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MINES D’OR DE LOULO-GOUNKOTO : Barrick prône le développement des capacités nationales

mardi 5 novembre 2019

La société aurifère Barrick depuis plusieurs années fait du développement des capacités des nationaux une priorité. Elle a contribué à hauteur de 7 milliard de dollars à l’économie malienne à travers les taxes, les salaires et paiements aux fournisseurs locaux au cours des 23 dernières années. Les mines de Loulo et Gounkoto sont considérées comme celles qui profitent le plus à la population locale.

Depuis son implantation au Mali, la société aurifère Barrick (ancienne RandGold) a priorisé le développement de capacités nationales dans son dispositif. Une stratégie consistant à appuyer les entreprises maliennes intervenant dans la mine a été élaborée.

Le président Directeur exécutif, Mark Bristow, en plus de ce qu’il donne comme contribution à l’Etat et aux collectivités, veut mettre son empreint dans le développement des capacités nationaux.

Dans la mine de Loulou-Gounkoto, les travailleurs sont estimés à 4560 personnes. De ce nombre, les nationaux se taillent la part du lion avec 4358 (95%) contre 202 (5%). Les sous-traitants nationaux sont au nombre de 2381 (52%), les nationaux permanents dans la mine atteignent les 1643 (36%) et les nationaux temporaires 334 (7%).

190 millions de dollars ont été dépensés aux sous-traitants et fournisseurs locaux en 2019, 6 millions de dollars de travaux de construction de routes en bitume sont réalisés par un entrepreneur malien. Ce n’est pas tout. Un partenariat est scellé avec un entrepreneur local pour répondre aux besoins de la mine en carburant. Les besoins de la cantine de Loulo sont entièrement fournis par les entreprises locales en plus de l’entretien du camp qui est effectué par des entreprises locales. La chaux vive qui intervient dans les mines est également fournie par une entreprise locale.

En ce qui concerne le développement communautaire, des facilitations et engagements sont accordés aux entreprises locales à travers la viabilisation du village de Didjan, la construction des infrastructures locales.

Barrick selon son premier responsable, a contribué à hauteur de 7 milliards de dollars à l’économie malienne à travers les taxes, les salaires et paiements aux fournisseurs locaux au cours des 23 dernières années.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Gounkoto 1,1 milliard de dollars, Loulo 3,6 milliards de dollars, Morila 2,3 milliards de dollars, ont été payés.

La contribution au PIB au Mali n’est jamais descendue en dessous de 6%. En 2012, année noire pour l’économie malienne, pendant que les sociétés minières, les ONG et autres structures d’aide pliaient leurs valises, Barrick a décidé d’épauler les autorités maliennes avec une contribution de près de 10% à l’économie du pays. Cette contribution a permis à l’économie qui venait de prendre un coup avec la crise multiforme de respirer.

Au titre des dividendes et taxes et redevances payées à l’Etat du Mali, il ressort de la conférence de presse que Barrick-Rand Gold a payé à hauteur de 2,7 milliards au cours des 23 dernières années.

Mark Bristow et les siens ne se sont pas limités à payer leur dû à l’Etat du Mali. Le baromètre de la santé sociale du secteur minier se mesure assez souvent à travers la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) à cet effet, les responsables de Barrick ont jugé important pour la société de garder à l’esprit les objectifs en matière d’environnement et de responsabilité sociétale. Les données sont sans ambigüités. Ils indiquent que la société a également investi des milliards de FCFA pour le développement économique et social au profit des communautés riveraines, notamment la construction et l’équipement d’écoles, de centres de santé ainsi que la réalisation de projets agropastoraux. Bref, depuis l’ouverture des mines, la région a changé de visage. Des routes bitumées, des centres de santé et plusieurs établissements scolaires ont vu le jour.

Pour la mine de Morila qui est en fin d’exploitation, Barrick est en train de mettre en place un véritable dispositif afin de laisser un environnement durable. Avec la fermeture de Morila, le développement de l’agropole est en train de donner les résultats escomptés.

Depuis son ouverture en 2005, la tendance de la production de la mine de Loulo souterrain est en voie de dépasser pour 2019, la prévision annuelle de 690 000 onces. Loulo-Gounkoto et Morila contribuent à plus de 40% de la production totale d’or au Mali. Ce qui sous-entend que la société se porte bien.

Amadou Sidibé
(Envoyé spécial
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Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.