• Votre Journal en ligne Contact
  • Les Plus lus

    Abdoulaye Idrissa Maïga dément son soutien à l’opposition, mais ne dit pas qu’il soutient IBK

    « …Depuis quelques jours, des rumeurs persistantes et non fondées circulent dans certains journaux et sur les réseaux sociaux, annonçant mon soutien à l’opposition. J’apporte un démenti formel et clair à ces allégations mensongères et prie, par ailleurs, les

    Ministère de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale : Le Chef de Cabinet, le Colonel Moussa Zabour Maïga n’est plus

    Le Colonel Moussa Zabour MAIGA, un infatigable artisan de la Paix dont la vie au service de la nation, aura été un sacerdoce hors du commun, n’est plus. Cet illustre cadre des forces de défense et de sécurité, Chef de Cabinet du département en charge de la

    Présidentielle 2018 : La CMA votera pour le candidat qui va mettre intégralement en œuvre l’Accord d’Alger

    « La CMA…n’a pris aucun engagement politique vis à vis d’un quelconque candidat aux élections présidentielles. Toutefois, si la CMA devrait donner un mot d’ordre pour un candidat, il sera en faveur de celui qui s’engagerait fermement à la mise en œuvre intégrale

    Version imprimable de cet article Version imprimable | |

    Oumar Mariko, Président du Parti SADI : « Il faut que IBK soit le dernier représentant de la dynastie Adema au pouvoir depuis 1992 au Mali »

    mardi 25 octobre 2016 , par Assane Koné

    Mardi 25 octobre 2016, le bureau politique du parti de la Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) a animé une conférence de presse à son siège, pour partager avec les hommes de medias une déclaration sur le thème : « La relation SADI-majorité présidentielle ». La conférence a été animée par Dr Oumar Mariko, Président du parti SADI. C’était en présence de Seyba Coulubaly et Mamadou Doumbia de l’ADP-Maliba et Amadou A Doumbia, Bafereme Sangaré et Nanko Mariko, tous des députés du parti SADI.

    Dans la salle de conférence nous pouvions lire sur les banderoles : « Sadi, nouveau tournant : un choix responsable, éclairé et conscient pour construire un Mali nouveau. Malheur à ceux qui tentent d’envouter le peuple et à le dissoudre dans l’émotion et dans la confusion ».

    Le Président du parti SADI a livré le contenu de la déclaration qui porte sur plusieurs étapes de la collaboration de SADI avec IBK et le RPM. La première étape porte sur la période qui part du deuxième tour de l’élection présidentielle à la démission du Premier ministre Oumar Tatamly. Selon le Président, après le premier tour de la présidentielle, le SADI a été sollicité par les deux candidats pour un appui au deuxième tour. « Après consultation de la base le bureau politique a appelé à voter Ibrahim Boubacar Keita », indique la déclaration.

    Dr Oumar Mariko dira qu’après avoir participé à une rencontre organisée au domicile de IBK, le premier gouvernement d’Oumar Tatam Ly sera formé sans une consultation du parti SADI.

    Il a ajouté que dès la nomination de Moussa Mara, ce dernier a rendu une visite de courtoisie au siège de SADI, mais après, le gouvernement a été constitué sans consulter le parti SADI. Selon lui, le Premier ministre Moussa Mara avait pris l’initiative de constituer une plate-forme dite convention pour la majorité présidentielle dont il se voyait le chef de file.

    Dr Mariko a souligné qu’à la réception du document de la convention pour la majorité présidentielle, le parti SADI a suggéré des amendements afin que soit pris en compte sa conception du changement, mais le RPM avait entre-temps retiré l’initiative à Mara.

    « Nos observations n’ayant pas été prises en compte, nous nous sommes abstenus de le signer. Dès lors, nous nous sommes retrouvés dans une position ou la CMP ne nous consultait pas parce que n’étant pas membre et nous ne nous reconnaissons pas dans l’opposition VRD avec son chef de file et porte-parole » a précisé Dr Oumar Mariko, comme pour dire que le SADI n’était ni dans la majorité présidentielle, ni avec l’opposition.

    Il a rappelé qu’à la nomination de Modibo Keita, ce dernier n’a pas daigné répondre à une correspondance des députés du SADI sur la situation du conflit entre les populations le long de foret de Sama, commune de Fakola.

    Dans une tentative d’explication de la relation de son parti avec le RPM, Dr Oumar Mariko a dit que le parti SADI, la société civile et le RPM se sont retrouvés (par moment pour le RPM) dans ses luttes jusqu’au coup d’Etat du 22 mars 2012.

    Selon lui, ils ont mené ensemble le même combat pendant la transition, de soutien au CNDRE, pour l’organisation des concertations nationales, contre l’arrivée des troupes étrangères même si le président du RPM a, de temps en temps, marqué une rupture du bout des lèvres avec le coup d’Etat et de la venue des forces étrangères.

    « Nous n’avions aucune prétention de voir qu’IBK ne réussisse pas sa mission. Au moins nous pensions que sa mission allait permettre à ce que le pays puisse se retrouver. Mais, il a tourné le dos à la mouvance et c’est ce que nous regrettons et nous devons d’abord faire tout ce qu’on pouvait pour redresser la barre. Ça nous a pris du temps. Nous n’avions jamais été d’accord avec aucun scandale que ce soit. Nous avions fait 8 interpellations depuis notre entrée à l’assemblée à maintenant pour dénoncer le gouvernement dans sa gestion scandaleuse du pays » a rappelé le président du parti SADI pour faire taire ses détracteurs qui disent qu’il a soutenu aveuglement IBK.

    Il a ajouté que toutes les cartes vont être utilisées pour exiger la bonne gouvernance, ou à défaut d’assurer l’alternance. « Il faut aujourd’hui qu’au Mali Ibrahim Boubacar Keita soit le dernier représentant de la dynastie Adema au pouvoir depuis 1992 », a-t-il estimé. Il a souhaité que cela tombe dans l’oreille des maliennes et des maliens, de la jeunesse malienne qui doivent se comporter en conséquence.

    Par rapport à la question à savoir que l’ADP-Maliba débauche certains députés avec la somme de 50 millions de FCFA, Dr Oumar Mariko a coupé court aux rumeurs. Selon lui, il n’est pas au courant de cette action. Mais Il a souhaité que la presse revoie son orientation par rapport à cette question d’argent. Il a parlé aussi sur la question du nord.

    Lamine Kané

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

    Un message, un commentaire ?

    Qui êtes-vous ?

    Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

    Ajoutez votre commentaire ici
    • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

    • Mots-clés : menunav

    Annonce