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IBK A LA 3EME RENTREE ECONOMIQUE AU MALI : « Il faut sécuriser l’investissement par les bonnes décisions de justice »

samedi 3 août 2019

Profitant de la cérémonie de la 3ème édition de la rentrée économique au Mali, tenue jeudi dernier, au Palais de Koulouba, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keita a annoncé que c’est par la seule justice indépendante et crédible, qu’il sera possible pour le Mali d’attirer l’investissement privé national, direct et indirect étrangers ».

Le Président de la République, a présidé jeudi 25 juillet 2019, la cérémonie solennelle de la 3ème édition de la rentrée économique au Mali. Le thème de cette rentrée est « la préservation et le renforcement de la sécurité juridique et judiciaire des affaires au Mali ».

Constamment engagé, déterminé et investi pour la cause du monde des affaires au Mali afin que ce secteur économique continue d’être le moteur de notre économie. IBK s’est réjoui particulièrement que cette rencontre soit placée cette année sous le thème de la préservation et du renforcement de la sécurité juridique et judiciaire des affaires « car, il faut sécuriser l’investissement par les bonnes décisions de justice, une justice indépendante et crédible ; c’est à ce prix là qu’il sera possible pour le Mali d’attirer l’investissement privé national, direct et indirect étrangers ».

Et à Mamadou Sinsy Coulibaly, président du CNPM de titiller le fonctionnement bancale du tribunal de commerce du Mali. A ses dires, il y a nécessité pour les autorités judiciaires de transformer la justice qui doit être au service du peuple. Abordant le cas du Tribunal du commerce, le patron de la ferme Kledu est sans ambages : Le Tribunal du commerce est normalement au service de l’économie. Notre tribunal du commerce dans son fonctionnement actuel est un frein au business. Il ne rassure ni les acteurs économiques locaux ni les investisseurs étrangers. Nous devons le reformer pour en faire le tribunal du commerce de nos besoins ». Qu’à cela ne tienne dit-il, l’arbre ne doit pas cacher la foret. Et de dires que le Mali peut se ragaillardir d’avoir un bon classement du Mali dans le « Doing Business ».

Et au vice président du CNPM de faire des propositions « L’une des reformes à faire est de renforcer les capacités des agents de l’administration publique ».

Sur le sujet de la relance économique, IBK s’est félicité de la 3ème place occupé par notre pays dans l’espace UEMOA, après la Côte d’Ivoire et le Sénégal , et le rôle puissant joué par nos hommes d’affaires dans la réalisation de cette performance économique, a évoqué les performances du Mali notamment, les résultats macroéconomiques « un cadre assaini avec un taux de croissance de moyenne de 5 %, des Finances publiques qui tiennent la route , un taux d’inflation maîtrisé en dessous de la norme Uemoa de 3%, et des productions cotonnières et céréalières » entre autres résultats macro-économiques ont été rappelés par IBK.

La création de la valeur ajoutée et d’emplois pour les jeunes est un souci permanent pour IBK. Le chef de l’Etat entend donner un nouveau souffle à la transformation du coton graine produit au Mali.

Pour lui, le Mali est un pays producteur de coton graine, mais le coton transformé citant les experts est de 2%. Afin que la quantité de coton produite sur place impacte le citoyen malien dans son quotidien, IBK mise sur les investisseurs nationaux « Par ma voix le gouvernement attend de vous la mise en valeur des énormes potentialités économiques dont recèle notre Mali pour contribuer à la transformation structurelle de l’économie malienne, en valorisant notamment les productions agricoles (création d’emplois jeunes et de revenus). Ce n’est pas tout. Le chef de l’Etat veut etre optimiste « La transformation locale du coton en produit fini pour impacter les populations, le consommer malien avec la priorité cotonnade dans nos habitudes cela profitera aux producteurs et aux populations et au Mali. Un souci pour l’Etat malien d’acquérir la capacité agro-industrielle, la capacité de mise en place des unités industrielles, petites et moyennes qui vont permettre la transformation de nos produits locaux. Il est temps ».

Abordant la question de la Zone de libres échanges panafricaine qui en entrera en vigueur en principe ce 31 juillet, le Président de la République a souligné que le Mali doit profiter de la création de la Zone et cela en mettant sur le marché concurrentiel des produits de qualité avec une bonne finition.

« Je continue à vous apporter toute ma confiance et vous assure que le gouvernement pour sa part mettra tout en œuvre pour que notre secteur privé soit performant, dynamique et nous porte encore plus haut que nous ayons les meilleurs capitaines d’entreprises de la sous-région et pourquoi pas du continent demain ».

Mohamed Keita
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.