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Coopération Mali/Libye : Une mission parlementaire invite l’Etat malien à revoir sa copie

mardi 21 février 2017

Les responsables du parti de la Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI) étaient face aux journalistes le lundi 21 février 2017. La conférence s’est tenue au siège du parti SADI. Elle était animée par Dr Oumar Mariko, président du parti, Yehia Ag Mohamed Ali, secrétaire aux relations extérieures. Cette conférence rentre dans le cadre de la restitution d’une mission en Libye d’un certain nombre de députés maliens en Libye, dont Dr Oumar Mariko. C’était du 5 au 6 février pour le départ et les 10-11 février 2017 pour le retour. L’équipe parlementaire était composée de 6 députés : Souleymane Ouattara et Fatoumata T Simpara de l’ADP-Maliba, Amadou Diéplé de l’Adema, Noumogo du RPM, Modibo Coulibaly du PIDES et Oumar Mariko de SADI. La délégation a été reçue à Beida par le vice-ministre des affaires Etrangères, ensuite par le Premier ministre Libyen, à Benghazi par l’adjoint de Haftar, reconnu par le parlement libyen.

Après avoir expliqué comment ils se sont retrouvés en Libye face aux hommes de médias, Dr Oumar Mariko, président du parti SADI a fait une brève introduction suite à sa mission en Libye suite à l’invitation du parlement Libyen.

Selon lui, la Libye et le Mali sont logés aujourd’hui à la même enseigne. Un voyage qui a été pris en charge par le parlement Libyen. Deux pays dont l’Etat n’exerce pas toute sa souveraineté sur tout son territoire. Deux pays qui sont aujourd’hui sous la commande à peu près de la Communauté Internationale. Deux pays qui sont en face de reconstruire leur armée nationale pour la paix et la sécurité. En plus, dans ce pays, il y a beaucoup d’insécurité. « Nous y avons beaucoup de migrants qui sont devenus aujourd’hui des otages et même des fonds de commerce pour des bandes armés qui se partagent à Tripoli » a-t-il précisé.

De regard des Maliens, « nous estimons que le Mali et la Libye ont intérêt a collaboré pour le retour de la paix et de la sécurité parce que tous les mouvements terroristes qui se trouvent à l’intérieur du Mali, ont leur nid en Libye. Donc, si le Mali et la Libye ne se mettent pas ensemble pour contraindre ce fléau, ce qui va se passer, la Libye que nous avons vu est déterminée, la Libye que nous avons vu, va régler très rapidement son problème. La Libye que nous avons vu avec la reconstruction de leur armée, nous pensons que cette Libye va gagner. Mais que cette Libye gagne alors que le Mali soit à la traine, le risque de voir passer certains milices au Niger et ou vers le Mali. Ce qui va alors davantage compliquer la situation de notre pays », a-t-il estimé.

« Nous sommes allés pour que nos autorités comprennent qu’il y a un nécessaire collaboration entre le Mali et la Libye. Ceci passe nécessairement par le respect que les autorités maliennes doivent avoir à l’égard des autorités légitimes et légales de la Libye, représentées par le parlement libyen et le gouvernement », a indiqué Oumar Mariko.

A en croire Dr Mariko, la mission a déposé son rapport le lundi 20 février 2017, au niveau du parlement (l’assemblée nationale du Mali), et elle est ouverte à la discussion avec toutes les autorités à savoir : le ministère des Affaires Etrangères, le ministère des Maliens de l’Extérieur qui malheureusement vole très bas dans cette affaire.

Selon Oumar Mariko, la vision actuelle des autorités maliennes est extrêmement faible par rapport à la situation. Prenant la parole pour complément d’information, le secrétaire aux relations extérieures, Yehia Ag Mohamed Ali a expliqué que c’est à cause de l’insécurité que la mission n’est pas rentrée à Tripoli pour aller voir l’ambassadeur. Pour lui, à Tripoli, il n’y a pas un Etat organisé mais plutôt des milices. A ses dires, les ambassades ont été délocalisées de Tripoli. Il y a sept ambassades africaines et huit Asiatiques. Par contre selon Yehia Ag Mohamed, ils ont parlé avec les maliens de Benghazi qui n’ont aucun problème. Aux dires du secrétaire aux relations extérieures, actuellement il y a 400 maliens à Benghazi et 7000 en Tripoli.

Lamine Kané

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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