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Dr Oumar Mariko : « Le siège du G5 Sahel doit être au front et non dans les quartiers résidentiels de Bamako »

mercredi 12 juin 2019

Le lundi 10 juin 2019, Dr Oumar Mariko, président du parti SADI, a animé une conférence de presse au siège de son parti à Djélibougou. Le but de cette conférence était d’édifier les journalistes sur la position du parti sur le dialogue inclusif et sur la volonté du gouvernement d’installer le quartier général du G5 Sahel au pied de la colline de Badalabougou SEMA.

Lors de la rencontre, Dr Mariko a profité pour se prononcer sur d’autres sujets d’intérêt public, notamment, sur la prolongation du mandat de l’assemblée nationale et sur le conflit inter-ethnique. Aussi, deux déclarations ont été lues par le parti dans lesquelles, il informe l’opinion nationale et internationale que certaines institutions et structures dont l’Assemblée nationale, le ministère de l’administration territoriale, de la réforme de l’Etat, la Primature et la Présidence de la République sont en train d’organiser des rencontres disent-elles pour préparer le Dialogue National Inclusif.

Selon Dr Mariko, suite à l’invitation du parti par la commission Loi de l’assemblée Nationale, sachant bien que cette assemblée est illégitime car n’ayant plus le mandat du Peuple et le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation pour s’entretenir sur divers aspects de ce dialogue, le Parti SADI a donné ses appréciations sur les contours de ce dialogue. Se sont : les démarches préparatoires, la question de la représentativité des acteurs, le sort qui sera réservé et ses résolutions et accords ainsi que d’autres aspects garantissant son caractère inclusif voir souverain.

Le parti rappelle au Président de la République que la situation est grave. L’abandon de nos compatriotes de l’immigration, l’expropriation des terres de pâturage et de culture, l’insécurité, les injustices et les inégalités, les conflits de tous genres, la destruction de l’environnement et l’exploitation anarchique et insouciante des ressources naturelles, ………, bref, tous ces maux que vivent nos concitoyens imposent qu’il se ressaisisse et qu’il prenne la dimension réelle de la situation.

Le parti SADI demande au Président de la République d’impliquer réellement tous les acteurs dans le processus de préparation, dans le choix des participants et participantes dans l’organisation et la mise en œuvre du dialogue inclusif. Aussi, il dira que le Président de la République doit rassurer les partis politiques, les mouvements sociaux et syndicaux, les milices armées, les FAMAs, les victimes de violences et d’injustices divers, les masses laborieuses et tout notre Peuple qu’il sera garant de la mise en œuvre des résolutions et recommandations issues de ce dialogue dont les conclusions s’imposeront à toutes les institutions de la République.

« En attendant le début d’un vrai processus inclusif, le parti SADI ne sera complice d’aucun faire semblant de dialogue sans une véritable implication dans tout le processus de préparation, le choix du Médiateur qu’il veut irréprochable et impartial », a-t-il déclaré. En ajoutant que, contrairement à ce qui se dit, le parti n’a nullement été associé à un quelconque choix desdites personnalités devant conduire les travaux du dialogue inclusif. Pour le parti, les personnes nommées n’ont pas l’envergure d’une telle mission.

D’autres parts, le parti a fait une déclaration relative à la présence du QG du G5 Sahel à Badalabougou. Le parti demande au gouvernement du Mali de déplacer le quartier général du G5 Sahel actuellement installé à Badalabougou, au cœur de Bamako. « Le siège du G5 Sahel doit être au front et non dans les quartiers résidentiels de Bamako », a-t-il signalé.

Le SADI soutient les mouvements et actions de protestations entreprises par les populations de Badalabougou et de Bamako pour mettre fin à cette occupation qui met en danger les paisibles populations et autres structures civiles vivant dans le quartier.

Le parti demande à tous ces militants et militantes de se mobiliser, en utilisant tous les moyens de lutte pacifique, avec les acteurs en lutte contre cette présence du G5. Il demande au gouvernement du Mali de déplacer le QG du G5 dans d’autres zones qui seraient proches du centre des opérations militaires et épargner aux populations d’autres souffrances supplémentaires.

« La prolongation du mandant de l’assemblée nationale n’est qu’une façade, ce n’est pas une loi. Tout ce qui est en train de se passer aujourd’hui (conflits intercommunautaires, inter ethniques), c’est la faute du régime d’IBK », a-t-il conclu.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.