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    Me Gaoussou Sidibé, Coach de l’équipe nationale de la lutte Kazakh : "Nous partons au Kazakhstan pour honorer le Mali"

    lundi 30 octobre 2017 , par Assane Koné

    Selon Me Gaoussou Sidibé dit Levieux, l’objectif de la participation de l’équipe nationale du Mali de Kazakh Kurès au championnat du monde de la discipline les 27 et 28 octobre 2017 à Astana (capitale du Kazakhstan) est d’honorer le Mali sur le plan sportif et comportemental.

    Le Mali, a l’instar d’autres pays africains, participera les 27 et 28 octobre 2017 au championnat du monde de lutte Kurès. Pour ce déplacement, l’Association malienne de Kazakh Kurès compte amener une délégation forte de six personnes : cinq athlètes et un coach.

    "L’équipe est en préparation depuis quelques semaines déjà et toutes les formalités administratives pour la participation de quatre athlètes et du coach sont déjà remplies. On attend la confirmation pour notre cinquième combattant", note l’entraineur de l’équipe nationale, Me Gaoussou Sidibé dit Levieux, père fondateur de la discipline au Mali.

    Malgré les difficultés rencontrées pour la participation de l’équipe nationale, Me Sidibé ne se décourage pas et promet de hisser haut le drapeau malien. Il espère obtenir un soutien de dernière minute pour son équipe avant leur départ pour Astana le mercredi.

    "Nous avons une équipe compétitive qui peut aller très loin dans cette compétition. Nous y travaillons malgré nos maigres moyens, car on n’est pas encore une fédération reconnue par l’Etat, mais je pense que nous avons nos chances d’honorer le Mali", précise-t-il.

    Qu’est-ce que la lutte Kurès ?

    Le Kurès au Kazakhstan est une forme de lutte dans laquelle les concurrents s’affrontent debout, l’objectif consistant à plaquer les deux omoplates de l’adversaire au sol. Dans le cadre de cette pratique traditionnelle, les formateurs entraînent les jeunes garçons qui participent ensuite à des compétitions locales. De nos jours, le Kurès au Kazakhstan est un sport national, pratiqué par les deux sexes, jusqu’au niveau professionnel. Des compétitions internationales sont organisées, comme le « Kazakhstan Barysy » et cette Coupe du monde diffusée à chaque édition dans plus de 100 pays.

    Le Kurès au Kazakhstan se transmet au sein des clubs sportifs éventuellement associés à des écoles et dans le cadre de master class de lutteurs expérimentés. L’âge minimum pour se former est de 10 ans et aucune restriction ne limite l’accès à l’élément selon l’origine des participants. Le Kurès est également présent dans le folklore traditionnel kazakh. Les lutteurs ou baluans, sont considérés comme forts et courageux et célébrés dans des épopées, la poésie et la littérature.

    La pratique du Kurès au Kazakhstan apprend aux jeunes générations à respecter leur histoire et leur culture et les incite à se comporter comme les baluans héroïques. Elle contribue à renforcer la tolérance, la bonne volonté et la solidarité entre communautés. Ce sont des valeurs que Me Sidibé développent actuellement au Mali.

    Qui est Me GAOUSSOU SIDIBE, Un féru des arts martiaux ?

    L’entraineur de l’équipe nationale du Mali de lutte Kurès est un amoureux des arts martiaux. Il a démarré sa pratique en 1991 à l’école publique de Badalabougou. Aujourd’hui, 4e dan en Shikotan karaté, il est l’entraineur national de cette discipline, mais aussi de la lutte Kurès dont il est le père fondateur au Mali.

    Aussi, c’est grâce à lui que le Sambo et le zurkhaneh, un art martial iranien qui se pratique dans une fosse en terre battue accompagnée par le rythme du tombak, sont pratiqués au Mali. Ce n’est pas tout. Levieux peut se prévaloir de plusieurs médailles sur le plan national et mondial. Il a été vice-champion d’Afrique en zurkhaneh et a glané d’autres médailles lors des compétitions mondiales en sambo et lutte Kurès.

    "J’ai commencé les arts martiaux par le karaté en 1991 à l’école de Badalabougou. Les luttes sont arrivées après, mais ma discipline de base est le karaté. Après l’obtention de ma ceinture noire, je suis parti à la recherche des maîtres partout au Mali, jusqu’à rencontrer Me Bob qui m’accompagne depuis", explique-t-il.

    Avec l’équipe nationale du Mali de karaté, il a effectué plusieurs voyages. Son plus beau souvenir avec cette équipe est sa première sortie sur Dakar où, avec onze athlètes, il a glané autant de médailles.

    Après, il a conduit l’équipe nationale au Mozambique pour les Jeux africains de Maputo. Il a profité de ce voyage pour faire un stage en zurkhaneh puis une compétition dans la discipline.

    Depuis, il multiplie sa participation aux rencontres internationales dans le karaté, la sambo et la lutte Kurès. Ce qui l’a amené plusieurs fois au Maroc où il a décroché deux médailles en sambo. "Je n’avais jamais vu la discipline. Au Maroc, lors d’un stage, j’ai insisté pour participer à la compétition et Dieu merci j’ai décroché la médaille du fair-play. Je me souviens même avoir prêté le kurt-ka d’un Camerounais pour participer au combat", se souvient-il.

    En 2014, il a participé au tournoi open de Kazakh Kurès à Astana. Pour cette compétition, il est confiant sur les chances du Mali de glaner des médailles. Selon lui, après sa brillante participation au tournoi open de cette année il y a un mois, tout est au vert pour l’équipe nationale.

    SAÏBOU COULIBALY : Capitaine de l’équipe nationale de lutte Kurès

    Le capitaine de l’équipe nationale du Mali de lutte Kurès est un athlète expérimenté. Avant de commencer avec la lutte, il a été champion plusieurs fois du Mali en karaté, une discipline qu’il pratique depuis 18 ans. Cet athlète pétri de talent et très efficace sur le tatami. Ce colosse ne rêve que d’une chose : honorer le Mali en remportant des médailles et en ayant un comportement exemplaire.

    Du haut de son 1,84 m, Me Coulibaly, marié et père de trois enfants, aura bientôt 34 ans. Il pratique plusieurs disciplines d’arts martiaux dont le vovinam viet vo dao, la lutte Kurès, le sambo, le Zurkhaneh et le karaté shotokan dont il est ceinture noire premier dan.

    "Nous allons au Kazakhstan pour représenter le Mali. Nous comptons donc le faire en bien. Il ne s’agit pas seulement de glaner des médailles, mais d’être de bons ambassadeurs de notre pays à Astana. C’est la voie tracée par notre maître et nous allons œuvrer pour pérenniser cela", promet cet employé de commerce, jeune mais très respecté dans l’univers des arts martiaux au Mali à cause de son engagement, de son talent et de son respect des aînés et des condisciples.

    DOUCARA ABDOULAYE : Combattant des moins de 66 kilos

    Il est certes jeune, mais très prometteur. A 27 ans, l’athlète Doucara Abdoulaye est un gladiateur du tatami, mais très discret en dehors de la salle. Sa qualification pour cette compétition n’est pas le fruit du hasard. Arrivé en 2008 dans le monde des arts martiaux, il a très vite gravit les échelons.

    De simple fan des combats de rue, il est devenu une icône dans le mu-thaï (boxe thaï) grâce à l’enseignement de son maître, un ancien marin français installé au Mali. Aujourd’hui pratiquant de plusieurs disciplines dont le taekwondo, le sambo et la lutte Kurès, Me Doucara mérite bien sa place au sein de cette équipe.

    "Nous irons représenter le Mali. Nous ambitionnons de remporter des médailles pour le Mali. Nous allons tout faire pour honorer le Mali et notre maître. C’est grâce à lui que j’ai atteint ce niveau. Je le remercie beaucoup pour son courage", dit avec pugnacité ce jeune combattant détenteur d’une maîtrise en droit et d’une licence en communication et ressources humaines.

    MAHAMADOU TRAORE : Combattant des moins de 74 kilos

    A 29 ans, Hugo, comme le surnomment ses fans, incarne l’avenir de plusieurs disciplines des arts martiaux au Mali. En plus de l’équipe nationale de lutte Kurès, il a obtenu son ticket pour intégrer l’équipe nationale de vovinam viet vo dao en préparation pour la Coupe d’Afrique de la discipline devant avoir lieu au Mali en novembre 2017.

    Il a été vice-champion du Mali en 2016 en viet vo dao avant d’être champion cette année. Pourtant, c’est en 2010 seulement qu’il a commencé sa carrière après l’obtention de son baccalauréat. Aujourd’hui, l’élève de Me Bakary Sarré, promoteur du Centre des arts martiaux (Cams), ambitionne de hisser haut le drapeau malien partout où il passe. Il pratique plusieurs disciplines dont le vovinam viet vo dao, le kick-boxing ou encore le sambo.

    MADOU TOURE DIT WARA : Le roi de l’arène

    Le vice-capitaine de l’équipe n’est plus un lutteur à présenter au Mali. Wara (lion en bambara), comme on le surnomme en raison de sa force et de son regard typique du lion, est un champion bien taillé. Du haut de ses 182 cm, il est très technique et maitrise toutes les formes de lutte. Il est aujourd’hui promoteur d’un centre de lutte à Bamako et détenteur de trois drapeaux au Mali, synonyme de trois titres majeurs de l’année.

    Malgré le retard de l’arrivée de son visa pour le déplacement sur Astana, il s’entraîne avec l’équipe nationale. "J’ai la ferme conviction de remporter l’or si mon visa est réglé. Notre équipe aura son mot à dire à Astana", promet ce lutteur très engagé titulaire d’un diplôme international de coaching en lutte obtenu à l’issue d’une formation de trois ans au Sénégal.

    A 29 ans, il est déjà une icône de la lutte au Mali. Il est marié et père d’un nouveau-né et travaille à la boutique de Gagny Lah.

    SORY I. KONATE : Vice-capitaine de l’équipe nationale de lutte Kurès}

    Journaliste sportif, M. Konaté est fan des arts martiaux depuis son très jeune âge. Très tôt, il a commencé avec la pratique des arts martiaux avec le self-défense puis le vovinam viet vo dao.

    Fort de 100 kilos, il pratique de l’haltérophilie et a déjà remporté des médailles en développer coucher au Mali. A plusieurs reprises, il a été vice-champion du Mali en vovinam viet vo dao et est aujourd’hui membre de la Fédération malienne de cette discipline. Il participera pour la première fois à la Coupe du monde de lutte Kurès comme la plupart de ses coéquipiers. "Nous allons à Astana en équipe. Nous allons le demeurer au grand bonheur du Mali. Notre objectif, c’est d’honorer le Mali sur le plan sportif et comportemental", dit-il.

    Du haut de son 1,83 m, M. Konaté est marié et père de deux enfants. Journaliste et promoteur du site30minutes.net, il ambitionne d’inscrire le nom du Mali au firmament de la lutte Kurès.

    Source : CCOM Association malienne de lutte Kurès
    Bamako, le 23 Octobre 2017

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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