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    Nouvelle loi électorale à moins de 6 mois des élections : Le Parti SADI votera contre

    vendredi 13 avril 2018 , par Assane Koné

    Le parti SADI ne veut pas être complice de la violation de la loi au Mali. Par la voix de Dr Oumar Mariko, son Président, le parti SADI est contre la révision de la loi électorale à moins de 6 moins des élections comme l’interdit la CEDEAO. Le parti SADI a exprimé son soutien aux populations de Ménéka et leurs élus qui protestent contre le projet de création de Communes en dehors d’une consultation démocratique et inclusive.

    Le parti SADI a organisé une conférence de presse le 12 avril 2018, à son siège à Djélibougou, pour dénoncer la révision de la loi électorale à moins de 6 mois des élections présidentielles du 29 juillet 2018. Par la même occasion, les responsables du parti SADI ont contesté le projet de création de communes dans la région de Ménaka en dehors d’une consultation de la population et apportent leur soutien aux populations et aux élus de Ménaka.

    Pour cette conférence de presse, Dr Oumar Mariko, Président du Parti SADI, avait à ses côtés, l’honorable Araba Doumbia, secrétaire à la communication du parti SADI et non moins député élu à Niono, Dr Allaye Bocoum, secrétaire chargé des luttes sociales, l’honorable Papa Désiré Mariko, député élu à Koutiala, Nouhoum Keita, secrétaire administratif du parti SADI et l’honorable Mamadou Doumbia, député élu sur une liste ADP-Maliba.

    « Le Parti SADI votera contre le nouveau projet de loi électorale que le gouvernement du Mali veut faire passer comme lettre à la poste le 19 avril 2018 », a indiqué Dr Oumar Mariko.

    Partant du principe que la révision d’une loi électorale ne doit pas se faire avec légèreté, étant entendu qu’elle doit régir le choix des dirigeants du pays, Dr Oumar Mariko et le Partis SADI s’opposent aux différentes modifications proposées à la loi de 2016, à moins de 6 mois des élections. « La loi de 2016, n’est pas bonne, mais la loi qui vient d’arriver sur le bureau de l’Assemblée nationale est encore plus mauvaise », a-t-il indiqué.

    Selon Dr Mariko, la majorité présidentielle et l’opposition de Soumaïla Cissé, se sont déjà mis d’accord pour le vote du projet de révision de la loi électorale, au moment où l’opposition représentée par le groupe parlementaire ADP-Maliba/SADI, s’oppose à cette révision à moins de 6 mois des élections.

    En effet, selon Dr Oumar Mariko, sur la base d’une directive de la CEDEAO, il est formellement interdit aux états membres de toucher à leur lois électorales à moins de 6 moins des élections, sauf en cas de consensus. « Au Mali, le pouvoir veut faire croire qu’il n’y a pas d’opposition en dehors du Chef de file de l’opposition. Nous disons que nous n’avons jamais reconnu cette imposture, parce que nous sommes inscrits à l’Assemblée nationale dans un groupe parlementaire reconnu de l’opposition, bien que nous ne faisions pas partis du Cabinet de Soumaïla Cissé », a précisé Dr Oumar Mariko.

    Pour être précis, Dr Mariko dira que face à cette interdiction de la CEDEAO, la majorité et le chef de fil de l’opposition, se sont mis d’accord pour la révision consensuelle de la loi électorale, sans consulter les autres parties d’opposition, dont le parti SADI.

    « Nous prenons le peuple malien et la communauté internationale à témoins. Nous contestons ce consensus qui ne nous concerne pas et nous disons que la loi électorale ne peut pas être révisée à moins de 6 mois des élections », a-t-il déclaré.

    Avant de dire que les députés du Parti SADI ne seront pas dans la salle le 19 avril 2018, lors du vote de cette loi, mais les députés de l’ADP-Maliba auront leur mandat pour voter contre. En effet, du 17 au 22 avril 2018, les députés du parti SADI seront en mission du côté de la Russie, et Dr Oumar Mariko a souhaité que leur absence ne soit pas interprétée autrement.

    Région de Ménaka : Découpage administratif contesté

    En ce qui concerne le découpage administratif dans la région de Ménaka, Dr Oumar Mariko a clairement indiqué : « l’approche adoptée, vient nous convaincre que le découpage administratif a été de tout fait sur des bases électoralistes ».

    Dr Oumar Mariko est convaincu que le découpage administratif ne se fait pas au Mali pour rendre l’autonomie de gestion à une commune, mais pour des préoccupations électoralistes.

    Il a rappelé que depuis des mois, les populations de la région de Ménaka se plaignent du découpage administratif qui est en cours, sans que cela n’emmène les autorités à corriger leur approche. « Il n’y a pas eu de consultations de la population à la base avant la créations des communes », a indiqué Dr Oumar Mariko.

    Selon lui, l’administration a crée 4 communes dans une zone où une seule fraction se partage deux communes, alors que la zone la plus peuplée qui s’attendait à être érigée en Communes, a été rattachée à la commune de Ménaka, contre la volonté de la population.

    « Vous convenez avec nous qu’il y a une grosse manipulation qui fait que les populations et leurs représentants du côté de Ménaka, réclament la création de 4 nouvelles communes qui obéissent à des critères sociologiques, économiques, géographique… », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que le parti SADI a été sollicité par ces populations pour les assister dans leur lutte pour la création des communes de la région Ménaka dans les règles de l’art.

    Au cours de cette conférence de presse, le parti SADI a exprimé ses condoléances attristées et émues au peuple et au Gouvernement algérien à la suite du crash d’un avion militaire de transport qui a fait 257 morts. Il a par ailleurs apporté son soutien et sa Solidarité à l’ancien Président Lula du Brésil injustement emprisonné. Avant de se prononcer sur le conflit en Syrie. Le Parti SADI a exprimé ses plus vives préoccupations et a invité les États Unis et ses alliés à éviter d’attaquer la Syrie au risque de provoquer un embrasement aux conséquences imprévisibles pour toute la région.

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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