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    Immigration : L’AME invite l’Etat malien à œuvre pour la sauvegarde des intérêts des maliens à l’extérieur

    mercredi 15 février 2017 , par Assane Koné

    L’AME a interpelé l’Etat malien à œuvrer pour la sauvegarde des intérêts des maliens de l’extérieurs en ne signant aucun accord de réadmission et en s’opposant à l’utilisation des Laissez-passer Européen (LPE) par les Etats membres de l’UE. C’était au cours d’une conférence de presse animée le 14 février 2017, à son siège à Djélibougou Doumazana.

    La rencontre a été aminée par le Président de l’AME, Ousmane Diarra, en présence de Mohamadou Konaté, expert et conseiller juridique de l’AME, Mme Doumbia Souadou Touré, ancienne migrante et chargée de l’accompagnement des enfants et des femmes au sein de l’AME, Ainsi que d’autres membres de l’association.

    Ousmane Diarra a rappelé que lors du Sommet UE-Afrique à la Valette les 12 et 13 novembre 2015, plusieurs points ont été soulevés sur la migration. Avant d’ajouter que l’idée d’un document de voyage européen (laissez-passer européen) et la conclusion des accords de réadmission pour faciliter le retour des migrants en situation soi-disant irrégulière et leur réinsertion dans leur pays d’origine ont été proposées.

    « A la suite de ces propositions, notamment celle relative au laissez-passer européen, les pays africains présents ont pourtant manifesté leur opposition. En dépit de cette opposition vis-à-vis de l’utilisation de ce document de voyage, certains Etats membres de l’Union Européenne (la France et la Suède) n’ont pas hésité à l’utiliser pour expulser les ressortissants des pays tiers qui seraient, semble-t-il, en situation irrégulière », a-t-il indiqué.

    « A titre illustratif. Ce qui est paradoxale. On a déjà accueilli deux maliennes expulsées de l’Europe au mois d’août 2016 avec un document de laissez-passer qui n’est même pas en vigueur et que le gouvernement Malien n’a pas reconnu », a déclaré le Président de l’AME Ousmane Diarra.

    De ce fait l’AME a interpelé l’Etat malien à œuvrer pour la sauvegarde des intérêts des maliens de l’extérieurs en ne signant aucun accord de réadmission et en s’opposant à l’utilisation des LPE par les Etats membres de l’UE.

    Le Président de l’AME, a ensuite parlé sur l’évolution du processus de la valette et la 1ère action de la société civile africaine et européenne qui aura lieu à Bruxelles, le 29 et 30 novembre 2016. Il dira qu’à la suite il y a eu une déclaration de la société civile tenue devant les décideurs à Malt le 10 février 2017.
    « L’aspect politique de la migration européen est entrain de détruire certaine dynamique », a-t-il regretté.

    L’inquiétude des maliens particulièrement de l’AME, selon lui depuis plus de 10 ans a toujours porté sur la lutte contre les accords de réadmission. Et de savoir si l’Etat Malien a pris les fonds fiduciaires pour faire plaisir à l’Europe ou une position claire pour satisfaire ces fonds pour la mise en œuvre de la politique nationale sur la migration.

    L’AME, dans sa déclaration dénonce ouvertement la politique migratoire de l’Union européenne dont l’objectif est de contrôler les flux migratoires au niveau des frontières (atteintes aux protocoles de libre circulation de la CEDEAO) et d’expulser les migrants qui se trouvent déjà sur leur territoire.

    Ensuite elle a félicité l’Union Africaine et des pays comme l’Egypte et le Nigeria qui ont beaucoup insisté lors de la réunion des hauts fonctionnaires des Etats membres de l’UE et des Etats africains des 8 et 9 février 2017 à Malt sur la nature déséquilibrée de la mise en œuvre du plan d’action de la Valette avec les pressions de l’UE pour le rapatriement des migrants irréguliers et la lutte contre les trafiquants en Afrique alors qu’aucun effort n’était fait de leur part au niveau de la mobilité.

    Par la suite l’AME a déploré la division qu’on a pu constater entre Etats africains lors de ladite réunion à Malt. Elle invite les Etats africains à s’unir pour la défense des intérêts des migrants.

    Pour sa part Mme Doumbia Souadou Touré, ancienne migrante et chargée de l’accompagnement des enfants et des femmes au sein de l’AMEE, a parlé sur les incidences des politiques migratoires et européennes dans nos pays et spécifiquement dans l’espace CEDEAO. Elle nous a ensuite fait savoir les tracasseries qu’ils ont rencontrées lors de leur mission d’observation sur les axes Bamako-Gao, Gao-Niamey, Niamey-Ouagadougou, Ouagadougou-Bamako. A cause de cette politique par l’externalisation des frontières européennes sur les continents Africain, elle a souligné des difficultés pour circuler dans l’espace CEDEAO, même avec les pièces en toute conformité.

    Elle a recommandé aux jeunes migrants de bien réfléchir et d’être conscients des problèmes et des risques de la migration avant de prendre la route. « Aller est un droit, mais dans les conditions difficiles cela est encore plus grave » a-t-elle déclaré, avant de donner les chiffres des migrants reçues par l’AME en 2016 venus d’Europe : 1er semestre, 1487 maliens et pour le 2ème semestre, 1866 maliens.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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