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CONTRE LA REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le FSD se prépare pour une autre bataille

lundi 17 juin 2019

Soumaila Cissé et ses alliés veulent ouvrir à nouveau un front contre la prorogation du mandat des députés et contre la révision constitutionnelle.

Que veux l’opposition malienne ? C’est l’interrogation à laquelle tente de répondre les maliens après le rejet de l’accord politique de gouvernance et de la prorogation du mandat des députés.

On les croyait mature en politique et soucieux de l’avenir du Mali, l’opposition malienne dirigée par le candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle, Soumaila Cissé, vient de monter une fois plus sur ses grands chevaux en disant être contre la révision constitutionnelle, la prorogation du mandat des députés et l’accord politique.

Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 13 juin 2019, les présidents des partis politiques du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) ont rejeté l’accord politique de gouvernance signé le 2 mai 2019, ainsi que la seconde prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale et la révision annoncée de la Constitution. Soumaila cissé et ses amis estiment que la plus urgente mesure de sortie de crise est l’organisation préalable d’un dialogue politique national inclusif qui permettra aux Maliens de se parler afin de sauvegarder l’essentiel.

Autrement dit, pour le regroupement politique, toute initiative que l’Etat entreprendra doit venir des recommandations du dialogue politique inclusif et pas plus.

Oui au dialogue politique, mais pourvu que sa tenue n’entrave pas le fonctionnement des institutions de la République. Or, Soumaila Cissé et ses amis veulent que les choses s’arrêtent jusqu’à la tenue du dialogue politique national inclusif. Les exigences des partis membres du FSD semblent être difficiles dans la mesure où nous avons affaire à des situations urgentes qu’il faut bien gérer. C’est bien le cas de la prorogation du mandat des députés. Cette prorogation est devenue une exigence de l’heure dans la mesure où le mandat des députés arrive à terme le 30 juin 2019.

Soumaila cogne Tiebilé

La rencontre a bien été une tribune pour les présidents actuels du FSD de jeter une pierre dans le jardin de leurs anciens alliés que son le Parena et le PSP. En effet, deux poids lourds du FSD ont signé l’Accord politique qui a permis l’ouverture du gouvernement à l’opposition. C’est ainsi que le président du Parena Tiebilé Dramé et celui du PSP Oumar Dicko ont intégré le gouvernement formé par Dr Boubou Cissé.

Interrogé par des confrères sur la signature de l’accord politique par des partis membres du FSD, son président avait affirmé respecter le choix de son ancien allié Tiebilé Dramé. Désormais à la commande de la diplomatie malienne, Tiebilé Dramé semble être dans la mire de tire de Soumi-champion. Lors de la conférence du jeudi 13 juin 2019, le président de l’URD a tenu un autre argument qui si on peut le dire considère les Tiebilé comme des traites. « La majorité des partis politiques du FSD a décidé de ne pas participer à la formation du gouvernement. L’entrée de Tiébilé Dramé et Oumar I Dicko n’engage point le FSD », a affirmé Soumaïla Cissé. Ces propos de l’enfant de Niafunké a surpris plus d’un étant donné que Tiebilé a été un acteur clé dans les luttes menées par le FSD. Aujourd’hui que les leaders du FSD laissent croire l’entrée de Tiebilé et Dicko n’engage pas le FSD, cela sous entend que Soumaila s’est juste servi du président du Parena à un moment bien donné.

Le FDS vient de démontrer qu’en politique, on se lie en fonction des intérêts et que l’ami d’aujourd’hui peut devenir l’adversaire de demain et que tout peut arriver quand les intérêts divergents.

Mohamed Keita
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.