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    Mme Maïga Oumou dembélé à propos de la présidentielle : « Le principal obstacle pour les femmes, c’est la caution de 25 millions F CFA »

    lundi 4 juin 2018 , par Assane Koné

    2018 est incontestablement une année électorale, dans notre pays, qui s’apprête à organiser des élections générales. Parmi les acteurs de ce processus électoral, figurent en bonne place les femmes. Ces élections arrivent, après un record de 2800 femmes élues lors des dernières élections communales. Ce résultat est savouré comme une retombée de la loi n° 052 du 18 décembre 2015 relative à la promotion du genre. Nous avons rencontré pour vous, Mme Maïga Oumou DEMBELE, porte-parole du cadre de concertation des femmes des partis politiques. Elle répond à un certain nombre de questions. Comment consolider ces acquis ? Pourquoi il y a très peu de candidates pour l’élection présidentielle de juillet prochain ? Quel rôle pour le cadre de concertation des femmes des partis politiques dans la mise en œuvre de cette loi ?

    Le 29 juillet prochain, notre pays s’apprête à organiser l’élection présidentielle, quelles sont les initiatives en cours au niveau du Cadre de concertation des femmes par rapport à ce rendez-vous majeur ?

    En vue de la présidentielle, notre principale activité se résume essentiellement à la mobilisation d’autant plus que les candidats sont en train de se préparer pour leur investiture. Nous, en tant que femmes des partis politiques, on a pour principale mission de mobilier les électeurs, surtout les femmes à faire un vote utile, pour que le taux de participation soit plus élevé que les autres scrutins.

    Pourquoi pas une candidature féminine issue de vos rangs, malgré l’adoption d’une loi pour la promotion du genre ?

    Vous savez, la plupart de nos partis s’étaient mobilisés derrière IBK. Nous les femmes du Cadre de concertation émanons des partis politiques, donc, nous ne pouvons pas présenter de candidature alors que nos partis sont déjà derrière un candidat. Nous soutenons les femmes qui veulent se présenter. Pour le moment, on n’a pas de candidature féminine affirmée, nous attendons de voir que certaines se décident pour les soutenir. Mais à mon avis, les femmes ne manquent pas d’envie de briguer la magistrature suprême du pays. Maisil y a le problème de parrainage et de caution qui les empêcher d’être candidates. Aujourd’hui, la caution pour l’élection présidentielle est de 25 millions F CFA, un montant hors de portée pour nous les femmes. C’est pourquoi je pense que la loi 052 relative à la promotion du genre est à la fois une opportunité, mais aussi un défi pour nous les femmes.

    Car on a souvent dit que les femmes ne sont pas à la hauteur, mais avec les élections communales de 2016, vous avez vu qu’on a battu le record. De 903, on est venu à 2 800 femmes élues dans les collectivités communes. Cela montre qu’il y a eu un impact et nous continuerons avec les législatives où nous comptons faire mieux.

    Mais comme pour la présidentielle, on n’a presque pas de candidate, donc on sera obligé de se mobiliser dernière ceux des partis politiques qui vont se présenter.

    En cas de candidature féminine d’ici juillet, est que le cadre va appeler à voter pour elle ?

    Le cadre ne peut pas appeler à voter pour une candidate. Mais le cadre va chercher des stratégies pour qu’on puisse soutenir la candidate qui va se présenter. Comme je viens de le dire précédemment, nous émanons des partis politiques et nous parlons au nom de nos partis. Si déjà nos partis s’engagent quelque part, nous on ne peut que les suivre.

    Vous avez tant tôt parlé des difficultés des femmes de payer la caution ou de récolter les parrainages. Quel peut être le rôle du cadre dans la prise en charge ces questions ? Est-ce que vous allez payer la caution des candidates ?

    On n’a pas commencé à faire cela d’abord. Mais nous sommes en train de réfléchir sur cette question. À l’avenir, nous allons voir comment soutenir celles qui vont se présenter, à travers des appuis pour le parrainage et le payement de la caution.

    Récemment, vous avez rencontré, Mme la ministre en charge de la Promotion de genre ; peut-on savoir quel était le message qu’elle voulait faire passer ?

    Bon, elle nous a soutenus. Comme elle dit que nous avons des difficultés au niveau de nos partis par rapport à la position sur la liste, elle nous a rappelé la loi 052, et nous a fait comprendre que c’est une loi qui s’impose aux partis et que nous devons veiller à son respect jusqu’au bout. Nous devons sensibiliser les partis à l’application de cette loi. Pour le moment, il y a eu des complications au niveau de l’application de ce texte au niveau des postes nominatifs. C’est pourquoi nous devons veiller. Mais je pense que notre voix ne porte pas assez. À mon avis, le président lui-même doit mettre en place une commission pour veiller à l’application de cette loi. Nous nous réjouissons du fait que pendant les communales,la Cour ait eu le courage d’invalider certaines listes qui ne respectaient pas cette loi.

    Quand elle nous l’a rencontré la dernière fois, on a constaté que la ministre veut mettre à notre disposition des stratégies et des moyens pour nous aider pendant la campagne. Car les moyens financiers ne sont pas toujours accessibles pour les femmes dans notre pays. Il faut dire qu’à travers ce département, l’ONU-Femmes a l’habitude, par le passé, de nous appuyer. Grâce à cet appui, nous avons pu mettre en place la Plateforme des femmes pour une élection apaisée. À l’occasion, on avait choisi 30 femmes qu’on a soutenues dans la communication, avec les gadgets et même les radios privées.

    Et si on parlait un peu du cadre lui-même. Comment fonctionne-t-il ?

    Il fonctionne très bien. Seulement, un moment, on a eu des soucis avec les novelles arrivantes, mais aujourd’hui, la situation est résolue. Notre principal partenaire qui est le NDI a eu à le gérer avec toutes les femmes. Parce que, le cadre de concertation est ouvert à toutes les femmes du Mali. Toutes celles qui veulent nous rejoindre sont les bienvenues.

    Pourtant, ces derniers temps, il a été beaucoup question d’opacité au niveau du cadre. Certaines femmes trouvent le cadre n’est pas très ouvert, que le mandat du bureau est caduc, qu’elles ne sont pas les bienvenues. Que répondez-vous ?

    Je ne souhaite pas en dire plus sur cette question.

    Le 29 juillet prochain, notre pays s’apprête à organiser l’élection présidentielle. Ce qu’on craint en la matière, c’est souvent les violences postélectorales. Est-ce que vous avez un appel particulier à lancer ?

    Par rapport à l’élection présidentielle, nous ne pouvons que mobiliser et sensibiliser les uns et les autres sur le fait qu’une élection, ce qu’un moment de fête démocratique au cours duquel l’ensemble des acteurs se doivent d’être fair-play jusqu’au bout.

    Propos recueillis par Abdoulaye OUATTARA

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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