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CAMP DES DEPLACES DE FALADIE : Des enfants malades de paludisme et de diarrhée

lundi 15 août 2022

A cause de l’environnement malsain du camp des déplacés de Faladié, plusieurs enfants sont malades. Les parents demandent l’assistance des autorités du pays et des bonnes volontés.

A cause des conflits intercommunautaires dans le centre du pays, elles sont plusieurs centaines de familles à fuir vers le sud du pays. A Bamako, ces personnes (vieux, femmes et enfants) se sont retrouvés sur un site à Faladié, dans l’emprise des hautes tensions de EDM-SA. Difficile de dissocier ce camp du Parc à bétail « garbal », tant la limite n’est pas perceptible. Ce sont des centaines de familles qui s’y sont installées et vivent dans les conditions environnementales et d’hygiènes très difficiles voire intenables. A cela, s’ajoute les difficultés pour ses familles de se nourrir, à cause du soutien très limités des autorités et des bonnes volontés.

En cette période d’hivernage, confient plusieurs chefs de familles, la situation va de mal en pis. Outre les difficultés pour se nourrir, est venu se greffer le problème de santé.

Selon S. Lah, le paludisme et une diarrhée permanente due certainement au manque d’hygiène de vie, sont leur quotidien. « Depuis le début de la saison pluvieuse, nos enfants et les femmes signalent des cas de maladies. A défaut de moyens pour les amener dans un centre de santé, nous nous contentons de leur donner des médicaments de rue qu’on achète entre 100F et 500 F CFA », déplore Youssouf Traoré. Devant une tente conçue pour servir de maison, Mariétou Bolly force son enfant de 2 ans à boire un médicament de la rue contre la diarrhée qu’elle a achetée à 200F. « Nous avons de la peine à manger, c’est pourquoi, je fais recoure à la pharmacie par terre pour tenter de soigner mon enfant. La semaine dernière, c’est l’ainé âgé de 8 ans qui souffrait de cas compliqué de dysenterie. L’enfant vomissait et n’avait aucune force pour se tenir debout. Mon mari était obligé de faire l’impossible. Il a demandé l’aide ».

Ces cas de maladies à en croire Fatima Guindo ne sont que la partie visible de l’iceberg. « Dans ce camp, nous avons trop de problèmes. Le principal reste celui de se nourrir et d’avoir le minimum pour soigner nos enfants. Je ne parle même pas de nous les adultes. A chaque fois que nous tombions malades, c’est avec les feuilles qu’on se soigne », ajoute-t-elle.

Face à une situation de désespoir et ne sachant plus à quel saint de vouer, plusieurs occupants de ce camp des réfugiés du Parc à bétail de Faladié, demande le secours des autorités du pays, et des bonnes volontés.

« C’est aujourd’hui, que nous avons beaucoup plus besoin de soutiens. Que le département en charge de la Solidarité fasse en sorte que nos enfants ne meurent pas à cause du manque de soins. Nous avons besoins de nourriture et de médicaments pour les enfants », interpellent plusieurs mères de familles.

Le ministre délégué de la Solidarité est plus que jamais interpellé pour un appui aux enfants du camp des déplacés de Faladié.

Hamidou B. Touré
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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