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COÛTS DES PRESTATIONS DES SERVICES PUBLICS : La Société civile se mobilise pour l’information des usagers

lundi 22 mars 2021

Dans sa stratégie de lutte contre ce qu’il est convenu d’appeler « la petite corruption », le Consortium composé de la Coalition Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP), de l’AJCAD-Mali et de Femmes et TIC, en partenariat avec OXFAM au Mali, a décidé de mobiliser la société civile malienne sur l’obligation de l’administration d’informer les usagers sur les coûts et frais de prestation des services publics au Mali.

Dans ce cadre, le 16 mars 2021, l’hôtel Millenium de Bamako a abrité un atelier intitulé : « Atelier de mobilisation de la société civile sur l’obligation de l’administration d’informer les usagers sur les coûts et frais de prestation des services publics au Mali ».

En sa qualité de Président de la Coalition PCQVP, Abdoul Wahab Diakité a indiqué que l’atelier entre dans le cadre du projet « Actions à impact rapide sur la lutte contre la corruption ». Selon lui, l’atelier vise à échanger sur les enjeux et les défis de l’accès à l’information sur les documents administratifs au Mali. Il a ajouté que ce sera le lieu pour décider des voies et les moyens pouvant conduire à l’affichage des coûts de prestation dans les services publics. Enfin, pour lui, l’atelier offre une occasion pour réfléchir sur la conduite à suivre afin d’assurer la transparence dans la délivrance des documents administratifs au profit des usagers des services publics au Mali.

Pour la circonstance, Abdoul Wahab Diakité avait à ses côtés, Mme Ramata Coulibaly, représentante du Directeur pays de OXFAM au Mali et Abdallah Yattara, Conseiller municipal à la Mairie de la Commune IV, qui a du reste a présidé la cérémonie.

Ramata Coulibaly a rappelé le mandat de OXFAM qui est de soutenir les organisations de la société civile pour mener des combats justes. Selon elle, OXAFAM milite pour l’égalité des chances. « Au Mali, dans le cadre de notre soutien à la transition malienne, nous avons décidé de soutenir des initiatives des OSC pour avoir des citoyens nouveaux, engagés pour le développement de leur pays », a-t-elle déclaré.

« Au Mali, l’information sur les documents administratifs dans les services publics en charge de la délivrance des actes d’état civil que sont les carte d’identité nationale, la carte NINA, le Passeport, l’Acte de naissance, l’Acte de Mariage, le Certificat de Résidence…, n’est pas totalement accessible au public », a déclaré Abdalla Yattara.

Selon lui, les prix et les conditions d’accès de ces documents ne sont pas connus de tous, car ne sont pas généralement affichés dans les locaux des services publics. Et, il a ajouté que cette situation est à la base des tracasseries multiformes, l’inaccessibilité des citoyens aux documents cités ci-dessus, la corruption et la concussion.

Face à cela, il a salué l’organisation de l’atelier de mobilisation de la société civile sur l’obligation de l’administration d’informer les usagers sur les coûts et frais de prestation des services publics au Mali, afin de relever les défis liés à la transparence de l’obtention des documents administratifs au Mali.

Cet atelier fait suite à deux premiers ateliers organisés par le Consortium PCQVP, AJCAD-Mali et de Femmes et TIC. Les 15 et 16 février 2021, il y a eu l’atelier de renforcement des capacités de la société civile malienne sur les enjeux et défis de l’accès à l’information aux documents administratifs au Mali. Et, le deuxième atelier qui a eu lieu du 17 au 18 février 2021, a porté sur le thème : « Echange et Renfoncement mutuel des capacités avec les services publics sur les enjeux de l’accès à l’information aux documents administratifs au Mali ».

A la sortie de l’atelier du 16 mars 2021, les Organisations de la société civile ont décidé d’initier trois actions fortes. Elles ont décidé de rendre plus fonctionnel les bureaux d’accueil en vue d’une large information des citoyens sur les tarifs et une meilleure orientation, tout en tenant compte des personnes vivants avec un handicap. Il a aussi été décidé de tout mettre en œuvre pour aboutir à l’affichage des tarifs des prestations dans les différents centres d’accueil. Enfin, les participants ont proposé la création d’un cadre de collaboration formelle entre les bureaux d’assistance pour le plaidoyer citoyen et les CVC.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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