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    Quatre ans d’IBK à la tête du Mali : Soumaïla Cissé fait un billan amer

    lundi 30 octobre 2017 , par Assane Koné

    « Le constat est triste et amer pour le Mali et les maliens : Quatre ans de scandales financiers à répétition ; Quatre ans de mensonges, et de mensonges d’Etat ; Quatre ans de mauvaise gouvernance politique et économique ; Quatre ans d’insécurité permanente et d’instabilité sociale chronique ; Quatre ans de caporalisation systématique des médias d’Etat ; Quatre ans de corruption endémique et surtout d’impunité insultante ; Quatre ans de népotisme et de recul de l’Etat au profit d’un exercice aux relents monarchiques et dynastiques ; Quatre ans de mépris à l’endroit de nos compatriotes de l’intérieur et de ceux établis à l’étranger. Ça suffit !!! Ça suffit !!! », la déclaration a été faite par SoumaÎla Cissé lors de la Conférence de presse de l’opposition le 23 octobre 2017, à la Maison de la Presse du Mali. Lisez la déclaration de Soumaïla Cissé, Chef de file de l’opposition politique du Mali.

    LE CHEF DE FILE DE L’OPPOSITION POLITIQUE DU MALI.

    Mesdames, Messieurs les journalistes et Hommes de médias,
    Chers membres des Associations, des syndicats et de l’opposition Politique du Mali,
    Chers invités,
    Mesdames, Messieurs,

    Merci d’être venus assister à la conférence de presse que l’opposition Politique du Mali organise ce jour 23 Octobre 2017.

    Il s’avère nécessaire, utile et primordial pour nous, à travers les thématiques qui seront développés par nos différents intervenants, non seulement d’informer notre population mais aussi de lui expliquer, en détaillant tous les aspects socio- économiques, sécuritaires, scolaires, restriction de la liberté de la presse, gouvernance, etc.

    Face à la situation dramatique, pour ne pas dire catastrophique, que vit et subit notre pays, l’Opposition n’a de cesse dénoncer les dérives constatées dans l’approche et l’action de la gouvernance de ce régime. C’est pourquoi, face à la discrimination de l’opposition par l’ORTM et tous les autres médias étatiques malgré nos dénonciations à travers les multiples correspondances, nous avons pris comme réflexe républicain et par esprit démocratique, d’organiser des manifestations publiques par des marches, meetings, conférences de presse et autres communications pour faire entendre notre voix, nos opinions...qui sont devenues aujourd’hui celles d’une grande majorité de maliennes et de maliens.

    C’est le lieu de saluer la plateforme Antè A Bana qui, au prix d’une détermination sans faille et un engagement cohérent et solidaire, a réussi à faire céder le Président de la République par le retrait du projet de référendum constitutionnel qu’il voulait imposer à notre peuple.

    Mesdames, Messieurs,

    La situation qui meurtrit notre pays est d’une extrême gravité car le Mali n’a jamais été confronté à de telles et persistantes difficultés qui constituent aujourd’hui une réelle menace pour son existence.
    Les thèmes spécifiques choisis porteront essentiellement sur trois axes principaux, à savoir :

    1.La Sécurité.
    2. La politisation de l’école et l’occupation illicite de l’espace médiatique (ORTM), l’envahissement des panneaux publicitaires et affiches de campagnes à but exclusif électoraliste.
    3. Les élections programmées en 2017 et 2018 (problématiques de la carte NINA, la Biométrie, l’audit du fichier etc.).

    1. La Sécurité.

    Le Mali traverse depuis plusieurs années l’une des plus graves crises socio –politico –sécuritaires de son histoire. L’embrasement du nord du Mali s’est généralisé à travers le centre qui constitue aujourd’hui le nœud névralgique de l’insécurité ; le sud et l’Ouest connaissent des actes de banditismes sans pareils. Cette crise profonde s’amplifie de jour en jour avec son cortège de victimes innocentes.
    Aucun progrès n’a été enregistré après la signature des accords de paix issus du processus d’Alger. Les espoirs se sont transformés en désillusions, la sécurité promise est loin d’être concrétisée.

    Plus qu’au nord, la situation sécuritaire dans le delta est telle que l’Etat n’y exerce quasiment plus son autorité sur plus de la moitié de ce territoire, laissant le champ libre aux terroristes et bandits d’appliquer leur infâme loi et qui, depuis l’installation de l’état-major du G5 sahel, accentuent la pression. Les récentes incursions des groupuscules armés qui se sont rendus maitres de certaines localités confirment l’occupation totale ou partielle d’une grande partie de la région par des hommes armés. L’illustration la plus parfaite est le cas de Kouakourou dans le cercle de Djenné. Face à cette situation, le pouvoir garde un silence coupable. Il faut en conclure que cette situation traduit l’échec du Président de la République qui, en moins d’un an de la fin de son mandat, ne peut que constater les indiscutables dégâts de sa martiale politique.

    Je profite de l’occasion pour m’incliner une fois de plus devant la mémoire des nombreuses personnes, civiles et militaires ( plus de 300) qui ont perdu la vie depuis le début de l’année 2017 dans le centre et le nord du Mali suite à des attaques terroristes. Ces attaques meurtrières se sont multipliées, faut-il le rappeler, après la laborieuse signature de l’Accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger en 2015.

    Tous ces éléments réunis confirment s’il en est besoin, que les argumentaires et les craintes développés par l’Opposition Républicaine et Démocratique, étaient fondés, objectifs et pertinents. Nous n’avons jamais cessé de rappeler que << cet ACCORD N’EST PAS UN BON ACCORD CAR IL COMPORTE LES GERMES RAMPANTS D’UNE PARTITION DU PAYS>>.

    2. La politisation de l’école et l’occupation illicite de l’espace médiatique (ORTM), l’envahissement des panneaux publicitaires et affiches de campagnes à but exclusivement électoraliste.

    La rentrée scolaire 2017-2018 s’est déroulée dans un contexte où plus de 500 établissements scolaires restent fermés dans les régions de Gao, Kidal, Ségou, Mopti et Tombouctou. Plus de 150 000 enfants sont ainsi privés de leur droit à l’éducation, et forcés à rester à la maison en raison de la persistance de l’insécurité dans le Nord et le Centre du Pays.

    Au Sud du pays, les hautes autorités s’adonnent à la politisation de toutes les sphères de la société y compris la communauté scolaire sans se préoccuper des conséquences désastreuses sur l’unité nationale.

    Les présidents des partis politiques de l’opposition républicaine et démocratiques à l’issue de leur réunion du vendredi 13 octobre 2017 se sont préoccupés de cette situation qui perdure dans l’indifférence totale d’un Gouvernement qui s’adonne avec fièvre contaminante à des actions purement électoralistes :

    • Distributions de cahiers à l’effigie du Président de la République, de son fils, du Président et du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, en violation flagrante des lois de la république, qui répriment ces libéralités en période électorale.
    • L’octroi d’un véhicule confligène à l’AEEM, quand le campus est dépourvu de matériels didactiques.

    Les présidents des partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique condamnent cette nouvelle pratique que le régime en manque de perspectives veut restaurer dans l’espace scolaire qui doit rester neutre des préoccupations politiciennes.

    En outre, les présidents des partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique, soucieux de l’avenir de ces milliers d’enfants engagent le Gouvernement à prendre les dispositions urgentes pour que la présence de l’Etat soit effective dans toutes les zones touchées, afin de sécuriser les personnes et leurs biens. En outre, les engagements pris vis-à-vis des partenaires de l’école doivent être scrupuleusement respectés.

    Les Présidents des Partis Politiques de l’Opposition Républicain et démocratique demandent aux partenaires de l’école de poursuivre leurs efforts afin de maintenir la quiétude et l’égalité des chances entre tous les enfants du pays.

    Ils réitèrent leur attachement aux valeurs démocratiques et républicaines dans la conduite des affaires publiques et lancent un appel au Gouvernement pour le respect strict des principes.

    Les présidents des partis politiques de l’opposition réaffirment enfin leur solidarité avec les parents dont les enfants se trouvent dans cette insupportable situation.

    3. Les élections programmées en 2017 et 2018 (problématiques de la carte NINA, la Biométrie, l’audit du fichier etc.).
    Les Partis Politiques de l’Opposition ont été surpris de constater que le Gouvernement a fixé la date des prochaines élections communales, de cercles et de Régions au 17 décembre 2017.
    Les partis Politiques de l’Opposition condamnent cette attitude unilatérale du Gouvernement qui avait pourtant été saisi par l’opposition par une lettre en date du 19 septembre 2017 dans laquelle elle avait exprimé ses Préalables à toute discussion sur les élections.
    Face à la situation de confusion créée par le Gouvernement l’Opposition réitère la pleine réalisation de ses préoccupations à savoir :

    • La résolution dans la transparence des neuf cent milles cartes NINA de trop évoquées par le vérificateur, donc suspectes d’une manipulation programmée par le régime en place.
    • L’utilisation de la biométrie pour garantir la transparence des élections, comme c’est le cas dans la plupart des pays de la sous-région.
    • L’audit du fichier électoral.
    • La création d’une autorité unique et indépendante de gestion des élections.
    • La question de la prise en compte des citoyens devenus majeurs sur la liste électorale.
    • La mise à disposition des cartes NINA non distribuées aux ayants droit.

    Il s’y ajoute qu’à ce jour le Gouvernement n’a jamais expliqué aux Maliens les enjeux des nouvelles élections Régionales et de Cercles.

    Pire, en violation flagrante de la loi électorale, le Ministre de l’Administration territoriale a précisé dans un document intitulé : Instruction n°2017-001398/MAT-SG en date du 09 octobre 2017, je cite : " En sa qualité de commission de recensement général des votes et de proclamation des résultats, la commission de centralisation dispose des pouvoirs les plus étendus pour procéder :

    * à la correction des erreurs matérielles ;
    * aux redressements nécessaires ;
    * à l’annulation totale ou partielle des résultats de certains bureaux de vote.

    A ce titre, elle peut recevoir toutes les réclamations concernant les résultats, qu’elle examine et tranche avant de les proclamer.
    Le traitement des résultats s’effectue conformément au règlement intérieur adopté par la commission." Fin de citation.

    Il est évident que le Ministre de l’administration territoriale, à travers cette instruction qui n’a jamais été communiquée aux partis politiques de l’opposition, vient de donner à la commission de centralisation des pouvoirs qui ne tirent leur source d’aucune loi de la République.

    Le Ministre de l’Administration fait en outre allusion au décret déterminant les modalités du déroulement des opérations de vote, de dépouillement et de centralisation des résultats en cas de couplage de scrutins à l’occasion de l’élection des conseillers des collectivités territoriales sans préciser les références dudit décret.

    En dehors du DECRET N° 2015-0503/P-RM DU 27 JUILLET 2015 DETERMINANT LES MODALITES DU DEROULEMENT DES OPERATIONS DE VOTE, DE DEPOUILLEMENT ET DE CENTRALISATION DES RESULTATS EN CAS DE COUPLAGE DE SCRUTINS A L’OCCASION DES ELECTIONS DES CONSEILLERS COMMUNAUX, REGIONAUX ET DU DISTRICT DE BAMAKO, aucun autre décret n’a été pris. Or ce décret ne concerne pas l’élection des conseillers de cercle. Et pourtant le Gouvernement l’a visé dans son décret n°2017- 0848 en date du 09 octobre 2017 portant convocation du collège électoral à l’occasion de l’élection des conseillers de cercle.
    C’est dire qu’on assiste déjà à un cafouillage qui met à nu l’impréparation de ces scrutins.

    Les Partis Politiques de l’Opposition mettent donc officiellement et fortement en garde le Gouvernement qui s’aventure avec aveuglante persistance à engager le pays dans une nouvelle crise électorale aux conséquences désastreuses.

    Avant de terminer, en voulant toujours rester coller à l’actualité, il est important de rappeler que le récent rapport du Vérificateur Général a conforté l’opposition dans ses prises de position face à la gravité de la corruption et de l’impunité dans notre pays.

    Si les rapports 2013 et 2014 du Vérificateur Général ont fait ressortir un préjudice de 153 milliards, celui de 2015 parle de plus de 70 milliards de nos francs détournés ou dilapidés suite à une évaluation partielle, soit de 2013 à 2015 un total de 223 milliards de perdus pour notre pays qui peine à équiper son armée faute de moyens. Et pourtant l’année 2014 avait été déclarée année de lutte contre la corruption.

    Mesdames, Messieurs,

    Le constat est triste et amer pour le Mali et les maliens :
    Quatre ans de scandales financiers à répétition ;
    Quatre ans de mensonges, et de mensonges d’Etat ;
    Quatre ans de mauvaise gouvernance politique et économique ;
    Quatre ans d’insécurité permanente et d’instabilité sociale chronique ;
    Quatre ans de caporalisation systématique des médias d’Etat ;
    Quatre ans de corruption endémique et surtout d’impunité insultante ;
    Quatre ans de népotisme et de recul de l’Etat au profit d’un exercice aux relents monarchiques et dynastiques ;
    Quatre ans de mépris à l’endroit de nos compatriotes de l’intérieur et de ceux établis à l’étranger.
    Ça suffit !!! Ça suffit !!!

    L’Opposition, forte de sa mission de gardienne des règles républicaines, se mettant en alerte lorsqu’il y a dérive de l’Exécutif, répondra par les actions appropriées pour redonner aux maliennes et aux maliens de l’espoir, le mieux être dans la paix et la sécurité.

    Ensemble occupons- nous du Mali !
    Je vous remercie

    Pour les Partis de l’Opposition Politique

    Le Chef de File
    Honorable SOUMAILA Cissé
    Grand Officier de l’Ordre National

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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