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REMANIEMENT MINISTERIEL DE LA 3E PHASE DE TRANSITION : Marquage à la culotte entre Choguel Maiga et Abdoulaye Diop

lundi 14 février 2022

L’un veut se maintenir à son poste quoi qu’il advienne de la prorogation du mandat de la transition et l’autre entend tout mettre en œuvre pour avoir la confiance des militaires putschistes pour devenir Premier ministre. Ce duel concerne le Premier ministre, Choguel Maiga et son ministre des Affaires Etrangères, Abdoulaye Diop. Un match à suivre.

Selon plusieurs proches de Koulouba, les militaires au pourvoir notamment le Président de la transition, Assimi Goita, veut rassembler au mieux les maliens notamment les Hommes politiques pour qu’ils soient en phase avec sa démarche participative de gestion de la 3è phase de la transition. Pour nos sources, ce à quoi, nous assistons, n’est pas de nature à regarder dans la même direction à cause de plusieurs facteurs endogène.

Des personnes qui font obstacle pour l’union sacrée autour du chef de l’Etat, figure le Premier ministre, Choguel Maiga. Un homme à problème.

Pendant plus de 8 mois passés à la tête du gouvernement, celui à qui certains attribuent le sobriquet « le clivant » (relatif à son comportement de diviser les maliens en catégories), semble créer plus de problèmes aux maliens qu’il n’en résout. Avec sa posture, le chef du gouvernement a creusé un fossé entre les fils et filles d’un même pays à tel point que les militaires se sont « égarés » dans son « jeu trouble ». Il faut dire que cette stratégie de tirer le chef de l’Etat vers le chemin voulu n’est pas de nature à faciliter la gestion du pouvoir.

Partisan d’un bras de fer, et des rapports de force, Choguel Maiga n’épargne personne dans sa soif de rester PM. Prêt à affronter le diable, le chef du gouvernement a tapé le Mouvement démocratique de 1991, les partis politiques et associations de société civile qui ne regardent pas dans la même direction que lui, la Cédéao, la France oubliant que le Mali seul ne peut rien faire dans le concert des nations. Bref, l’homme pense avoir raison sur les autres.

Il nous revient que les militaires sont fatigués de ses sorties kamikazes. C’est pourquoi, afin de redresser la barre et amener les maliens à se retrouver et à souffler dans la même direction, la mise à l’écart de l’actuel Premier ministre est un impératif.

Pour le retour du Mali dans le concert des nations et pour la bonne tenue des élections transparentes et son acceptation par tous la mise à l’écart M. Maiga disent-ils est un impératif.

La personnalité qui semble le marquer à la culotte, est l’actuel ministre des Affaires Etrangères Abdoulaye Diop. Apolitique et très stratège ayant de très bons rapports avec l’ensemble de la classe politique, de la société civile, M. Diop semble être la pièce de rechange. Au cas où le chef de l’Etat lui accorderait sa confiance, M. Diop aura certainement l’accompagnement de ceux-là que Choguel a combattu. Le sachant bien, Abdoulaye Diop ne rate pas lui aussi d’occasion pour montrer ses muscles à la communauté internationale ou du moins à ceux qui font obstruction à la transition. Ses recadrages ne sont-ils pas un baromètre pour savoir jusqu’où la présidence peut lui faire confiance ? Les dernières sorties de Diop contre le ministre des Affaires Etrangères de la France ont prouvé qu’il peut bien remplacer Choguel voir le dépasser.

Selon nos informations, c’est bien encore lui qui aurait dissuadé Assimi Goita de proposer une date raisonnable à la Cédéao après que ce dernier ait consulté le comité technique.

A Bamako, les rumeurs de sa nomination imminente font l’objet de débats. Pour déjouer la piste Diop, Choguel Maiga a multiplié les sorties pendant les grands foras, même-là où il n’est pas attendu. Il fait changer aux organisateurs des manifestations leurs programmes dans le seul dessein de marquer des points. Partisan de la victimisation, le chef du gouvernement partout où il se rend s’attaque à tout ce qui bouge sans peut être mesuré les conséquences que ses propos peuvent causer.

C’est à cette scène de marquage de M. Diop que le PM s’adonne depuis quelques semaines.

Mohamed Keita
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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