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FESTIVAL TRIANGLE DU BALAFON A SIKASSO : Au rythme de la paix et de l’intégration sous régionale

mardi 14 février 2017

Pour le ministre de la Culture du Mali et celui du Sénégal, le festival Triangle du balafon, célébré du 9 au 11 février dans la capitale du Kenedougou, donne aujourd’hui, le privilège de célébrer un patrimoine culturel commun à l’ensemble des pays de la sous-région.

Après 5 ans d’interruption, la huitième édition du festival « Triangle du balafon » s’est tenu dans la capitale du Kenedougou. L’ouverture des festivités au eu lieu au stade Babemba Traoré de Sikasso, qui a été pris d’assaut, par des milliers de festivaliers venus d’un peu partout à travers le Mali ainsi que d’autres pays de la sous-région et d’Europe.

La 8è édition du Festival Triangle du balafon marque selon le ministre Ramatoulaye Diallo, le retour d’une festivité sous régionale, « exemple d’intégration réussie, et catalyseur d’une synergie nourrie par le désir de mettre en avant ce qui nous unit ».
Quand le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali ont été à l’initiative de la création de ce rendez-vous culturel en 2004, il s’agissait aux dires du ministre Diallo, « de créer les cadres de protection et de promotion d’un patrimoine qui nous dit beaucoup sur le passé et qui certainement servira à l’avenir ».

A en croire, le ministre de la Culture du Mali, « la Culture doit se partager, elle doit être vécue, alors les sons du balafon, à travers cet évènement, résonneront encore plus dans la vie socioculturelle de nos sociétés traditionnelles ». En cette période de mondialisation où notre Culture est soumise à de fortes agressions culturelles étrangères, « la valorisation de nos instruments traditionnels est plus que nécessaire pour que demain nous puissions montrer aux générations futures, une identité culturelle », a souligné Mme le ministre.

L’innovation de cette édition de reprise placée sous le thème de la paix et de la réconciliation, c’est le fait que le Sénégal soit choisi comme pays invité d’honneur.
Un choix salué par le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye. Pour lui, il s’agit d’une preuve témoignant de l’excellence des relations entre le Mali et le Sénégal qui cherchent « ensemble à renforcer, notamment dans le domaine des arts et de la culture ».

Selon lui, le festival le Triangle du balafon s’inscrit dans un environnement régional, à un moment où la tendance est de plus en plus à l’harmonisation des politiques nationales de développement.

A ses dires, le festival donne, aujourd’hui, le privilège de célébrer, à travers l’instrument traditionnel mythique qu’est le balafon, un patrimoine culturel commun à l’ensemble des pays de la sous-région.

Au regard des différentes vertus de cet élément sacré du patrimoine immatériel, le ministre sénégalais de la Culture a indiqué que l’inscription, par l’Unesco, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, des pratiques et expressions culturelles liées au balafon constitue, sans nul doute, un rempart contre toute dénaturation et risque de disparition de cet instrument mythique.

Le maire de Sikasso, Kalfa Sanogo, s’est félicité de la forte mobilisation des populations maliennes. A l’en croire, il s’agit d’une affluence témoignant l’adhésion à une cause culturelle.

Le Festival international Triangle du balafon a pour but de consolider l’intégration et de renforcer les liens de solidarité et de fraternité qui sont garants de la paix et de la cohésion. Cet évènement majeur favorise les échanges autour de la diversité culturelle africaine et la mise en œuvre des politiques stratégiques de développement du secteur de la Culture. A cet effet, il permet de créer un sentiment d’appartenance à une même communauté sous régionale.

Dans la journée de samedi, les deux ministres de la Culture du Mali et du Sénégal ont rendu visite aux troupes de balafons au Centre Charles Wanga et au Centre Bosco Konaré. Dans l’après-midi, ils ont assisté à une soirée de balafon du groupe Njama Naaba du Sénégal avec son rythme afro-beat.

A.S.

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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