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Grève des travailleurs : Le part SADI soutien l’UNTM

mercredi 9 janvier 2019

Le mercredi 9 janvier 2019, Dr Oumar Mariko, président du parti SADI a animé une conférence de presse au siège de son parti à Djélibougou. Cette rencontre avec les hommes et les femmes de média, a porté sur deux points fondamentaux : la situation politique du pays et l’attitude du parti vis-à-vis de l’Assemblée nationale.

« La grève de l’UNTM, après celle des médecins avec son corolaire de souffrances et de morts, celle des magistrats qui a prolongé le délai de garde à vue de milliers de prévus et qui a privé des milliers de maliens de papiers que les tribunaux sont sensés délivrer, procèdent de l’irresponsabilité notoire des gouvernements successifs. Et aujourd’hui, de celui d’IBK et de Soumeilou Boubèye Maiga et de leur incapacité à assurer le bonheur au peuple malien, singulièrement, aux forces vives que sont les travailleurs des secteurs public et privé », a indiqué la déclaration liminaire du Parti SADI, lue par Boubacar Fofana.

Il a indiqué que, fidèle à son idéal et à son orientation politique, le parti SADI soutien totalement la grève de l’UNTM des 9, 10, et 11 janvier 2019. Il a félicité également tous les syndicats signataires de ce préavis de grève et les a exhorté à l’union et à l’unité d’action.

Le parti SADI considère que les revendications de l’UNTM sont aujourd’hui, celles de l’ensemble du peuple malien meurtri dans sa chaire, son cœur et son âme ; parce que spolié, exploité, affamé et assoiffé par le régime illégal, illégitime et autocratique d’IBK. Le SADI a lancé un appel solennel à tous les parents d’élèves afin de soutenir cette grève pour l’épanouissement et le bien-être futurs de leurs enfants. « Des enseignants misérables est synonyme d’éducation médiocre et de diplômés sacrifiés sur l’autel du marché de l’emploi, donc de pays à avenir hypothéqué à jamais », a indiqué la déclaration.

Ensuite, Dr Mariko a souligné que suite à la prolongation du mandat des députés, le parti SADI a décidé de suspendre ses activités au sein de l’Assemblée nationale actuelle, pour passer à un travail de concertation auprès des populations des zones dans lesquelles le parti a été élu, lors des législatives passées. Il a aussi annoncé que le parti est engagé dans la préparation de son congrès qui déterminera la marche à suivre. « Ce congrès décidera si nous devons continuer dans cette démarche, ou si nous devons arrêter tous les travaux au niveau l’Assemblée nationale. C’est au congrès de nous dire si nous ne devons plus nous considérer comme des députés ou encore si nous devons aller porter le combat autrement au sein de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.

« Il n’y a pas en réalité de conflits intercommunautaires ou de conflits intracommunautaires en république du Mali »

Pour ce qui concerne la situation politique nationale, il a estimé qu’il n’y a pas en réalité de conflits intercommunautaires ou de conflits intracommunautaires en république du Mali. Mais qu’il y a un Etat prédateur.

« Il y a une démarche forcenée de la part du gouvernement de Soumeilou Boubeye Maiga et d’Ibrahim Boubacar Keita, à semer le germe de conflits intercommunautaires. Dieu merci la population malienne résiste à cette pratique cynique. Pour régler un problème il faut le connaitre, dans son origine et dans sa manifestation », a-t-il fait constater. Pour cela, il a lancé un appel à tous les secteurs en lutte à un rassemblement. Selon lui le combat se situe dans l’accompagnement de la mobilisation populaire pour montrer du doigt le régime d’IBK, comme étant illégal et illégitime. Au même titre, il a soutenu l’Imam Mohamoud Dicko dans sa démarche actuelle qui a consisté à faire avaler à l’Etat Malien ses démarches pour l’éducation sexuelle complète.

Ensuite, il a réaffirmé que le parti est plus que jamais déterminé et continu sa démarche pour édifier le peuple Malien, dans l’espoir qu’il va se mobiliser dans ses rangs pour porter son combat pour la justice et pour et le progrès.

Lors de son intervention, il a dénoncé la disparition de deux journalistes Maliens sous le régime d’IBK et tous les citoyens maliens qui ont été assassinés. Dr Mariko maintien toujours sa position en disant qu’il n’y a pas eu de premier tour de l’élection présidentielle 2018, à plus forte raison un second tour.

« Le dialogue n’est pas l’accompagnement. Alors que le régime a besoin de l’accompagnement. Ce n’est pas le Mali qui avance, c’est IBK qui est en train d’avancer au détriment de sa population », a-t-il laissé entendre.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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