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Meeting de lancement du MOREMA : Me Kassoum Tapo invite les maliens à soutenir la Transition

mercredi 7 avril 2021

« Ici et maintenant et pour toujours, nous voulons nous engager pour rester un seul peuple visant un même but, gardant la même foi en Dieu. Nous lançons un appel à tous les maliens de l’intérieur comme de l’extérieur pour s’engager avec nous à sauver le MALI ». C’est en termes qui ne prêtent à aucune interprétation que Me Kassoum Tapo s’est exprimé le dimanche 4 avril 2021, lors du meeting de lancement au Palais des Sports du Mouvement Pour la Refondation du Mali (MOREMA), dont il est le Président.

C’est dans une salle surchauffée que Me Kassoum Tapo a pris la parole, après 3 intervenants : Boubacar Yalcoué du CDR ; Konaté, Président de l’Alliance des démocrates rénovateurs et Chouala Baya Haïdara.

Boubacar Yalcoué a tenu à assurer Me Kassoum Tapo du fait que le CDR est partie intégrante du MOREMA. Konaté aussi est intervenu pour dire que son l’Alliance des démocrates rénovateurs (ADR) a rejoint le MOREMA avec armes et bagages.

« Nous sommes ici pour la refondation du Mali », a déclaré d’entrée de jeu Chouala Baya Haïdara. Il est rapidement monté sur ses grands chevaux pour dire qu’aujourd’hui le Mali vit une dictature. Et, selon lui, cela est caractérisé par le fait que les militaires au pouvoir arrêtent qui ils veulent. « Et, nous ne pouvons pas accepter cela. Les maliens doivent refuser les coups d’état », a-t-il déclaré.

Il a ensuite indiqué que le MORENA se propose de lutter contre la vie chère et le chômage des jeunes. Et, pour cela, il a invité tous les jeunes demandeurs d’emplois à rejoindre le MORENA pour la satisfaction de leur droit à l’emploi.

Pour sa part, Me Kassoum Tapo a estimé que « ce beau Pays, notre richesse commune, est entrain de s’effondrer sous nos yeux, impassibles, indifférents, impuissants ». Selon lui, « du fait de nos égoïsmes, de nos indifférences et de nos rancœurs, nos fractures, le Mali, lentement mais sûrement se perd et se meurt ».

Pire Me Kassoum Tapo dira que « le seul constat qui fasse aujourd’hui l’unanimité, c’est que le Bateau Mali prend l’eau de toutes parts et, si nous ne prenons garde, qu’à Dieu ne plaise, il chavirera ». Le Président du MORENA est convaincu que « le Pays s’écroule sur tous les plans, moral, social, politique, économique, sécuritaire, institutionnel… ».

Pour être précis, il dira que sur le plan social et moral « nous perdons nos repères, les valeurs ancestrales chevaleresques qui faisaient la fierté du Malien : la dignité, la loyauté, le désintéressement, la fraternité, l’amitié et la solidarité ». Avant de regretter qu’aujourd’hui, « la seule référence, la seule valeur, c’est l’Argent : l’Argent qui corrompt, l’argent qui emprisonne, l’argent qui aliène et qui tue comme le disait le Président François MITTERAND ».

"Sur le plan politique le citoyen devienne une denrée monnayable »

Pour Me Kassoum Tapo, les difficultés économiques sont réelles et cruelles, mais elles ne doivent pas justifier que sur le plan politique le citoyen devienne une denrée monnayable. Le Président du MOREMA est persuadé que les difficultés ne doivent et peuvent justifier la corruption endémique qui gangrène tous les secteurs d’activités, compromet notre sécurité et déstabilise nos Institutions.

Et, pour taper les esprits, il s’est interrogé : « le Nord du Pays nous appartient-il encore ? ». Et, comme persuadé que le nord du pays échappe au contrôle de l’état, il dira que « le Centre, quotidiennement irrigué par le sang de nos vaillants soldats et des innocentes populations martyres survivra-t-il encore longtemps ? ».

Pour compléter ce sombre tableau dans lequel le Mali se trouve depuis quelques années, Me kassoum Tapo dira que « notre jeunesse, face à l’incertitude et l’insécurité condamnée à s’exiler de ses terres jadis nourricières se lancent dans des aventures suicidaires à travers les océans à la recherche d’un Eldorado improbable ». Conséquence, il a estimé que « la citoyenneté se meurt et la démocratie est en péril sur l’ensemble du Territoire ».

Après avoir fait remarquer que « les défis qui assaillent le Pays sont multiples et variés et, chaque défi en soi est mortel », Me Kassoum Tapo veut savoir : « Alors que faire ? ».

En guise de réponse, il dira qu’ « au MOREMA, nous pensons qu’il faut reconstruire le Bateau Mali. Nous pensons qu’il faut refonder le Mali ». Et, pour cela, il dira qu’il faille « nous réconcilier avec nous-mêmes, oublier nos rancœurs et nous pardonner mutuellement ». Et, mieux, il dira qu’il nous faut nous retrouver tous, filles et fils du Mali, sans exclusive, sans distinction de races, de sexes ou de religions. « Il nous faut dans une nouvelle fraternité et une solidarité retrouvée, reconstruire notre UNITE NATIONALE », a-t-il déclaré.

Me Kassoum Tapo a proposé qu’ « Il nous faut ensemble construire une vraie Nation, une vraie démocratie, une vraie citoyenneté, un nouvel Homme Malien dans un Mali nouveau ».

Il a déclaré qu’avec le MOREMA, « nous voulons nous engager pour une vraie démocratie, celle qui permet au plus grand nombre de participer à la vie et à la gestion des affaires de la Cité, d’être en mesure de comprendre les enjeux et de se prononcer en toute liberté et en pleine conscience ». Il a ajouté qu’ils veulent s’engager pour une vraie citoyenneté, celle qui donne la faculté et le devoir à tous les citoyens majeurs de participer aux décisions qui engagent leur avenir, celle qui implique un équilibre des droits et des responsabilités de chacun.

« Nous voulons nous engager pour une vraie Nation, celle qui est plurielle et permet l’expression de tous, sans distinction de races, de sexes et de religions ; celle qui promeut la laïcité et le vivre ensemble dans la diversité qui constitue notre commune richesse », a-t-il déclaré. Et, d’ajouter qu’ « ici et maintenant et pour toujours, nous voulons nous engager pour rester un seul peuple visant un même but, gardant la même foi en Dieu ».

Me Kassoum Tapo a lancé un appel à tous les maliens de l’intérieur comme de l’extérieur pour s’engager avec eux à sauver le MALI.

Mais, pour lui, « aujourd’hui, cela doit se traduire par l’accompagnement de la Transition ». Selon lui, « parce que cette transition a été voulue par le Peuple Malien, et parce qu’elle a été reconnue par la Communauté Internationale. Mieux, Me Kassoum Tapo a dit à ses partisans : « nous devons l’appuyer et elle doit s’engager à respecter les droits de tous les maliens, à œuvrer pour la réussite des réformes politiques et institutionnelles nécessaires à travers un dialogue responsable et inclusif, et à organiser dans le délai imparti des élections paisibles, crédibles et transparents pour l’avènement de nouvelles autorités légitimes ».

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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