Version imprimable de cet article Version imprimable | |

Election Présidentielle 2018 : L’ADEMA aura son candidat, mais dans la douleur

jeudi 15 février 2018

Le Mercredi 14 février 2018, au moment où certains étaient en plein dans la célébration de la fête de Saint valentin, du côté de la ruche à Bamako-Coura, l’on ne pouvait entendre que des bourdonnements. Les abeilles y ont butiné dur pour prendre la décision de désigner un candidat à la prochaine élection présidentielle 2018.

Il nous est revenu le mercredi 14 février 2018, au petit soir, qu’ à l’issue de débats houleux, et qui ont par moment tourné à des joutes oratoires, à l’allure de bagarres rangées, l’ADEMA s’est enfin décidé à présenter un candidat consensuel et rassembleur, qui serait issu des rangs du parti pour la présidentielle de 2018. Comme, ils ont seuls le secret, les abeilles ont décidé d’éviter les primaires, une exigence des textes du parti, sans trop s’en écarter.

« Nous avons attendu la fumée blanche, nous n’avons eu droit qu’à une fumée grise, sinon arc-en-ciel. A l’issue de la rencontre de ce mercredi, le flou est devenu plus épais au-dessus du siège du parti Adema-PASJ à Bamako-Coura », a publié Yaya Sangaré, plus que militant de l’ADEMA, sur sa page facebook.

Dans cette publication, il dit clairement que « les membres du Comité Exécutif ont abouti à une conclusion mi-figue mi-raisin ». Selon lui, « certains diront que la poire a été divisée en deux pour retarder un clash qui est devenu inévitable ».

Mais, il a surtout déploré le fait que cette rencontre a plus que divisé que d’unir les abeilles, ou du moins les responsables de la ruche.
« Que d’accusations honteuses, sans preuves dans le seul but de casser l’autre, tout au long de cet exercice démocratique ! Que de dénigrements gratuits qui ont pollué à jamais les relations entre camarades, pourtant dédiés à la même cause ! Que de libertés avec la morale, l’intégrité ! », regrette Yaya Sangaré dans son texte.

« En effet, à l’issue des débats houleux, parfois poignant, il a été décidé de présenter un candidat consensuel et rassembleur issu des rangs du parti pour la présidentielle de 2018, en évitant les primaires sans trop s’écarter des textes du parti », a-t-il cependant indiqué.

Avant de mettre exergue une incongruité de cette décision. « Dans le même temps, il est fait appel à candidatures dont les termes doivent être élaborés par le parti. Un véritable casse-tête en perspective », a-t-il indiqué. En effet, Yaya Sangaré pense qu’un mal profond s’est déjà installé entre les abeilles. « Comment choisir un candidat consensuel et rassembleur dans une formation politique où les appétits individuels sont gros comme un éléphant ? Comment parvenir au consensus dans un groupe où les divergences sont définitivement tranchées et irréconciliables ? », s’est-t-il in interrogé.

Bon, mais sans le dire, Yaya Sangaré semble persuader que les militants de l’ADEMA ont du ressort et ont cette capacité exceptionnelle de s’adapter à toutes les situations. Pour cela, il dira « Nous savons compter sur la compréhension de tous les militants et de toutes les militantes de l’Adema-PASJ pour mener à bien le processus de désignation du candidat du Parti à ladite élection ».

Mais, ce qui est grave, dans cette décision, Yaya Sangaré voit la main de ceux qu’il a volontairement d’être des « revanchards et des haineux qui veulent imposer leur feuille de route ». Il pense aussi qu’il y a aujourd’hui dans le parti dont il est plus que militant « quelques calculateurs qui ont tout eu grâce au parti, mais qui, en retour, parce qu’ils ne sont plus aux commandes veulent tout capoter ».
Et, par conséquent, il a averti : « Nous ne serons pas des moutons de Panurge, ni des béliers au lieu d’enfoncer les pieux, les déterrent ». Et, comme pour dire que dans l’ADEMA, désormais des camardes se regardent en chien de faïence, Yaya Sangaré ira puiser dans une sagesse africaine pour dire : « Faisons face aux épreuves de la vie et continuons sereinement notre chemin avec conviction, car un lion ne se retourne jamais quand un chien aboie ».

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Mots-clés : menunav

Les Plus lus

Projet de loi d’entente nationale : « Une menace pour la paix,… »

Quarante sept organisations de défense de droits humains dénoncent le projet de loi d’entente nationale. Elles considèrent le document comme « une menace pour la paix, la réconciliation et les droits des victimes au Mali ». Lisez l’intégralité du communiqué

COFOP : « La tentative… de prorogation du mandat des députés, constitue une violation…de notre Constitution »

« La tentative solitaire et méprisante de prorogation du mandat des députés, constitue une violation majeure de notre Constitution et entame de manière significative la démocratie et la crédibilité de notre pays », indique la Coalition des forces patriotiques

Plan International : « Le harcèlement sexuel est le plus grand danger auquel les filles sont confrontées dans les villes du monde entier »

(LONDRES) : Le harcèlement sexuel présente un risque majeur pour la sécurité des filles et des jeunes femmes dans le monde, selon une enquête réalisée auprès d’experts mondiaux dans 22 villes publiée aujourd’hui par Plan International, l’organisation œuvrant en