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Attentat en Tunisie : ce que l’on sait de la kamikaze de Tunis

lundi 29 octobre 2018

Une femme a activé un engin explosif dans le centre de Tunis, sur l’avenue Habib Bourguiba, ce lundi 29 octobre, blessant plusieurs personnes. L’auteure de l’attaque a été identifiée.

Un attentat-suicide a eu lieu dans le centre de Tunis ce lundi 29 octobre 2018, un peu après 14h, a fait savoir le ministère de l’Intérieur tunisien. Une "femme kamikaze" a activé un dispositif d’explosif en s’avançant vers des véhicules de la police, garés devant le théâtre municipal de la capitale, situé tout près de l’ambassade de France. Il s’agit d’un quartier commerçant très fréquenté de Tunis, surtout à ce moment de la journée. L’attaque est survenue alors que la patrouille ciblée était en faction devant le centre commercial du Palmarium.

Contactée par Le Monde, une source gouvernementale a indiqué qu’il s’agissait bien d’un acte prémédité. "Il est clair que la femme visait des policiers", indique cette source au journal du soir. Les autorités ne communiquent que très peu sur l’événement pour le moment. La correspondante de France 24 a constaté sur place que "pour l’instant il n’y a aucune version officielle". Le ministère de l’Intérieur tunisien, par la voix de son porte-parole, a fait savoir que l’attaque avait fait 9 blessés, dont 8 policiers. Les autorités ont déployé un important périmètre de sécurité. Les blessés ont été transférés dans l’hôpital le plus proche.

Ce que l’on sait de la kamikaze de Tunis

Le journal en ligne Kapitalis indique que la kamikaze a été identifiée sous le nom de Mouna Guebla. Il s’agirait d’une femme âgée de 30 ans, originaire de Zarda. Elle serait inconnue des services de sécurité. Selon le média Réalités, la kamikaze n’avait pas de ceinture d’explosifs, mais s’était rendue sur place armée d’une grenade artisanale, qu’elle a actionnée en s’approchant des agents de la police. Selon Business News Tunis, cette bombe "ne contenait pas une grande quantité d’explosifs". La suspecte serait morte sur le coup. Cinq autres femmes, qui pourraient être impliquées dans ce qui est décrit comme un attentat, ont été interpellées par les forces de l’ordre, selon les informations de Kapitalis.

Selon la radio Shems FM, cette explosion a eu lieu près d’un rassemblement organisé par la famille d’un jeune homme qui a trouvé la mort, le 24 octobre dernier, lors d’une confrontation avec les douanes. Le décès de l’adolescent, tué sous les balles de policiers, a suscité une certaine émotion dans le pays.

Cet événement rappelle l’attentat survenu à Tunis le 24 novembre 2015. Ce jour-là, un kamikaze avait activé sa ceinture d’explosifs devant un bus de la garde républicaine, tuant 12 policiers. Cet attentat avait rapidement été revendiqué par le groupe terroriste Etat islamique, ce qui n’est pas le cas pour l’attaque survenue ce lundi 29 octobre. Le gouvernement tunisien avait fait savoir le 5 octobre dernier que l’état d’urgence, en vigueur dans tout le pays depuis 2015, avait été prolongé pour un mois. Il est probable qu’une nouvelle prolongation soit annoncée dans les prochains jours.

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Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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