontières.

Il a également annoncé que des convois seront escortés dans les régions de Mopti et de Tombouctou ; et des patrouilles dans les grandes villes, comme Bamako, et sur les grands axes routiers, notamment par les éléments de la gendarmerie nationale et de la garde nationale.

Parmi les mesures prises, celles fournies par les gouverneurs des régions prennent en compte l’ensemble du processus électoral : l’acheminement du matériel électoral, des opérations de distribution des cartes. Aussi ces mesures prennent en compte la sécurisation de l’ensemble des structures qui sont impliquées dans le processus électorale : la Cour Constitutionnelle, la CENI et la DGE.

En plus de ces mesures, en moyens humains, il a indiqué que plus de 11 000 éléments seront déployés. Et que plus de 900 véhicules seront déployés sur le terrain, avant, pendant et après le scrutin. Des aéronefs seront utilisés principalement dans les régions du centre et du nord et l’armée de l’air sera mise à contribution à ce niveau. Il a indiqué que les 24 000 bureaux de votes seront sécurisés par les forces de sécurité.

Il à noter qu’en plus de ces mesures prises, les sièges des différents partis politiques seront sécurisés, au moment où ils seront tous en déplacement pour faire la campagne ou toutes autres activités qui rentrent dans de cadre de l’élection. Il a aussi annoncé que les groupes armés vont participer à la sécurisation des élections à travers les différents MOC de GAO, de Tombouctou et de Kidal.

« La situation sécuritaire reste toujours sous le contrôle des forces de défenses et de sécurité avec vigilance dans les grandes villes et sur les grands axes routiers à l’effet d’assurer en concert avec les forces internationales la bonne tenue des élections du 29 juillet dans la paix, la sécurité sur toute l’étendue du territoire », a-t-il conclu. Il a lancé un appel à la population de s’impliquer d’avantage pour accompagner ces dispositions pour la bonne tenue de ces élections.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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