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ANR : une occasion exceptionnelle pour s’interroger sur le type de citoyen et sur nos valeurs

mardi 4 janvier 2022

Repartis entre plusieurs salles du centre du CICB, les participants lors de la deuxième journée de la phase finale des assises nationales de la refondation (ANR) qui se sont poursuivies jusqu’au 30 décembre 2021, ont encore une fois de plus comme dans les phases précédentes manifesté leur engouement aux ANR.

Harouna Niang, membre de la commission nationale d’organisation des ANR et rapporteur de l’atelier de discussion N°2, dira que les choses se sont bien passées et qu’il y a eu vraiment un engouement. Selon lui, tout le monde voulait parler. « Aujourd’hui, à la matinée, nous avons eu plus de 120 intervenants notamment les maliens de l’extérieur, les régionaux », a-t-il indiqué.

Cette phase a permis d’écouter toutes les composantes du Mali. Mais, selon lui la question est qu’il y a beaucoup d’idées et de contributions qui risquent de poser des problèmes. Parce que tout ce qui a été dit demande beaucoup d’argent pour la mise en œuvre. Selon lui, il faut que tout cela soit versé dans le macro-économique et de trouver le financement pour les actions les plus pertinentes et les plus prioritaires.

« Toutes les propositions qui ont été faites demandent de l’argent pour la réalisation. C’est clair que le Mali n’aura pas les moyens de les financées toutes », a-t-il regretté.

A travers les débats, M. dit avoir constaté que les gens veulent vraiment booster la croissance économique pour que le changement soit senti au niveau de chaque malien, en terme d’augmentation de revenu. « C’est des objectifs nobles, il faut qu’on les retienne, de compter sur nous-mêmes, de valoriser nos produits, les transformer. Je pense que si on suit ces pistes, il y a de fortes chances que les Assises produisent des résultats considérables », a-t-il dit.

Pour sa part, Dr Togo Marie Madeleine, membre du panel, atelier de discussion n°3, thématiques 5, 7, 12, dira que la particularité de ces assises est d’avoir donné la parole au niveau village, commune, cercle et région.

« En tant que présidente, je constate un engouement important dans cette salle. Hier nous étions à 250 personnes et aujourd’hui nous sommes à environ 300 personnes (moment de la pause). S’il n’y avait pas les assises, il fallait les inventer sincèrement. Les maliens avaient besoin de se parler malgré qu’il y a eu beaucoup de rencontres dans le passé », a-t-elle fait savoir.

Aux dires de Dr Togo Marie Madeleine, pour le Mali nouveau, il faut que chacun accepte de changer. Certes, de renoncer à une partie de ses avantages pour le bien être des autres. Qu’il est bon que les maliens se parlent. Car, il y a eu beaucoup de sang et de larmes. Et il serait bon que les maliens se pardonnent. « Tomber c’est normal mais ne pas se relever c’est diabolique », a-t-elle conclu. Avant de dire que des propositions concrètes qui ont été faites soient mises en œuvres par les autorités pour donner du sens à ces rencontres.

De son coté, Mossadeck Bally, vice-président atelier de discussion n⁰ 3, dira également que le débat a été très intéressant, fructueux avec de très bonnes suggestions. « On sent vraiment qu’il y a un engouement. Les participants connaissent le problème et ont diagnostiqué tous les maux qui minent notre pays. On sent que les maliens ont besoin d’un sursaut national pour rebâtir ce pays. On a commencé par une exposition liminaire par des experts, les thématiques inscrites à l’ordre du jour, pour planter le décor. Pendant 20 minutes d’exposition, nous avons ouverts les débats pour recueillir toutes les suggestions. Par exemple rien que pour la thématique sur le dialogue sociale, on a eu près d’une centaine de personnes sur trois cent, qui ont pris la parole », a-t-il souligné.

A propos Jean Bosco Konaré, président de l’atelier de discussion n⁰ 4, il y a des questions d’intérêt national qui n’étaient pas explicitement dans les thématiques notamment ; les langues nationales et leurs introductions dans l’enseignement, le rôle des universitaires dans la vie nationale entre autres. Ces éléments qui ont suscité l’intérêt des participants, selon lui ont été mis sur la table et sur lesquelles, les gens sont intervenus et donnés leurs opinions. Par rapport à l’engouement, selon lui la participation a été sentie chez tout le monde.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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