Version imprimable de cet article Version imprimable | |

Rencontre du Chef de l’état avec la classe politique : le FSD explique les raisons de son absence

mercredi 17 avril 2019

Pour être en phase avec ses convictions d’organiser les concertations nationales politiques avant le référendum, le Front pour la Sauvegarde et la Démocratie (FSD) a jugé inopportun de répondre à l’invitation du chef de l’Etat, qui recevait la classe politique le jeudi 11 avril 2019 à Koulouba, à l’occasion de la remise de l’avant projet de loi sur les réformes constitutionnelles.

Jeudi dernier, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita a rencontré une partie de la classe politique : Fares, Yelema, ADP-Maliba, le Pacte malien pour la refondation. Ces formations politiques ont répondu à l’invitation du président Keita par « respect et par souci de partager avec lui les préoccupations du moment ». La rencontre a permis aux leaders politiques de dire en toute sincérité ce qui leur tenaient à cœur par rapport à la révision constitutionnelle. Malgré les divergences, IBK a qu’à même remis à ses invités une copie de l’avant projet de loi de réforme constitutionnelle.

Dans la même soirée, IBK avait dans son agenda de recevoir à Koulouba les partis membres du Front pour la Sauvegarde et la Démocratie (FSD). Soumaila Cissé et ses amis ont tout simplement brillé par leur absence.

En conférence de presse le vendredi 12 avril 2019, le patron du FSD non moins Chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé, a avancé les raisons de leur boycott. « Il parait aux yeux de nos interlocuteurs, comme la seule priorité du moment. Ceci est aux antipodes de notre ambition pour le Mali : un Mali debout, réconcilié, sécurisé, uni et solidaire ! C’est pour cette raison que nous avons décliné l’invitation qui nous a été faite de participer à une cérémonie de remise de l’avant-projet de réforme constitutionnelle… », a-t-il indiqué. Aux dires du président de l’URD, l’urgence est tout d’abord au dialogue politique national inclusif. Comme pour les partis politiques reçus par IBK, le préalable pour l’URD, selon Soumi-champion est, et demeure « l’organisation d’un dialogue national inclusif. Un dialogue politique national pour un consensus élargi aboutissant à un accord politique accepté par tous ». Si ce dialogue inclusif est sur toutes les lèvres des responsables politiques, il se trouve qu’il est aussi au centre des préoccupations du président de la République. Ce dernier l’a d’ailleurs exprimé lors de la rencontre avec Modibo Sidibé et autres le jeudi 11 avril dernier. « Le dialogue national aura bien lieu, il est même obligatoire », a promis le locataire de Koulouba. A cette occasion, IBK a aussi laissé entendre qu’il est là pour coudre les « morceaux » au nom du seul Mali. Pour ce faire, il dit avoir besoin de toutes les bonnes volontés, de tous les maliens épris de paix.

Acte 2 de la matinée. Le chef de file de l’opposition a profité de l’occasion pour souligner la « mauvaise foi » des autorités sur l’initiative entamée par le Président IBK par rapport à la recherche de solution de sortie de crise. « Après avoir écouté les représentants de la communauté internationale au Mali, après avoir pris attache avec plusieurs Chefs d’Etat de pays amis du Mali et après avis des militants des partis et associations membres du FSD, nous avons, en toute responsabilité, accepté la main tendue pour promouvoir un dialogue républicain de sortie de crise », a indiqué Soumaïla Cissé, avant d’estimé que leur bonne volonté « n’a pas eu d’échos mais de simples déclarations d’intention à caractère médiatique ».

En ces moments de difficultés pour le Mali, les parties doivent abandonner leurs égos et ne penser qu’au Mali sans autre calcul politicien.

Djibril Diallo
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.