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26 mars 1992-26mars 2018 : La CAFO fête ses 26 ans

mercredi 28 mars 2018

Le Palais des Sports de Bamako a servi de cadre le lundi 26 mars 2018 à la célébration du 26èmeanniversaire de la coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO). La célébration solennelle de ce 26ème anniversaire de la CAFO, a été couplée avec les festivités du 8 mars et la célébration de l’avènement de la démocratie pluraliste dans notre pays. Elle a regroupé les femmes du Mali venues des quatre coins du pays, dont les femmes de la CAFO. Ainsi que d’autres personnalités. A l’occasion de la célébration de cet anniversaire, Mme Dembélé Oulématou Sow, Présidente nationale de la CAFO a prononcé un discours.

Mme Dembélé Oulématou Sow, Présidente nationale de la CAFO, à l’entame de ses propos, a rendu un vibrant hommage aux grandes femmes du Mali dont l’audace, le sacrifice et surtout l’œuvre ont permis que ce jour, par la grâce de Dieu, soit. « 26 mars 1992-26mars 2018 : la CAFO a 26 ans, et cela mérite d’être fêtée », a déclaré Mme Dembélé Oulématou Sow.

En soulignant l’importance de la femme dans notre société, elle dira qu’elle a joué un rôle éminemment important pour la stabilité, l’épanouissement et la pérennité de la société. Partout les moyens, dira Mme Sow, elle fut au cœur de toutes les alliances, de tous les compromis intercommunautaires. Elle a ajouté que c’est elle qui sert de lien principal entre les communautés du Mali, dans toutes les régions, à toutes les époques de l’histoire. Elle dira que c’est pourquoi, ce sont elles qui sont les mieux aptes à porter la mission de la reconstruction du tissu national, celle de la consolidation de l’unité nationale.

« La femme sans doute de par ses rapports avec les autres, par sa position très souvent médiane et par sa bienséance est celle qui peut attendrir les cœurs et apaiser les conflits pour rappeler les méfaits des conflits entre les frères et les sœurs », a-t-elle affirmé. Avant d’ajouter que cette femme, c’est aussi, celle qui la première, se réveille dans chacun des 12 000 villages du Mali, pour préparer maris, enfants, parents et hôtes à la journée qui les attend, en plus de tous les sacrifices consentis au service de la communauté. Elle a jouté que c’est aussi elle qui, dans nos campagnes croule sous le poids de nos traditions, anime nos marchés et égaie nos foyers. Pour dire que cette femme mérite d’être célébrée avec faste et fougue, car sans elle, il ne saurait y avoir de Mali, ni de pays.

Mme Sow a rappelé que l’avènement de la démocratie dans notre pays a fortement contribué, à l’amélioration de la condition de la femme. Cependant, selon elle, force est de constater qu’aujourd’hui malgré tous les efforts, il faut rappeler que la femme demeure dans une condition très difficile qu’il faille absolument corriger par plus d’actions.

« la femme subit de nombreuses injustices dans la société, que cela soit aux niveau des services sociaux de base, de l’emploi, du salaire, du foncier, de la représentativité, des interdits sociaux et du harcèlement », a-t-elle dénoncé. Dans le cadre de la crise survenue au Mali selon Mme Sow, « on constate une augmentation importante non seulement du nombre mais aussi de la gravité des violences faites aux femmes au cours de ces dernières années dans le centre et dans le nord du Mali ». De ce fait, elle a signalé que les femmes du Mali ont besoin d’être protégées, d’être accompagnées, d’être écoutées et d’être associées à tous les processus nationaux et ce, à leur juste valeur. Pour ce faire, elle dira que les femmes du Mali comptent sur leur Président de la République, pour engager l’action publique dans toute sa splendeur, afin qu’elles puissent vivre dignement soutenir la société.

En concluant son intervention, elle a lancé un appel vif aux femmes du Mali de se donner la main, à s’organiser et à travailler pour leurs droits, afin qu’elles puissent s’épanouir pleinement dans la société.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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