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    Révision constitutionnelle : Kayes dans la rue pour exiger le retrait du projet

    samedi 1er juillet 2017 , par Assane Koné

    A l’instar des autres villes du Mali, Kita, Ségou, Sikasso et Bamako, les populations de Kayes ont manifesté, le 1er juin 2017 pour exiger le retrait du projet de la nouvelle loi constitutionnelle. Ils étaient nombreux à battre le pavé sous un soleil de Plomb : hommes, femmes et jeunes issus de plusieurs organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition, des leaders d’opinion et religieux, des commerçants… Tous ont demandé au Président Ibrahim Boubacar Keita et son Gouvernement de sursoir à la tenue du referendum et de procéder au retrait pure et simple du projet de révision constitutionnelle.

    Organisée par la Plateforme « Anté A Bana, Touche pas à ma constitution ! » de Kayes, cette marche pacifique est partie de la tribune au Gouvernorat de la région de Kayes. Durant l’itinéraire, les manifestants ont scandé des slogans du genre : « Anté A Bana ! », « Touche pas à ma constitution ».

    Dans une déclaration lue par Mamadou Coulibaly, Président de la Plateforme « Anté A Bana » de Kayes, a estimé qu’il est inopportun d’engager une révision constitutionnelle en ce moment.

    « L’intégrité du territoire est non seulement atteinte, mais aussi la souveraineté ne s’exerce plus sur l’ensemble du pays. L’insécurité permanente règne dans le pays avec son cortège d’attaques et d’attentats meurtriers. Le referendum au lieu d’unir les maliens est en train de les diviser et les éloigner de la paix et la réconciliation nationale tant souhaitée… », a-t-il estimé.

    Ce projet est un coup de marteau sur la tête de la majorité des maliens qui n’est pas informée des changements prévus. Pis, voter une loi en juin et décider un scrutin référendaire en juillet, est un hold-up contre le peuple », a dénoncé Mamadou Coulibaly, Président de la Plateforme à Kayes.

    Plus loin, il a ajouté que lors du passage dans la ville de Kayes des députés de la majorité de la région pour expliquer le projet, ils n’ont daigné inviter la société civile.

    A travers cette marche pacifique, la Plateforme « Anté A Bana » de Kayes prend comme témoin l’opinion nationale et internationale. « Nous demandons au Président de la République du Mali, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita et son Gouvernement de sursoir à la tenue du referendum et de procéder au retrait pur et simple du projet constitutionnel. Cela pour que triomphe l’unité, la paix et la réconciliation nationale pour le Mali, pour l’honneur du Mali et pour le bonheur des maliennes et des maliens ! », a plaidé Mamadou Coulibaly, premier dirigeant de la société civile de Kayes.

    Madou Kelly, membre de la société civile, a jugé inopportun cette reforme constitutionnelle. « Au regard de la situation actuelle de notre pays, la révision constitutionnelle n’est pas une priorité. Certaines parties du pays sont occupées par des bandits armés et des terroristes. Plusieurs écoles sont fermées au centre et nord du pays », a-t-il laissé entendre.

    Il faut noter que cette manifestation s’est déroulée sans aucun incident.

    M.F, depuis Kayes.

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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