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Dr Oumar Mariko : « Nous demandons à nos militants de rester chez eux le 12 août 2018 »

vendredi 10 août 2018

Dr Oumar Mariko, candidat du parti SADI à l’élection présidentielle 2018, a animé une conférence de presse le 10 août 2018, au siège du parti à Djélibougou. « Nous n’avons aucune consigne de vote à donner pour le 2ème tour de l’élection présidentielle. Nous demandons à nos militants de rester chez eux le dimanche 12 août 2018 », a déclaré Dr Oumar Mariko.

Selon Dr Oumar Mariko, le dimanche 29 juillet 2018, il n’y a pas eu d’élection crédible et transparente au Mali. En plus de la confiscation des médias publics et du refus de l’administration à délivrer les pièces administratives qui doivent permettre aux maliens de participer au vote, Dr Oumar Mariko, a indiqué que le 29 juillet les maliens ont tout vu sauf des élections. Corruption à ciel ouvert et à grande échelle, le vote d’une loi électorale à moins de trois mois des élections, l’indisponibilité des cartes d’électeurs, le bourrage des urnes dans plusieurs localités, l’usage abusif des procurations,… ce sont-là quelques griefs que Dr Oumar Mariko a formulé contre le processus électoral.

« Compte tenu de cette situation, nous estimons qu’il n’y a pas eu d’élection. Et, le peuple malien tirera tous les enseignements qu’il faut », a-t-il déclaré. Avant de dire : « Nous n’avons aucune consigne de vote à donner pour le 2ème tour de l’élection présidentielle. Nous demandons à nos militants de rester chez eux le dimanche 12 août 2018 ».

Dr Oumar Mariko pense que le Mali ne mérite pas d’être dans cette situation et lance un appel à tous les maliens pour que la démocratie malienne soit une réalité dans le pays.

« Nous réclamons nos 25 millions de FCFA de caution, parce qu’il y a eu tout sauf des élections au Mali le 29 juillet »

« Et, comme, il n’y a pas eu de premier tour de l’élection présidentielle, nous demandons au Gouvernement de nous rembourser nos 25 millions de FCFA, que nous n’avons pas eu comme eux », a déclaré Dr Oumar Mariko. Avant d’ajouter, qu’il ne faut que le Gouvernement pense que tous les maliens vivent de détournement de deniers publics.

« Nous pouvons et devons nous mettre dans tous les regroupements, pour que la démocratie soit une réalité au Mali », est la réponse que Dr Oumar Mariko a donné à la question des journalistes de savoir pourquoi, le candidat du parti SADI s’est retrouvé dans le Collectif des 18 candidats. Il a rappelé qu’en son temps, le parti SADI a tiré la sonnette d’alerte avant les élections que IBK et son Premier ministre s’apprêtaient à faire un hold up électoral, mais qu’il n’a pas été écouté par la classe politique. « Mais, aujourd’hui, à l’issue de l’élection du 29 juillet 2018, tous se sont rendus compte de la grave menace qui pèse sur notre démocratie. Et, en pareilles circonstances, nous sommes obligés de nous donner la main, même si nous n’avons pas la même vision », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter qu’ils ne s’étaient pas donnés la main pour prendre le pouvoir ensemble, mais simplement pour la défense de la démocratie malienne qui est menacée.

« Pour nous, il n’y a même pas eu de premier tour de l’élection présidentielle, tant le vote des maliens n’a pas été pris en compte. Donc, nous sommes surpris de voir qu’on nous parle d’un deuxième tour », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter, que du moment que des gens ont décidé d’aller au 2ème tour, nous avons décidé de quitter le Collectif des candidats à l’élection présidentielle. « Il n’y a pas eu d’élection et si quelqu’un veut aller au 2ème tour, nous allons le laisser partie seule », a-t-il déclaré.

Le matérialisme vulgaire dirige bon nombre de maliens

Dr Mariko a dénoncé le fait que le matérialisme vulgaire dirige bon nombre de ses concitoyens. Dr Oumar Mariko pense qu’il ne sert à rien de s’en prendre aux citoyens lambda qui ont accepté l’argent pour aller voter pour tel ou tel autre candidats. « Des députés et des élus communaux ont vendu leur parrainage dans ce pays à des candidats », a-t-il dénoncé. Avant de dire que la situation du Mali est grave. « Si on veut prendre conscience, il faut le faire », a-t-il averti. Pour Dr Oumar Mariko, dans un pays où des Députés et des élus communaux vendent leur parrainage aux plus offrants des candidats à l’élection présidentielle, il ne faut pas perdre son temps à critiquer la petite vendeuse de beignets qui décidé de vendre la tache de son empreinte sur un bulletin de vote.

Qu’à cela ne tienne, Dr Oumar Mariko est convaincu que ceux qui ont pris l’argent pour aller voter, vont vivre avec le souvenir permanent des répression policière, lorsqu’ils vont vouloir réclamer une petite parcelle de leurs droits et le parti SADI sera là pour le leur rappeler, tout en continuant sa mission de défense des plus faibles et des populations victimes de dénis de droits.

En attendant, Dr Oumar Mariko a estimé que pour le parti SADI, le processus électoral est bloqué au premier tour, même si l’autre va s’installer à Koulouba, à l’issue d’un coup d’état institutionnel.

En guise de conclusion, Dr Oumar Mariko dira que le mali n’a pas de solutions en dehors du parti SADI. Il a estimé que les paysans, artisans, travailleurs, éleveurs et le peuple malien doivent le comprendre pour le bonheur du Mali. « Le SADI est le parti de l’avenir du Mali, tant que les leaders, responsables et militants du parti resteront sur la voix qui est la leur aujourd’hui », a-t-il conclu.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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