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AJCAD-Mali : Voici les 7 candidats à l’élection présidentielle qui ont signé la carte d’engagement des jeunes

samedi 28 juillet 2018

Fatoumata Dicko, présidente de l’association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD), et Ousmane Maiga, secrétaire exécutif de ladite association, ont animé le samedi 28 juillet 2018 dans la soirée une conférence de presse sur l’atelier de restitution de l’analyse des projets de société de différents candidat à l’élection présidentielle du 29 juillet 2019 et d’élaboration de la carte d’engagement des jeunes. C’était à leur siège à Balabougou.

L’objectif de cette conférence de presse était de porter à la connaissance des uns et des autres les différents candidats à l’élection du 29 juillet 2018 qui ont signé le manifeste.

Au cours de cet atelier qui a eu lieu du 20 au 21 juillet et qui a réunit une cinquantaine de jeunes venus des différentes régions du Mali et de 15 organisations de jeunesse, il a été question de dégager les défis auxquels font face les jeunes dans le temps. Et pendant ces deux jours d’échanges, selon les conférenciers, ils ont identifié 13 défis prioritaires. A la fin de l’atelier après l’analyse des projets de programme de 24 candidats, 26 recommandations ont été faites pour corriger ces défis, aussi pour faire connaitre aux différents candidats les secteurs qui sont prioritaires pour les jeunes.

Ils ont indiqué que parmi les 24 candidats, qu’ils ont analysé les projets de société de 9 candidats. « Ces 9 candidats ont un projet bien axé sur la thématique des jeunes », ont-t-ils indiqué. Ces 9 candidats sont : IBK, Soumaila Cissé, Cheick Modibo Diarra, Kalfa Sanogo, Mamadou Diarra, Yeah Samaké, Modibo Kadioké, Aliou Bouacar Diallo et Modibo Sidibé. Ils ont indiqué que parmi ces 9, deux n’ont pas signé les recommandations, qui est de dire à tous les candidats de s’engager et de faire en sorte que les défis prioritaires identifiés par les jeunes puissent être au cœur de leurs actions. Les deux qui n’ont pas signé sont : Modibo Sidibé et IBK. Comme raison, ils diront que Modibo Sidibé s’est prononcé en disant qu’il est pour l’ensemble du peuple malien et n’ont pour la jeunesse en particulier. Pour IBK, sa direction a signalé qu’elle a reçu des instructions de ne pas signer aucun document ou manifeste. Ceux qui ont signé et qui ont fait des réserves sont Cheick Modibo Diarra et Mamadou Igor Diarra.

Selon les conférenciers, les recommandations qui ont été faites par rapport aux défis sont notamment : pour corriger l’insuffisance d’accès aux services sociaux de bases, ils ont recommandé de veiller au respect de la gratuité et de l’accessibilité à l’éducation primaire, de veiller à l’épanouissement strict et immédiate de la loi hospitalière au Mali, de pourvoir le renforcement du plateau technique dans les hôpitaux du pays, d’élaborer et adopter un programme triennal d’accès à l’eau avec un objectif de croissance annuelle de 30%.

Pour prendre en charge la faible implication des jeunes dans les instances de prises de décision au niveau local, il a été recommandé d’adopter une loi qui assure une meilleure représentation des jeunes dans les instances de prises de décisions et au sein des partis politiques ; d’impliquer les jeunes dans les débats sur les forums politiques et institutionnels envisagés.

Pour corriger l’inadéquation entre formation et les besoins du marché de l’emploi, ils ont recommandé entre autres : de reformer le système éducatif afin de l’adapter aux besoins du marché. Pour pallier à l’insuffisance des fonds alloués au secteur de la jeunesse, ils ont recommandé notamment de créer un fonds national spécifique d’appui à l’entreprenariat des jeunes et d’augmenter le budget des programmes pour le développement de la jeunesse.

Pour résoudre les difficultés liées à l’accès aux financements pour l’auto emploi des jeunes, ils ont recommandé de fusionner les structures en charge de la promotion de l’emploi. Pour prendre en charge la non protection des activités professionnelles en milieu rural pour les jeunes, ils ont proposé de sécuriser les exploitations et les exploitants et améliorer la bancarisation du secteur agricole.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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