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Assemblée nationale : Comme en 2012, Dr Oumar Mariko ne touchera pas ses émoluments après le 31 décembre 2018 ?

jeudi 6 décembre 2018

Dr Oumar Mariko, président du parti SADI, était face aux hommes et aux femmes de média le mercredi 5 décembre 2018, dans la salle de conférence de la radio KAYRA. L’objectif : informer l’opinion publique sur les activités du parti.

D’entrer de jeux, Dr Mariko a déclaré que pour le parti SADI, le 31 décembre 2018, le mandat des députés prend fin au Mali. « Le parti SADI n’a nullement voté pour la prolongation du mandat des députés. Ceux qui s’amusent à transformer le vote par abstention en un vote pour le ‘’oui’’ sont en train de vouloir jouer sur les consciences pour faire un nivellement vers le bas », a-t-il dénoncé.

Le président du parti SADI a rappelé que son parti a dit en juin 2012 qu’il ne serait pas question de violer la constitution en prolongeant le mandat des députés. « Pour nous, le 15 août 2012 signifiait la fin du mandat des députés de l’Assemblée nationale. A cette époque, nous n’avons touché à un franc de cette Institution. Cette année, nous allons procéder de la même manière qu’en 2012. Le SADI n’est pas un parti d’intérêt économique, ou une association de quelques individus. Nous sommes une conscience en mouvement qui veut mobiliser le peuple pour assumer son destin », a-t-il martelé.

Le sens des interpellations

« Il était question pour nous de ressortir la quintessence de toutes nos différentes interpellations. Que cela soit dans le monde économique, rural et sur le plan international », a-t-il révélé. Tout en rappelant qu’en 2007, le parti SADI a fait 12 interpellations parlées et 5 écrites. Aussi de 2013 à maintenant, il a enregistré près de 13 interpellations. Selon lui, elles n’avaient qu’un seul objectif : « éclairer le peuple malien pour juger la politique actuelle du pays et de poser la problématique de son changement effectif ».

Oumar Mariko a constaté que ce travail à peu prospérer par rapport à leurs attentes que sont : d’améliorer les conditions sociales économiques des populations et de la gouvernance, et de permettre la mobilisation du peuple malien au sein du parti pour la prise effectif du pouvoir et son exercice à l’idéal politique.

« Nous avons eu, très peu de satisfaction, dans la mesure où le nombre requis que nous voulions avoir, n’a pas été atteint, en termes de conseillers municipaux, de maires, de députés, et les voix de l’élection présidentielle. Cela n’a pas été effectif, mais nous avons remarqué que nous continuons à peser dans l’opinion nationale », a-t-il indiqué.

Cette conférence de presse a examiné d’autres questions, notamment le problème du découpage administratif. Sur ce point, il a précisé qu’en 2011 quand la loi sur le découpage administratif a été votée, le SADI, à l’époque, a dit qu’il s’agit d’un démentiellement progressif de la nation malienne. A cette même date le SADI a proposé de faire le bilan des 703 communes et des institutions qui ont été mises en place avant de se lancer dans une quelconque décentralisation dite poussée. Car selon lui, il s’agit de fragiliser notre pays qui a besoin d’un Etat fort et central, qui puisse décentraliser ses pouvoirs et être au service de la nation.

« Nous nous sommes opposés à cette loi, mais une contradiction apparait. Car pendant l’élection présidentielle, nous avons pris l’engagement de respecter le découpage des 9 régions qui sont restées. Parce que cela est encore dans l’ordre du possible », a affirmé Dr Mariko.

Par la voix de son patron, le SADI reste dans sa position de dire que le pays a besoin d’un débat politique. Et qui doit être imposé à tout le monde y compris le pouvoir. « S’ils décident de faire la décentralisation poussée, le SADI va faire la centralisation poussée », a-t-il lancé.

Ce fut aussi une occasion pour rendre hommage à Tidiani Tangara, Directeur de publication du journal « Dénonciateur » qui est décédé à la tâche. Il a aussi invité l’assistance et les maliens à avoir une pensée pieuse pour Birama Touré, un journal malien disparu depuis bientôt 3 ans. Et, dont le dossier a suscité une question orale qui a été adressée au ministère de la justice et à celui de la sécurité. Pour cela, il a fait savoir que, « Personne ne peut payer une information bien traitée et celui qui l’a produit. Personne ne doit porter atteinte à la liberté d’expression ».

Partant de cela il a demandé humblement à Mme Massa Dagnogo de retirer sa plainte contre le journaliste Yalcoué. Et de dire qu’elle ne sera jamais blanchie que lorsqu’elle sortira des décisions conformes à l’aspiration profonde de notre pays.

Le président du parti SADI a lancé un appel à toutes les coalitions et à la société civile de se retrouver, en leur qualité de forces patriotique pour une déclaration commune de condamnation de la prolongation du mandat des députés et d’exiger le respect des droits élémentaires des citoyens de notre pays, notamment la liberté d’expression et de la presse. Aussi-il a lancé qu’une marche est prévue le 8 décembre 2018 contre la violence qui a été exercé contre le député du parti SADI, contre la prolongation du mandat des députés. Il a invité la population à se mobiliser. Il a rappelé aux autorités qu’elles n’ont aucun droit à réprimer cette marche. Mariko a invité la presse à se mobiliser pour la cause des journalistes et pour un Mali démocratique et prospère.

« Pour sauver le Mali, une transition s’impose », a-t-il laissé entendre pour conclure.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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