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Dr Oumar Mariko : « Pour l’élection présidentielle, le parti SADI n’est dans aucune coalition… »

dimanche 24 juin 2018

« Pour ces élections le parti SADI n’est dans aucune coalition de partis politiques ». La déclaration a été faite par Dr Oumar Mariko, Président du parti SADI, le 23 juin 2018, lors d’un diner de presse organisé par le parti SADI au siège de l’ONG MEDES-SAPCOM.

Contrairement à de fortes rumeurs entretenues par des états majors de candidats déclarés à l’élection présidentielle du 29 juillet 2018, Dr Oumar Mariko, président du parti SADI, a tenu à lever tout équivoque. « Pour ces élections le parti SADI n’est dans aucune coalition de partis politiques », a indiqué Dr Oumar Mariko.

Le Président du parti SADI a regretté le fait que les partis politiques maliens qui n’ont rien en commun et qui n’ont jamais collaboré, décident du jour au lendemain de se mettre ensemble pour aller à une élection présidentielle. « Il aurait fallu, d’abord, que les partis politiques qui décident d’aller ensemble, travaillent sur un projet de société commun à proposer au peuple malien, pour ensuite décidé de choisir l’un de leurs leaders pour porter la candidature du groupe », a-t-il estimé. Mais, contrairement à cette démarche politique normale, Dr Oumar Mariko a énormément regretté le fait que les coalitions ont été crées sur la seule base de faire partir IBK.

« Nous sommes dans la logique de faire partir IBK, parce que son bilan milite en sa défaveur et l’a suffisamment condamné. Mais, avons proposé d’aller au-delà de la simple volonté de faire partir IBK », a-t-il révélé. Avant d’ajouter que le tout ce n’est pas de faire partir IBK, mais c’est d’éviter de mettre un autre IBK à la place du IBK actuel.

« Pour nous une coalition de partis politiques, c’est lorsque des partis politiques se mettent ensemble pour élaborer un projet de société qu’ils vont défendre devant le peuple malien. Mais aujourd’hui, c’est tout le contraire », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter que pour eux, il est clair que IBK doit comprendre qu’il ne doit plus chercher à gouverner le Mali et que les maliens doivent aussi admettre qu’ils ne doivent plus voter pour IBK.

« Notre souhait n’est pas que IBK soit remplacé par un autre IBK. Mais malheureusement, tous les prétendants au fauteuil présidentiel, sachant bien que c’est pas un banc présidentiel, comme le disait Laurent Gbagbo, se sont mis dans des coalitions, bien que n’ayant pas la même vision pour le Mali, mais avec le seul objectif de faire partir IBK », a-t-il insisté.

« Les conditions ne sont pas réunies pour des élections transparentes… »

« Le parti SADI exige des élections transparentes, mais reste conscient que les conditions ne sont pas réunies pour des élections transparentes dans le contexte actuel du Mali », a déclaré Dr Oumar Mariko. Avant d’ajouter que le parti SADI craint aujourd’hui, les conséquences d’une élection non transparente au Mali.

Et, pour mettre un accent sur la volonté du Gouvernement à ne pas être dans la logique d’organiser des élections transparentes, Dr Oumar Mariko a rappelé l’adoption de la nouvelle loi électorale, avec la complicité d’une partie de l’opposition.

« On ne peut pas voter une nouvelle loi électorale à moins de 4 moins des élections présidentielles et demander des élections transparentes », a estimé Dr Oumar Mariko. Pour lui, la marche de l’opposition du 2 juin 2018 pour réclamer des élections transparentes, prouve à suffisance que les députés du parti SADI avaient raison en s’opposant au vote de la nouvelle loi électorale.

Il a d’ailleurs porté à la connaissance des journalistes que cette loi a été attaquée par leurs soins devant la cour de justice de la CEDEAO. Dr Mariko a invité tous les candidats indépendants à s’associer à cette initiative qui va contribuer à avoir des élections transparentes au Mali.

Dr Oumar Mariko a aussi dénoncé l’instrumentalisation de communautés peulhs et dogons dans le centre du Mali. « Nous ne pouvons pas nous taire devant ces tueries et nous allons dénoncer les instigateurs au moment venu », a-t-il déclaré. Avant de dire que l’ensemble des maliens doivent se donner la main pour mettre fin à ce qui se passe entre les dogons et les peulhs. « Travaillons à faire taire tous les conflits intercommunautaires à travers le pays », a-t-il conclu.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.