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Commerce entre le Mali et les USA : Les opérateurs économiques à l’école de l’AGOA

mercredi 31 octobre 2018

Youssouf Bathily, président de la chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) a présidé le mercredi 31 octobre 2018, l’atelier d’information et de sensibilisation sur la stratégie de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA). C’était dans la salle de conférence de la chambre de commerce et d’industrie du Mali.

L’ouverture des travaux a enregistré la présence de Hannah Akinbiyi, conseillère économique et commerciale de l’ambassade des Etats Unis, de Lanfia Camara, président du comité national AGOA. L’objectif est d’informer le plus largement possible tous les opérateurs économiques intéressés afin qu’eux-mêmes puissent tirer le maximum de profits de l’AGOA, et que la balance commerciale de notre pays puisse également en ressentir les retombées.

La conseillère économique et commerciale de l’ambassade des Etats-Unis, a salué l’initiative dans la mesure où il s’agit de renforcer les liens commerciaux. Elle a estimé que l’objectif principal de l’AGOA est de stimuler la création d’emplois et le développement économique en Afrique subsaharienne, d’augmenter ainsi la stabilité et la prospérité pour toute la région.

« Le Mali a beaucoup à offrir aux Etats Unis et je suis ici aujourd’hui pour expliquer comment nous pouvons tous travailler ensemble pour accroitre les investissements américains au Mali et de créer des opportunités commerciales durables pour les Maliens d’exporter aux Etats Unis », a-t-elle indiqué. Avant d’ajouter que AGOA permet aux produits issus de pays admissibles comme le Mali, en Afrique subsaharienne, un accès préférentiel au marché américain. Outre, elle a indiqué que 4 600 produits bénéficiant du système généralisé de préférences (GSP). Avant d’ajouter que l’AGOA permet à plus de 1 800 produits supplémentaires d’entrer sur le marché américain en franchise de droits de douane. « Grâce à l’AGOA, les exportations des hydrocarbures de l’Afrique subsaharienne vers les Etats-Unis ont presque doublé et les autres types d’exportation ont triplé », a-t-elle confirmé. Elle a révélé que, pour sa part, le Mali n’a pas encore pleinement profité des opportunités offertes par AGOA. Selon elle, en 2016, les exportations du Mali vers les Etats-Unis étaient de 4, 310 millions de dollars seulement.

Elle a révélé qu’il existe des opportunités pour les exportateurs maliens sur le marché américain avec des produits comme : la gomme arabique, le beurre de karité, les noix de cajou, les céréales transformées, la mangue séchée, l’artisanat textile... La conseillère a déclaré qu’actuellement, le Mali ne profite pas pleinement des avantages qu’offre l’AGOA. Selon elle, deux principaux facteurs pourraient expliquer cette sous-utilisation de l’AGOA au Mali. Ce sont : le secteur privé malien n’a pas une connaissance suffisante du marché américain et le Mali n’a pas encore commencé à mettre en œuvre sa stratégie d’utilisation de l’AGOA.

« La promotion ainsi que l’utilisation efficiente de l’AGOA ne saurait être la responsabilité d’une seule corporation donnée », a-t-elle indiqué. Pour cela, elle dira que les efforts conjugués de tous permettraient certainement d’augmenter l’utilisation de l’AGOA et par conséquent, booster les exportations des pays africains vers les USA.

Youssouf Bathily, Président de la chambre de commerce et d’industrie du Mali, a témoigné que jusqu’à maintenant, les opérateurs économiques maliens n’ont pas tiré tous les avantages attendus de l’AGOA en termes de volume d’exportation des produits concernés vers le marché américain. Il a rappelé qu’en 2015, le Mali n’a exporté que pour 4,5 millions de dollars vers les Etats-Unis d’Amérique, dont seulement 4, 17 millions de dollars sont entrés en franchise de douane dans le cadre notamment de l’AGOA. « Il nous faut donc outiller davantage nos opérateurs économiques pour porter le volume de nos exportations dans le cadre de l’AGOA à un niveau confortable », a-t-il indiqué. Pour dire que cela au moment où tous les efforts sont en train d’êtredéployés par le ministère en charge du commerce pour booster les exportations.

Le président de la CCIM a rassuré le comité national AGOA de son accompagnement dans l’accomplissement de sa mission. Et, l’a invité à associer à ses formations des opérateurs économiques intéressés de l’intérieur du pays et si, possible, organiser des séances de formation à leur intention.

Pour sa part, Lanfia Camara, président du comité national AGOA, dira que le Mali à l’instar des autres pays, n’a pas beaucoup tiré profit des énormes possibilités de la loi AGOA. « C’est dans ce cadre que le comité national AGOA a estimé que tenir un atelier pour revisiter l’AGOA, pour apprendre aux participants comment bénéficier de la loi sur AGOA parait opportun à nos jours », a-t-il indiqué.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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