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Oumar Mariko, Président du Sadi : « Quand un état soustraite sa violence à une milice, ce n’est pas la communauté internationale qu’il faut accuser »

mardi 8 août 2017

Le parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) a animé, le 1er août 2017 à son siège à Djélibougou, une conférence de presse sur le thème : la violence des affrontements entre la CMA et la Plateforme. Cette conférence a été animée par Dr Oumar Mariko, président de SADI. On y notait la présence du secrétaire à l’organisation du Parti SADI, l’honorable Amadou Araba Doumbia et de Boubacar Fofana, membre du bureau politique du parti.

Dans une déclaration lue par l’Honorable Doumbia, le parti a exprimé sa consternation à l’annonce de la violence des affrontements et s’est dit horrifié par l’ampleur des massacres et des déchirures. Il a appelé à la retenue et exige le cessez-le feu immédiat. Le Parti SADI demande au président de la République de mettre en œuvre un véritable processus de réconciliation devant conduire à la dissolution des milices et autres groupes armés. Avant d’interpeller le président de la République et le gouvernement à arrêter la spirale des violences destructives dont ils sont responsables.

Lors de son intervention, Dr Oumar Mariko, Président du SADI a réitéré son opposition à tout recours aux milices pour assurer le rôle de l’armée régulière.

« Aujourd’hui, notre propre turpitude nous empêche de trouver la solution à nos problèmes. Ce n’est pas la France, ni l’Algérie et ni la Mauritanie. Ce régime et ses alliés politiques que nous avons, sont caractérisés par la destruction éthique ayant défini notre pays. Ils agissent pour des strapontins au moment où le pays se trouve dans une situation dangereuse. Le danger est grave », s’est-t-il indigné.

Selon Honorable Mariko, Ibrahim Boubacar Keita et alliés politiques sont responsables de ce qui arrive à notre pays. Les partis de la majorité présidentielle avec à sa tête le RPM, poussent le Président IBK à aller à une opposition réelle contre son peuple.

Plus loin, il dira qu’il ne croit pas que la Communauté Internationale soit le bouc émissaire de la situation actuelle du pays. « Quand un état soustraite sa violente à une milice, ce n’est pas la communauté internationale qu’il faut accuser. Pendant ce temps, le régime détruit l’armée. Si l’Algérie était complice de ces mouvements séparatistes, le Mali serait divisée aujourd’hui. Si la Communauté Internationale s’oppose à l’organisation interne ou à l’équipement de l’armée, au démantèlement des milices, je dirai qu’elle est responsable. Mais, elle n’est pas responsable de ce qui arrive à notre pays », a-t-il avancé.

Dans la politique actuelle, il a ajouté qu’il ne voyait aucune volonté réelle et profonde du pouvoir à nous sortir de cette crise. « Si on n’est pas capable de gérer nos conflits et nos différends, c’est qu’on est une nation qui est condamnée à disparaitre. Le Mali est le quotidien de toutes les ethnies confondues », a-t-il déclaré.

Moussa Mallé SISSOKO

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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