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    Fête du 1er mai 2018 : Untm dépose un cahier de doléances sur la table du gouvernement

    jeudi 10 mai 2018 , par Assane Koné

    « L’UNTM, déposera dès le 2 mai 2018 un cahier de doléance qui ne rejette pas la négociation, le dialogue, mais qui ne peut souffrir d’interminables réunions et de discussions, alors que la faim, la soif, la maladie, l’inconfort matériel et psychologique, font des ravages dans les masses laborieuses ». La déclaration a été faite par Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (l’UNTM), lors du traditionnel défilé du 1er mai devant la Bourse du travail de Bamako.

    A l’instar des autres pays du monde, le Mali a célébré le mardi 1er mai 2018 la traditionnelle fête des travailleuses et travailleurs. Tous les syndicats nationaux affiliés à l’Union nationale des travailleurs du Mali (l’UNTM) et leurs sympathisants ont défilé sur le Boulevard de l’Indépendance de Bamako. C’était en présence du ministre du travail et du ministre de la formation professionnelle.

    « Au Mali depuis 1952 avec le code Moutet, nous sommes dans la journée de 8 heures de travail. Mais en comparant la vie de nos devanciers de 1960 au début des années 70, on se rend compte qu’hier l’on vivait mieux, hier l’on était plus heureux, hier l’on menait une existence paisible, sécurisée, hier on était loin de l’injustice sociale si banalisée aujourd’hui », a indiqué Yacouba Katilé.

    S’adressant à Mme le ministre du travail et de la fonction publique, il dira que malgré leurs efforts pour le respect du droit et des libertés syndicales, qu’ils assistent à des pratiques d’un autre siècle. Ce sont : les recrutements conditionnés au renoncement à toute activité syndicale, les contrats signés avec interdiction au travailleur d’en lire le contenu, le recours abusif et illégal aux agences d’intérim pour occuper les postes pérennes entrainant la précarisation sans cesse croissante de l’emploi, les licenciements abusifs sont devenus plus courants que les sanctions au plan des amendes, des mesures administratives et même fiscales. « Aujourd’hui, travailler et vivre de son salaire comme dans les années 60-70, est tout simplement une gageure », a-t-il déclaré.

    « L’UNTM, consciente de l’élargissement du fossé séparant les maliens et ceux des autres ressortissants de la sous-région, dont les pays ne sont pas forcément en posture sécuritaire plus avantageuse que le nôtre, déposera dès le 2 mai 2018 un cahier de doléance qui ne rejette pas la négociation, le dialogue, mais qui ne peut souffrir d’interminables réunions et discussions, alors que la faim, la soif, la maladie, l’inconfort matériel et psychologique font de ravages dans les masses laborieuses », a estimé Katilet.

    Selon son secrétaire général, l’UNTM est en pleine période de renouvellement des organes et des instances de base, locales et régionales. Dans sa lettre circulaire N02018-001/SG-BE-UNTM, le bureau exécutif recommandait de faire de la place aux jeunes et aux femmes, d’après lui cela doit être fait.

    Il faut noter que le syndicalisme, n’est pas une nouvelle carrière, même si certaines centrales sont aux mains des gens à la retraite depuis 15-20 ans. Dès les origines, le syndicalisme est la réponse des travailleurs aux conditions opiniâtres qu’imposent le patronat et les Etats. Mais le désir de servir toujours le pays a conduit les autres à la création de l’Amicale des Anciens Responsables Syndicaux du Mali. Le bureau exécutif estime que c’est le cadre idéal qui s’ouvre à ceux qui après le syndicalisme actif, veulent aider, restituer à la jeune génération leurs connaissances, leurs expériences.

    « Nous invitons les syndicats, les associations de la société civile conscientes et responsables, à se retrouver, car ce n’est pas devant l’imminence du danger qu’il faut se taire s’il y a lieu », a-t-il déclaré.

    L’UNTM par la voix de son secrétaire général a invité le gouvernement à œuvrer au niveau de l’Union Africaine, pour que chaque pays intègre dans sa législation des mesures de sauvegarde, de protection de la dignité humaine dans toute sa plénitude. « Plus jamais le continent ne doit abriter une quelconque forme d’esclavage, de travail au noir avec le corolaire des bas salaires, des maltraitances abominables », a-t-il martelé.

    Raky Talla, ministre du travail et de la fonction publique, a souligné que la fête du travail est devenue une véritable fête de cohésion, d’attente de comminions entre les travailleurs, les employeurs et le gouvernement. « Ce qui n’est pas un moment rare contrairement à ce que beaucoup pense », a-t-elle ajouté. Avant d’ajouter que nous nous retrouvons régulièrement au tour de sujets, nous faisons des missions tripartites ensemble à l’intérieur et à l’extérieur du pays. C’est la raison pour laquelle nous sommes communément appelé les partenaires sociaux ».

    Elle a félicité le secrétaire général de l’UNTM pour son sens de la responsabilité, de l’écoute et pour son accompagnement soutenu au gouvernement. Selon elle, « Entre l’UNTM, les syndicats du Mali et le gouvernement, c’est le dialogue qui prévaut ». Revendiquer est la mission essentielle des syndicats des travailleurs. Selon elle, les syndicats sont engagés pour la défense et la promotion des droits sociaux. Ce qui lui fait dire que l’UNTM est dans son droit de déposer le cahier de doléances. Elle a rassuré que ce cahier de doléances sera examiné et traité avec la plus grande diligence. Elle a réitéré l’engagement du gouvernement et les partenaires sociaux et surtout le Chef de l’Etat et de dire que tous les engagements pris et les accords signés seront exécutés quelques soit les difficultés.

    Bintou Coulibaly

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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