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Démocratie malienne menacée : Des partis politiques et des acteurs de la société civile se dotent d’un Front

lundi 8 octobre 2018

Un nouveau regroupement politique a vu le jour au Mali. Le Samedi 6 octobre 2018, au QG de Campagne du Candidat Soumaïla Cissé, des acteurs de la scène politique malienne se sont regroupés pour donner naissance au Front pour la sauvegarde de la démocratie.

Une trentaine de partis politiques, des mouvements politiques, des syndicats, des associations, des leaders d’opinion, des personnalités de toutes obédiences, des citoyens attachés au respect des libertés démocratiques fondamentales, des organisations faîtières des Maliens de l’extérieur, mais tous réunis autour des idéaux de la Démocratie et du respect des libertés publiques, ont apposé leur signature sur la déclaration donnant naissance au Front pour la sauvegarde de la démocratie.

La cérémonie de lancement a enregistré la présence de Soumaila Cissé, Chef de Fil de l’opposition, président du parti Union pour la république et la démocratie (URD). Il avait à ses côtés son directeur de campagne, ainsi que des présidents des partis politiques. Au cours de cette cérémonie, une déclaration a été lue par Paul Ismael Boro, qui avait fait l’objet d’un enlèvement, il y a quelques semaines.

Selon Paul Boro, le Front pour la sauvegarde de la démocratie se fixe comme objectif stratégique de Rassembler les forces vives des partis et mouvements politiques, des syndicats et organisations populaires et celles de la diaspora, des personnalités et leaders d’opinion ainsi que des activistes pour sauvegarder la démocratie contre les dérives du régime en place.

Prenant la parole, Tiébilé Dramé, refusant les résultats des élections présidentielles, dira que IBK n’a pas gagné ces élections présidentielles. « Le combat n’est pas fini. Il est loin d’être terminé. Parce que la victoire du peuple a été volée. Pour ce faire, la lutte doit continuer pour restituer au peuple sa victoire. II doit continuer pour faire respecter le choix souverain, pour le respect de la souveraineté nationale de notre peuple. Car ce qui est en cause dans ce pays c’est l’essentiel. Ce combat est le combat du peuple malien, ce n’est pas le combat de Soumaila Cissé, ni de ceux qui l’ont soutenu, ni de la plateforme et la coalition », a-t-il déclaré. Avant de préciser que ce front est une coalition de lutte et très bientôt, il va démontrer le nouveau souffle du peuple malien.

« Cela fait bientôt deux mois que notre démocratie est piratée et manipulée par un régime dont la légitimité est plus que jamais contestée tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Bientôt deux mois que le pays est menotté et emprisonné par un pouvoir dans les pratiques autocratiques. Bientôt deux mois que notre nation se couvre de ridicule institutionnel international, que le Président sorti de la machine a fraudé avec une désinvolture coupable par son absence de vision et sa propension privilégiée dans une lutte pour son destin personnel et familial. Bientôt deux mois que notre patrie est sacrifié et oppressé par des violations de droits de l’homme, par des assassinats ou des attaques meurtrières, des revendications sociales catégorielles, des montées de haine, des conflits intercommunautaires, des abus d’autorités, des lâchetés administratives, et des compromissions mafieuses et claniques », a déclaré Soumaïla Cissé.

Selon lui, durant les trois derniers mois le mali a enregistré 58 attaques terroristes, 287 morts, plus de 50 000 déplacés. Il pense que ce décompte macabre est un signe d’alarme fait par le secrétaire général des Nations Unies. « Notre Mali ne sera plus notre Mali, si nous nous courbons l’échine devant la loi taillée sur mesure pour et par une minorité prédatrice. Il ne sera plus notre Mali si nous mettons un genou à terre pour vénérer la joie d’une enrichie et cupide élite engagée à faire les malheurs et à augmenter la douleur des populations pauvres ou déjà misérables. Il ne sera plus notre Mali si nous nous couchons devant la perversion orchestrée de notre démocratie, devant le totalitarisme économique d’une dirigeante minorité, devant l’obsession de cette même caste. Il ne sera plus notre Mali si nous sommes gagnés par la corruption, la fraude, l’invention de la peur et de la torture, le dictat de l’argent salle. C’est perdu pour la liberté », a-t-il ajouté.

Pour cela, il dira que cette déclaration est donc un appel à la liberté. Il a ajouté que c’est un ouvrage de combat, le combat collectif. Avant de préciser que c’est un combat de résistance contre l’indignité, l’insécurité, la précarité, la duplicité et la trahison. « C’est un combat pour la vie, pour l’avenir de tous les maliens de l’intérieur aussi bien que la diaspora », a-t-il estimé. Et, d’ajouter : « Soyons en ce jour sombre prêts à affronter l’adversité pour forger une nation souveraine, apaisée et prospère, de défendre nos valeurs et nos vertus pour faire grandir la démocratie », a-t-il lancé.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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