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    Semaine nationale de la Francophonie : Pour promouvoir la culture nationale de la Francophonie

    jeudi 8 juin 2017 , par Assane Koné

    « Francophonie, mission, domaines d’intervention et organisation », tel est le thème de la semaine nationale de la Francophonie. Dans le cadre de la célébration de cette semaine, organisée chaque année le 20 mars, le réseau Malimédias en partenariat avec la commission nationale des cultures africaines et de la Francophonie (CNCAF), a organisée le dimanche 4 juin 2017, une conférence débat au grand hôtel de Bamako.

    Cette rencontre a été animée par Moustapha Dicko, Haut représentant du chef de l’Etat auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ancien ministre et Adama Wouane, administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie, ancien ministre de l’Education. C’était en présence de plusieurs Hommes de médias.

    Lors de cette rencontre, il a été question de faire connaitre la Francophonie, la commission nationale de la Francophonie et de la culture.

    Moustapha Dicko, haut représentant du chef de l’Etat auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie, a souligné dans son intervention que l’Organisation Internationale de la Francophonie est la plus grande organisation au monde après celle des Nations Unis.

    Moustapha Dicko a souligné que l’organisation de cette conférence est l’une des actions de la semaine nationale de la Francophonie. Selon lui, en tant qu’organisation, elle a besoin d’aller en profondeur et de répéter un peu ce que l’on dit chaque année pour que les uns et les autres puissent s’intégrer d’avantage.

    « Ce n’est pas que la langue, ce n’est pas que la phonie, mais au-delà de la phonie, c’est l’organisation internationale de la Francophonie » a-t-il déclaré.

    Il a constaté que cette année, il y aura une large diffusion de messages de la Francophonie. Selon lui, c’est la raison de la mobilisation de la presse et du monde de la communication, qui sont des vecteurs très importants.

    Le haut représentant, dans son exposé liminaire a rappelé que l’organisation internationale de la Francophonie a été créée à Niamey le 20 mars 1970. Mais avant, selon lui, elle était l’agence de coopération culturelle et technique. Il dira que cette agence est née de la volonté manifeste de forger un destin commun des Etats ayant en partage la langue française.

    Moustapha Dicko a fait savoir que les pères fondateurs de la francophonie sont : Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Habib Bourguiba (Tunisie), Norodom Sihanouk (Cambodge) et Hamani Diori (Niger). Il dira que c’est sous leur impulsion, que dès le début des années 1960 la communauté francophone s’est progressivement dotée d’un ensemble d’institutions gouvernementales.

    D’après lui, l’OIF regroupe aujourd’hui 84 Etats et Gouvernements qui sont repartis sur les 5 continents.

    Il a fait savoir que cette organisation vise principalement à promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique. Aussi, elle vise également à promouvoir la paix, la démocratie, les droits de l’homme. Il a indiqué que l’une de ses missions consiste aussi d’appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement superieur et la recherche Scientifique, de développer la coopération au service du développement durable.

    Cette organisation pour lui, soutien le français comme outil de promotion de la langue, comme langue de communication de l’enseignement et comme outil de travail et de developpement pour l’enseignement des pays francophone. Aussi le renforcement de la qualité du français comme langue étrangère de l’enseignement conceptualisé, le respect de la qualité linguistique et culturelle.

    L’OIF selon lui, c’est aussi un mouvement au service de la diversité culturelle et linguistique. C’est à dire qu’elle appuie les pays membres dans la promotion de leurs langues et de leurs cultures. Elle respecte et attend faire respecter la diversité de linguistique culturelle exploitée et tous les avantages que l’on peut en tirer. Dans son intervention, il dira qu’elle soutient le multilinguisme en favorisant les relations entre les peuples et les communautés sur le plan culturel, social, économique, politique et de l’éducation.

    Pour cela, « elle n’est donc pas seulement voué à la promotion et à la defense de la langue française », a déclaré le haut représentant. Il a expliqué qu’elle travaille également à promouvoir les patrimoines culturels et linguistiques des peuples qui constituent l’espace francophone.

    D’après lui, elle adhère aussi aux principes fondamentaux de la démocratie, la soumission de l’ensemble des institutions à la loi, la separation des pouvoirs, le libre exercice des droits de l’homme et la liberté fondemmentale dans la déclaration de Bamako de l’an 2000.

    Dans son effort de la démocratie, selon lui, elle appuie les systèmes judiciaires et la société civile œuvrant dans ce sens par la documentation et par la formation. Elle accompagne les états membres dans l’organisation des élections avant, pendant et après.

    La francophonie d’après M. Dicko, est fondée sur des valeurs universelles comme : l’éducation, la paix, la démocratie, la défense des droits de l’homme, la décentralisation et la bonne gouvernance.

    Elle accompagne le système éducatif à travers la formation des cadres, l’accompagnement des Etats dans l’élaboration et dans la mise en œuvre de leurs politiques nationales d’éducation dans le domaine de l’enseignement supérieur.

    M. Dicko a fait savoir que l’OIF dispose de 4 représentants permanant auprès des Nations Unis à New York, au près Nations-Unis à Genève, au près de l’UE, et au près de la commission économique de l’Afrique aux Nations Unis. Il dira qu’elle a aussi 5 bureaux regionaux dont 2 en Afrique.

    Pour sa part Adama Ouane, administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIT), ancien ministre de l’éducation, a jugé que le 20 mars, journée de la Francophonie est une date très importante et qui a une signification symbolique.

    Cette année, les réflexions ont aussi portées sur : « j’aime, je partage ». Selon M. Ouane, c’est pour montrer que cette langue que nous avons en partage, est en symbiose avec nos langues et cultures. « Cette langue nous dévons la promouvoir dans certains contextes. Notamment dans le contexte numérique », a-il-déclaré.

    Il a fait savoir que, le mandat de la commission est la promotion de la démocratie, des droits de l’homme, de la solidarité et le partage. Mais aussi la coopération culturelle et technique. Il a ajouté que le Mali est l’un des membres importants de la Francophonie. D’après lui, il occupe une place très importante au sein de cette organisation. Une personnalité très connue, Mme Mikael Jean, secrétaire général de la Francophonie en témoigne.

    « La francophonie est un projet commun, que nous avions avec beaucoup de pays » a-t-il ajouté. Pour cela, il y a une nécessité de faire sa promotion, pour le développement et le renforcement du pays. En vu de faire de la Francophonie une réalité au sein des populations et aussi des solutions concrètes à leurs problèmes de développement. Et d’être une organisation basée sur la valeur, des droits, la démocratie, le respect des différences, et la diversité.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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