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Ministère de la cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation : Une journée de réflexion sur les modalités d’articulation entre les différentes structures

mercredi 28 novembre 2018

Le mercredi 28 novembre 2018, s’est déroulée à l’hôtel Olympe de Bamako la journée de réflexion sur les modalités d’articulation des rapports du ministère de la cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation (MCSPRN), de la mission d’appui à la réconciliation nationale (MARN), des équipes régionales d’appui à la réconciliation (ERAR) et les structures locales.

L’objectif des présentes journées du 28 au 29 novembre 2018, est de clarifier les relations fonctionnelles entre les structures du département, de faire des propositions et des recommandations pertinentes et crédibles qui aideront à la prise de décisions idoines relatives à la cohésion sociale, à la paix et à la réconciliation nationale. Et d’expliquer les procédures administratives et financières à respecter par la MARN et les ERAR. Elles s’inscrits en droite ligne des missions du ministère en vue de renforcer ses capacités de pilotage et d’impliquer davantage les populations à la base dans la gestion des crises.

L’ouverture des travaux a été présidée Djibrila Maiga, Chef de cabinet dudit ministère. Il avait à ses côtés, Anne Katrine Niemeir, directrice du projet d’appui à la stabilisation et la paix, et la représentante de la MINUSMA.

Le chef de cabinet a déclaré que, si textuellement la MARN et les ERAR sont directement rattachées au cabinet du ministère, force est de reconnaitre que les relations fonctionnelles entre la MARN et les ERAR ne sont pas bien comprises de tous. Il en est de même entre les ERAR et l’administration locale. Selon lui, il s’avère nécessaire de préciser, d’une part, les relations fonctionnelles entre la MARN et les ERAR, d’autre part entre les ERAR et les autorités régionales et locales afin de disposer d’informations et de données de terrain fiables pour alimenter les processus de réflexion et de production des connaissances. Ainsi que pour faire des propositions et des recommandations pertinentes et crédibles qui aideront à la prise de décisions idoines relatives à la cohésion sociale, à la paix et à la réconciliation nationale.

M. Maiga a précisé que c’est face à cette impérieuse nécessité que son département s’appuyant sur la MARN, organise des journées de réflexion sur les modalités pratiques de collaboration entre la MARN, les ERAR, et les autorités locales et régionales.

Lors de son intervention, il a rappelé la mission de la MARN et les ERAR. Il dira que la MARN a pour missions, entre autres, de concevoir les outils adéquats à la promotion de la réconciliation nationale, d’identifier au niveau national, les forces sociales capables d’influer sur le règlement diligent des conflits, déterminer les causes endogènes et exogènes des conflits et proposer des solutions, élaborer un plan de sensibilisation et de communication, identifier les voies et moyens susceptibles d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation. Quant aux ERAR, elles ont pour missions d’informer et sensibiliser les populations sur le processus de paix, d’identifier les mécanismes de médiation et de gestion des conflits locaux, de promouvoir les initiatives locales de soutien à la réconciliation.

Pour sa part Katrine Niemeir, directrice du projet d’appui à la stabilisation et la paix, a constaté que, créant la MARN et les ERAR, le ministère a créé un grand potentiel de deux structures qui se complètent mutuellement. Elle a ajouté que si les avantages stratégiques de chaque structure est mis en valeur : d’un côté la MARN avec une vue d’ensemble, plus stratégique, capacité méthodologique en matière d’analyse de différentes racines des conflits, des acteurs clés, dans la conception des approches pertinentes pour une bonne gestion des conflits. De l’autre coté, les ERAR avec leur accès direct au terrain, un aperçu sur les initiatives locales qui soutiennent la réconciliation et une riche expertise pratique au niveau local pour intervenir dans les tensions locales.

« La MARN et les ERAR sont interdépendants et il faut organiser le flux de communication qui doit fonctionner comme une voie à double sens », a-t-elle indiqué.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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