Version imprimable de cet article Version imprimable | |

8ème édition des Journées minières et pétrolières du Mali : Développer les secteurs minier et pétrolier au profit des générations futures

samedi 16 novembre 2019

Les 12 et 14 novembre 2019, le centre international des conférences de Bamako a abrité la 8ème édition des journées minières et pétrolières du Mali (JMP). La cérémonie du lancement officiel a été présidée par le Dr Boubou Cissé, Premier ministre, Chef du Gouvernement. Le thème retenu pour cette édition était : « Développer durablement les secteurs minier et pétrolier au profit des générations futures ».

L’ouverture des travaux de cet espace de retrouvailles entre les acteurs miniers et collaborateurs du secteur minier a enregistré la présence de Mme Lelenta Hawa Baba Ba, ministre des mines et du pétrole, Mme Djiré Mariam Diallo, maire de la Commune III, Sediko Douka, Commissaire de la CEDEAO, Chargé de l’Énergie et des Mines, Mme Soukeyna Kane, directrice pays de la Banque mondiale.

Au cours de ces trois jours de travaux, les participants, à travers des sessions et des panels animés par d’éminents spécialistes et des personnalités de haut rang, ont abordé les problématiques liées à la gestion efficiente des ressources minières au profit des futures générations, la préservation de l’environnement dans le cadre du développement durable des secteurs minier et pétrolier, l’exploitation rationnelle des ressources, la diversification de l’exploitation minière en impliquant davantage d’autres catégories d’acteurs notamment les collectivités et communautés locales.

Il faut noter que la 8ème édition des journées minières et pétrolières du Mali (JMP), à regrouper plus de 400 délégués Officiels venant d’une vingtaine de pays à travers le monde. Elle intervient juste après l’adoption, par le Gouvernement, d’une Ordonnance portant un nouveau Code minier en République du Mali. Ainsi, le nouveau code minier tout en préservant l’attractivité du pays en terme d’investissements va permettre de corriger certaines insuffisances constatées dans l’ancien code minier. Celui-ci rendra conforme notre législation minière aux dispositions pertinentes du code minier communautaire qui vient d’être adopté par les pays membres de l’UEMOA.

À ajouter que le thème de la journée cadre bien avec l’objectif spécifique du CREDD 2019-2023 relatif au secteur à savoir : « diversifier et intégrer la production minière à l’économie nationale comme facteur de développement durable ».

Dans son intervention, Mme Lelenta Hawa Bah, a rappelé que le secteur connaît une croissance substantielle de sa production. Elle a évoqué les stratégies de diversification du secteur des mines en cours au Mali ainsi que l’adoption d’un nouveau code minier qui permettra au Mali de maximiser les retombées positives de l’exploitation minière sur le développement socio-économique. Elle a également informé l’assistance de la découverte d’une réserve de 31 millions 200 tonnes de lithium dans le cercle de Bougouni. Pour elle, l’exploitation de ce gisement permettra de créer 299 emplois permanents et ce, pendant 16 ans.

Partant de cela, Mme Lelenta Hawa Baba Ba n’a cessé de parler des avantages du secteur minier dans notre pays. Pour elle, le secteur minier veillera à la promotion d’une exploitation équitable et optimale des ressources minières en vue d’une large croissance durable et d’un développement socio-économique soutenu visant à améliorer le bien-être des maliens en général et des communautés et régions abritant les sites d’exploitation en particulier.

Pour la ministre des mines et du pétrole, le gouvernement avait pris acte de la politique nationale de développement du secteur minier et pétrolier qui sera définitivement adoptée dans les jours à venir. A ses dires, cette politique nationale de développement du secteur minier et pétrolier, en s’inspirant des orientations générales édictées dans le cadre de la Vision Minière Africaine, va faire de l’activité minière l’un des moteurs du développement durable à travers l’accroissement substantiel de la part des produits miniers dans le PIB.

Par ailleurs, les études géologiques ont identifié un potentiel important pour une base de ressource diversifiée comprenant en plus de l’or, le phosphate, le calcaire, le sel, la Bauxite, le Fer, le manganèse, le lithium, pour lesquels les investisseurs privés sont attendus.

Lors de cette cérémonie, Michael Reza Pacha, représentant de Enrroxs Energy mining Group, a remis un chèque de 650 millions de Francs CFA au Gouvernement, comme contribution pour le financement de la construction de l’école africaine des mines de Bamako.

Par la suite, selon Mme le ministre, en plus de l’Ecole Africaine de mines du Mali pour renforcer davantage les capacités humaines du secteur minier, démarrera bientôt le Projet de Gouvernance Minière du Mali avec l’aide de la Banque Mondiale.

« Ce projet est un projet majeur de gouvernance qui, après le Projet d’Appui de la Gouvernance des Industries Extractives de la Coopération allemande arrivé à terme, mettra en œuvre des activités axées sur l’amélioration de l’environnement favorable à la diversification et à la croissance, le renforcement de la gouvernance et la transparence des ressources, la maximisation de l’impact socio-économique de l’exploitation minière en développant des liens économiques et fiscaux avec l’économie locale », a-t-elle précisé.

Pour sa part, le Premier ministre a réitéré aux participants les salutations du Président de la République, Chef de l’Etat. Il a remercié tous les partenaires qui appuient le Mali en termes de développement local, tout en rendant hommage à Michael Reza Pacha pour le don qu’il a fait et a encouragé les autres sociétés du secteur minier à en faire de même.

Lors de cette rentrée, le Chef du Gouvernement a annoncé le financement de l’Ecole africaine des Mines à hauteur de 5 milliards par le Gouvernement. Il faut noter que se sont 13 mines qui sont actuellement en activité au Mali.

De son côté la directrice pays de la Banque mondiale, Mme Soukeyna Kane, a réaffirmé l’engagement du groupe de la Banque mondiale à accompagner le Gouvernement pour faire du secteur minier et pétrolier un moteur de croissance durable et inclusif.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.