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    Accord de paix entre la CMA et la Plateforme : L’Association Temedt salue l’espoir retrouvé

    samedi 7 octobre 2017 , par Assane Koné

    « L’Association Temedt salue l’accord intervenu entre les groupes armés de la CMA et de la Plateforme par lequel ils mettent fin le 20 Septembre 2017 au conflit fratricide et meurtrier qui les a opposé depuis la signature de l’Accord de Paix ». La déclaration a été faite le 7 octobre 2017, par Ibrahim Ag Idbaltanat, Président de Temedt lors d’un point presse organisé au siège de l’association à Magnabougou.

    « Ils viennent de poser un acte important allant dans le sens de la Paix. Ils permettent ainsi à bien de familles meurtries de retrouver l’espoir », a ajouté le Président de Temedt. Au cours du point de presse, il a rappelé que les crises récurrentes du Nord malien sont une des grandes sources de la vulnérabilité à la fois de la nation et de l’Etat maliens. Selon lui, plusieurs réponses conjoncturelles, basées sur une approche exclusivement sécuritaire ou mixte (combinaison sécuritaire-développement) ont été tentées pour résorber ces crises, sans succès durable. Cependant, il a estimé qu’au « regard de ses propres turbulences (mutations sociales, situation de post conflit, démocratisation en chantier) et des menaces sous-régionales de plus en plus préoccupantes à l’Ouest et au Nord de la bande sahélo-saharienne, il est impérieux que le Mali à travers ses gouvernants et sa société civile s’attèle à contenir la conflictualité qui devient rampante au risque de saper les fondements mêmes de l’Etat ».

    Il dira que les causes et fondements de l’insécurité, sont les difficultés socio-économiques, liées notamment à la pauvreté, et à l’analphabétisme. Selon lui, ce sont-là les facteurs d’une insécurité humaine, devenue structurelle dans la partie septentrionale du Pays. Bien qu’il reconnaît que « ces facteurs bien que n’étant pas propres aux seules régions du Nord », il est convaincu qu’ils y « prennent une dimension autrement plus aiguë dans des contrées enclavées, avec une densité de la population rendant difficile la mise en œuvre de politiques publiques taillées à la mesure de structures administratives de type centralisé ». Pour cela, il dira que « toute stratégie d’intervention dans ces régions doit intégrer les spécificités économique, sociale, culturelle, spatiale et climatique ». Mieux, il a estimé que « les programmes, notamment ceux concernant les services d’éducation et de santé, ne peuvent être appliqués de manière interchangeable, au risque, déjà constaté, d’un manque de cohérence avec les réalités locales ».

    Le Président de Temedt est convaincu que « le Nord connaît depuis quelques années une déstructuration profonde de ses bases d’autorités politiques et sociales ». Pour lui, cela ne s’explique pas seulement par la multiplication des sources d’émanation du pouvoir, avec la mise en place du programme de décentralisation. Il pense que « beaucoup de conflits politiques et inter-fractionnels se déclarent désormais à travers le prisme des partis politiques, qui ne trouvent pas pour autant les solutions à leur règlement ». Mieux, il pense que « la chefferie traditionnelle, qui est en perte de pouvoir constante face à ces acteurs politiques, se voit cependant chargé de résoudre beaucoup de problèmes locaux, notamment de conflits, sans pour autant avoir les moyens de ses prérogatives traditionnelles, qu’elle peine à faire reconnaître ».

    « La dislocation des bases de cette autorité pose également et de manière sérieuse la question des jeunes générations, fortement touchée par le chômage », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que « beaucoup de jeunes rejettent la vie d’éleveurs et de paysans menée par leurs parents exactement comme au seuil de l’indépendance en 1960 ». Et en l’absence de débouchés ou opportunités professionnelles novatrices réelles, il dira qu’ils « s’enrôlent facilement dans toutes sortes d’aventure (trafics illicites) développant par là des ambitions ou aspirations dont la satisfaction exige des moyens et compétences non encore disponibles au Pays ».

    « L’accord de Paix signé le 15 Mai et parachevé le 20 juin 2015 : une opportunité pour construire la Paix durablement au Mali »

    Après avoir rappelé que « le peu d’exploitation qui est fait, voire l’abandon de notre savoir faire, j’allais dire nos savoirs faire, notre génie social dont sont pétris tous les maliens au profit de comportements et visions d’ailleurs qui bien que parfois valables dans leurs contexte ne peuvent créer de symphonie harmonieuse avec nos réalités », il dira que « l’accord de Paix signé le 15 Mai et parachevé le 20 juin 2015, est une opportunité pour construire la Paix durablement au Mali ».

    Ensuite, il a rappelé que Martin Luther King a montré la signification et la force que peut avoir l’action non-violente pour lutter contre l’injustice et transformer la société.
    Si à l’époque de Martin Luther King, l’injustice avait pour noms dans son Pays : discrimination raciale, racisme, mais aussi guerre du Vietnam, pauvreté, sous-développement, il dira chez nous au Mali d’aujourd’hui, l’injustice a pour noms : les discriminations sociales, la corruption, la pauvreté, le communautarisme, l’analphabétisme, le sous-développement, le tribalisme et la violence armée entre des frères semant la désolation dans les familles et la perte des bras valides à même d’éradiquer la pauvreté.

    Il a rappelé, une action forte de Martin Luther King, qui selon lui, a eu à organiser une marche/caravane pacifique sur plus de 200 km avec près de 200 000 Noirs, 60 000 Blancs, pour interpeller les politiques et l’opinion américaine sur la réalité du racisme au quotidien vécus par les noirs américains alors que cela faisait cent ans, jour pour jour, que le président Lincoln avait aboli l’esclavage.

    Il a ensuite indiqué que Mahatma Gandhi a considéré la non-violence comme la seule solution efficace aux haines entre les nations, les communautés. « La bombe atomique ne résout rien. La peur ne résout rien. Seul le courage tranquille du guerrier sans armes, ni armure est efficace. [1, p. 218] Ma non-violence n’admet pas qu’on s’enfuie du danger en laissant les siens sans aucune protection », a-t-il prêté à Mahatma Gandhi.

    Il a estimé que certainement que parmi les maliens se trouvent plusieurs Martin Luther King ou Mahatma Gandhi. Pour preuve, il a cité l’accord de Paix qui vient de mettre fin de manière pacifique et au moyen du dialogue inclusif au conflit dramatique déclenché en 2012. « Cet accord est le fruit de la réflexion et combativité dans la patience de plusieurs maliens », a-t-il déclaré. Avant de dire que « par la non-violence on cherche l’amitié et la compréhension de l’adversaire. La non-violence ne vise pas à la défaite de l’adversaire. La non-violence est dirigée contre les actes injustes commis par les institutions, les forces, les politiques oppressives, et non contre les personnes ».

    Et, c’est compte tenue de tout cela que « l’Association Temedt salue l’accord intervenu entre les groupes armés de la CMA et de la Plateforme par lequel ils mettent fin le 20 Septembre 2017 au conflit fratricide et meurtrier qui les a opposé depuis la signature de l’Accord de Paix. Ils viennent de poser un acte important allant dans le sens de la Paix. Ils permettent ainsi à bien de familles meurtries de retrouver l’espoir ».

    Au nom de Temedt, Ibrahim Ag idbaltanat dira que « la construction de la Paix au Mali aujourd’hui passe par l’application intégrale et immédiate de l’Accord de paix signé le 15 Mai et parachevé le 20 juin 2015 ». Mais, il a ajouté que « Cette application ne peut se faire sans l’implication effective des parties prenantes en particulier les groupes armés de la CMA et de la Plateforme ». Il n’a pas caché sa conviction que « la mise en œuvre tardive de cet accord risque de favoriser les dérapages et la désintégration de nos bases sociales », avant de lever le voile sur les propositions de Temedt.

    Les propositions de TEMEDT dans le cadre de recherche de solutions à la crise que connait notre cher Pays

    Ibrahim Ag Idbaltanat a indiqué que « TEMEDT, conformément à ses objectifs de Consolidation de la paix, de Promotion et Protection des Droits Humains demeure toujours disponible pour joindre sa voix à ceux ou celles pour qui la Paix est un comportement transversal sans lequel aucune vie en commun n’est possible, encore moins un épanouissement individuel ou collectif ».

    Pour bâtir cette Paix, il dira que « la restauration de l’autorité de l’Etat ne doit plus être un vain mot, elle doit devenir la raison d’être de chaque malien. Le contraire c’est se mettre le doigt dans l’œil ». Pour le Président de Temedt, « le patriotisme doit se traduire par l’esprit de sacrifice, une volonté affichée de faire respecter les institutions, le bien public, la discipline ; faire du mérite une référence sociétale afin de juguler les frustrations nées de l’addition de l’injustice et de l’iniquité ».

    A cet effet, il a estimé qu’un certain nombre de mesures doit être entrepris de façon urgente par rapport au règlement de la crise. « TEMEDT, fidèle à sa vision et ses missions, estime que le dialogue demeure un outil efficace pour construire une société de Paix, démocratique et solidaire débarrassée de ses complexes et comportements anachroniques comme l’esclavage, les stéréotypes, la corruption, le tribalisme, le communautarisme et la féodalité », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que déjà en Septembre 2016 le Forum de Temedt à Gossi a mis en mission le Bureau National de Temedt pour œuvrer au rapprochement des 2 tendances, la CMA et de la Plateforme afin de mettre fin à l’affrontement fratricide.

    Pour atteindre le règlement de la crise, il a fait des propositions à court terme au nom de Temedt. Il a cité l’enclenchement de la construction d’un véritable état de droit avec comme préalable la mise en place d’une armée républicaine, solide et disciplinée. Il a ajouté la moralisation du recrutement dans les forces armées et de sécurité. Il a précisé que cette institution doit être sacrée pour tous et ne doit avoir comme critère d’accès que l’aptitude physique, la vocation et le patriotisme.

    Le Président de Temedt aussi proposé la mise en place et le déploiement d’une administration de construction et de développement, impartiale et compétente, animée par des agents respectueux des normes établies. Selon lui, les agents doivent être à l’abri du besoin pour ne pas solliciter les faveurs de leurs administrés. « Si pour avoir l’intégrité, il faut banquer, il faut le faire car il faut des administrateurs d’un type nouveau pour faire respecter la loi après ce qu’on vient de connaitre. Cette administration doit avoir le sens de l’anticipation dans toutes les circonstances et minimiser les conditions favorables aux situations conflictuelles », a-t-il indiqué.

    Il a aussi proposé la mise en place d’un système judiciaire performant, animé par des Magistrats intègres, compétents, patriotes, des SHERIFS qu’il faut à tout prix mettre à l’abri du besoin pouvant restaurer la confiance des justiciables vis-à-vis de la chose jugée. « Il faut signaler que l’impunité et certaines décisions de justice parfois arbitraires sont sources de frustrations pouvant aboutir à une perturbation de la cohésion sociale », a-t-il ajouté.

    Enfin, il a proposé l’organisation libre et transparente de toute élection et aller en croisade contre toute forme de magouille électorale. « La force publique doit sévir contre les auteurs des coups d’état par les urnes pour espérer être crédible dans une démocratie », a-t-il conclu.

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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