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Autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication : un projet pour mieux outiller les jeunes

samedi 27 juillet 2019

Yaya Sangaré, ministre de la communication, chargé des relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, a présidé l’ouverture de l’atelier de lancement du projet : « autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication ». C’était à l’hôtel Salam de Bamako.

L’ouverture des travaux de ces deux jours a enregistré la présence du représentant du chef du Bureau de l’UNESCO Mali, ainsi que la présence des journalistes communicants et des étudiants dans ce domaine.

Le projet est mis en œuvre dans 10 pays ciblent : Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal et Europe (Bruxelles et Italie). Il a une durée de 3 ans (2019-2021) avec un budget estimatif de USD 3 600 000. Il vise à donner aux jeunes garçons et filles les moyens de prendre des décisions éclairées sur les questions migratoires grâce à un meilleur accès à une information de qualité.

En conséquence, le projet contribuera à renforcer la capacité des professionnels des médias à rendre compte de la migration tout en promouvant des normes et des bonnes pratiques en matière de droit de l’homme et des approches sexo-spécifiques et inclusives de la couverture de cette question dans les pays cibles. Ce projet cible notamment, les jeunes hommes et femmes journalistes, Associations de jeunes, jeunes migrants et potentiels migrants, médiats traditionnels et en ligne, influenceurs de l’opinion publique.

Certaines activités du projet comprennent le renforcement de manière significative des capacités des médias et des jeunes journalistes afin de permettre aux jeunes d’accéder à l’information sur les questions de migration, notamment par des sessions de formation ; l’adoption des modules dans les écoles de journalismes et des codes de conduite pour les journalistes et les médias afin de renforcer l’accès à une information de haute qualité fondées sur des normes d’éthiques, en relation avec la migration et les droits de l’homme. Ensuite, la protection des journalistes, notamment des jeunes, par le biais de journalisme d’investigation sur les migrations, la promotion d’une approche équilibrée entre les sexes en impliquant les femmes journalistes (jeunes) et en donnant aux femmes migrantes (jeunes) une voix dans le discours sur la migration, de soutenir les capacités des jeunes artistes africains talentueux à mieux informer sur la migration et sur les opportunités locales pour les jeunes dans les pays cibles et de faciliter les relations et les échanges d’informations entre les jeunes journalistes et les artistes africains et européens.

Le projet sera mis en œuvre, suivi et évalué sur la base d’une analyse contextuelle identifiants les besoins nationaux et locaux et d’un partage actif de l’information et de la coordination entre la direction du projet à l’UNESCO, MAECI et les principaux partenaires et acteurs dans les pays cibles. La gestion et la coordination du projet se feront en étroite coordination avec un comité consultatif du projet (PAC) comprenant des parties prenantes telles que la CEDEAO, les ministères, les agences des Nations Unies, les organes de presse, les organismes de réglementation, la société civile (OSC/ONG), MAECI/AICS.

Pour le représentant du chef du Bureau de l’UNESCO Mali, ce projet contribuera a amélioré l’accès à l’information d’une manière générale et particulière de l’opinion malienne, notamment les jeunes sur les risques et les opportunités liées à la migration à travers un contenu médiatique adapté qui répondrait à l’atteinte de l’objectif du développement durable. Cela sera une opportunité pour les médias et les journalistes de développer leur capacité pour faciliter l’accès à l’information et aux jeunes qui seront habilité grâce à une information de qualité à prendre des décisions éclairées en matière de migration.

Le Ministre de la communication, chargé des relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, a estimé que le projet contribuera à renforcer la capacité des professionnels des médias sur la migration, tout en promouvant, les normes et les bonnes pratiques en matière des droits de l’homme et des approches inclusif.

Selon les statistiques, 80% de migration africaines sont internes au continent africain. Elle concerne près de 20 millions de personnes. Environ 6 millions pour l’Afrique de l’Ouest et 3 500 000 en Afrique Central. Les femmes représentent 47% et les jeunes 16%. Malheureusement les capacités de nos médias à couvrir la migration sont relativement faibles. « L’information joue un rôle crucial dans la thématique migratoire dans notre pays. C’est pourquoi ce projet répond à la nécessité d’informer correctement notre jeunesse afin que la décision de migrer soit le résultat de choix libres et responsables et de nécessité », a déclaré le ministre.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.