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5ème CONGRES DU PARTI SADI : Le PIDS invite le pouvoir à initier un dialogue inclusif inter malien

samedi 23 mars 2019

« Aujourd’hui, plus qu’hier, le Mali a fortement besoin d’un consensus sur son avenir. Consensus qui peut éclore seulement d’un dialogue inclusif inter malien ». La déclaration a été faite par Lassana Samaké au nom du Parti de l’Indépendance, de la Démocratie et de la Solidarité (PIDS) de Daba Diawara. C’était le 23 mars 2019, à l’ouverture du 5ème Congrès du Parti SADI. Le PIDS y a aussi fait un appel pour le rapprochement avec le Parti SADI.

« L’engagement sans calcule au service de la Patrie, le respect scrupuleux des biens publics et le dévouement pour le Faso, sont des valeurs que le Parti SADI et le PIDS ont en partage. Ces valeurs que nous avons en partage doivent nous aider à nous rapprocher davantage, à unir nos efforts pour obtenir le Mali de nos rêves ». La déclaration a été faite par Lassana Samaké au nom du Parti de l’Indépendance, de la Démocratie et de la Solidarité (PIDS) de Daba Diawara.

« Le PIDS se reconnait et partage les valeurs que défend le parti SADI dans son combat pour bâtir un Mali véritablement indépendant, prospère, respecté, laïc où il fera bon vivre pour toutes les communautés et les générations futures », a indiqué l’envoyé de Daba Diawara à l’ouverture du 5ème Congrès de Parti SADI. Avant de déclarer qu’il profitait de la tribune pour réitérer leur appel au rassemblement pour une alternative crédible capable de prendre en charge les préoccupations majeures de notre peuple.

Il a ensuite levé le voile sur les 5 incertitudes qui menacent notre pays. Au nom du PIDS, il dira d’abord que le 5ème Congrès du Parti SADI se tient à un moment où l’incertitude de conserver le Mali des pères fondateurs habite tous les Maliens. Il a mis l’accent sur l’incertitude grandissante de l’insécurité dont on nous dit de faire avec, comme si elle était une fatalité. Il a aussi rappelé l’incertitude grandissant de l’espoir qui s’amenuise chaque jour, un peu plus, de voir rendre gorge à ceux qui ont dilapidé les fonds publics en passant des marchés douteux, souvent inutiles, mais toujours dispendieux, hors pris, pour satisfaire des caprices ou faire, comme on le dit, des renvois d’ascenseur. Le représentant de Daba Diawara a estimé que les maliens vivent une incertitude grandissant de l’adoption de lois, comme celle instituant les autorités intermédiaires qui non seulement violent la Constitution que chaque Malien doit défendre, mais plus grave, révèlent au grand jour que les autorités actuelles, seules détentrices légales et légitimes du Pouvoir souverain sont prêts à en partager l’exercice avec des groupes qui n’ont de légitimité autre que celle conquise par les armes. Enfin, il a mis en exergue l’incertitude quant à la pérennité même de notre système démocratique du fait du refus du Pouvoir actuel de comprendre qu’aujourd’hui, plus qu’hier, le Mali a fortement besoin d’un consensus sur son avenir. « Consensus qui peut éclore seulement d’un dialogue inclusif inter malien », a-t-il déclaré.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.