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DJIBRIL BARRY, CANDIDAT DU PARTI FARE-AN KA WILI A NIORO : « Une fois élu, je serai le député du peuple »

lundi 23 mars 2020

Secrétaire générale de la section de Nioro du Sahel, membre du secrétariat permanent des Fares, Djibril Barry est le candidat du parti Fare An ka Wili dans la circonscription de Nioro. Le comptable agrée inscrit sur le tableau de l’Ordre des experts comptables du Mali, expert judiciaire près de la Cour d’appel de Bamako, est en alliance avec l’UDD et le PMDS. Dans l’interview ci-dessous, il revient sur les enjeux des élections législatives dans la circonscription électorale de Nioro du Sahel. Pour M. Barry, les législatives du 29 mars doivent être des votes sanctions.

Arc-en-ciel : Pourquoi vous vous êtes porté candidat aux législatives à Nioro ?

Djibril Barry : Je viens dans la politique pour pouvoir aider les populations. La plus part des politiques pensent que la politique, c’est s’enrichir, se faire la poche et puis plus rien. Ils ne sont jamais là pour défendre les intérêts du peuple. Nous, c’est le contraire, nous venons pour défendre les intérêts du peuple. Je dis que sans politique, nous, nous vivons bien. Mais, le bonheur d’un seul individu n’est pas le bonheur pour nous. C’est pourquoi, j’ai décidé de me porter candidat pour défendre le peuple et surtout ma circonscription.

Nioro est une zone aride qui a des conditions climatiques, économiques et sociales qui n’ont rien à envier au Grand Sahara. La vie y est pénible. Malheureusement, les populations se sont trompées en matière d’élection. Elles ont toujours élu des gens qui ont déçu, qui les ont trompés. Ces individus sont venus à la politique pour s’enrichir. J’ai constaté que dans la majeure partie des cas, ceux qui sont arrivés au pouvoir par les élections étaient des gens très démunis, mais au bout de leur mandat, ils se sont retrouvés avec des fortunes inimaginables. Moi, élu, je ferai de sorte que ma priorité soit le développement économique, social et culturel de mon peuple.

Ceci étant dit, je demande à la population qu’elle tire les leçons du passé. Lors des élections passées, elles ont élu des gens qui les ont trahis. Nous, ce n’est pas pour de l’argent qu’on cherche à être député. On a mis l’argent dans le développement avant même d’être dans la politique. Je suis dans les associations de développement. Je suis le secrétaire de l’association pour le développement du cercle de Nioro, je suis dans le collectif du Sahel occidental. Le développement, c’est mon combat. Le rôle d’un élu, c’est de protéger ses populations. Une fois, élu, mon objectif, c’est d’être le député du peuple. Je n’hésiterai pas à prendre le contre-pied d’une décision dont la portée peut porter préjudice à la population.

Qu’est-ce-que vous pensez du député actuel, c’est-à-dire dans les conditions politiques, historiques, sociales du Mali, quelle image le député actuel vous donne ?

D.B. : C’est une image qui n’est pas reluisante. Parce que beaucoup d’entre eux font de la figuration, beaucoup d’entre eux sont dans la mouvance présidentielle, simplement pour de quoi se mettre sous la dent. Quand ils sont élus, ils ne retournent pas faire la simple restitution à leur basse, leur peuple. Ça veut dire, qu’ils sont à l’Hémicycle pour les sessions. Nos députés ont compris autrement leur rôle. Au Mali, ceux qui ont des électeurs sont rarement sérieux et ceux qui sont sérieux sont rarement élus. Le seul problème au Mali dans le domaine des questions électorales, c’est la transparence des élections.

Vous croyez à un changement possible de mentalités, des mœurs, une assemblée digne de ce nom ?

D.B. : En tout cas, moi je jouerai ma partition. Ce n’est pas facile de changer les mentalités en un temps record. Sinon, les prochaines élections doivent être des votes de sanction. Le bilan de la majeure partie des élus est catastrophique. Leur bilan joue contre eux. Mais malheureusement, les populations oublient vite très souvent. Et du coup, les politiques véreux viennent, les appâter par de petites sommes et puis encore, ils sont réélus. Je crois que le peuple malien et surtout les Niorois cette fois, ont eu une solide expérience, c’est sûr et certain que ça aura un impact sur les élections.

Vous serez devant ces populations pour battre campagne, que leur diriez-vous ?

D.B. : Je leur dirai de ne pas prendre l’argent avec quelqu’un. S’ils prennent l’argent c’est qu’ils hypothèquent leur avenir, leur développement. Une fois que ces gens sont réélus, ils ne les regarderont plus, ils les oublieront.

Tout le monde est unanime là-dessus que tous ceux qui avaient eu la confiance du peuple lors des élections passées n’ont pas daigné revenir rendre compte aux populations. Dans la vie, il faut savoir tirer les leçons du passé. Dans la vie, si on retombe dans les mêmes erreurs cela veut dire qu’on a peu de chance de s’en sortir. Je dirai aux populations de Nioro de sortir massivement retirer leurs cartes d’électeur et de voter utile. Et voter utile, c’est faire confiance à la coalition Fare An ka wili, UDD, PMDS.

Propos recueillis par
Mamadou Sidibé
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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