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    Ansongo, Menaka : Une ruée de bandits au nom de la culture peulh « Tabilal Pulaaku »

    mardi 3 octobre 2017 , par Assane Koné

    Ce sont des malfrats qui se réclament de la communauté peulh, venus du Soudan, du Tchad, du Niger, du Burkina Faso et du Cameroun. Rappelons qu’au lancement de Tabilal Pulaaku à Bamako, les Peulh de ces cinq (05) autres pays se sont joints à ceux du Mali pour donner un éclat particulier à ladite cérémonie présidée par l’ancienne première dame du Mali, Mme Adam Bah Konaré. Et au même moment l’Association N’Ko a condamné l’acte arguant que ce serait la trajectoire d’une guerre civile (tribalisme).

    Ces Peulh, membres de Tabilal Pulaaku, sont très aguerris dans la guerre et le banditisme. Ils opèrent avec la complicité de leurs logeurs locaux dont un certain Amadou Ibrahim dit Oubbel et autres. Ils prétendent lutter pour la cause des Peulhs, mais en réalité, il n’en est rien. Ils profitent de l’ignorance de nos Peulhs locaux pour piller les paisibles populations et retourner chez eux avec leur butin de guerre.
    Des guerriers très proches d’eux nous ont fait des confidences : « Au moment des affrontements, ils poussent leurs frères locaux en tête car ils les endoctrinent pour la cause peulh ».

    Oubbel est un ancien berger de Bazi-gourma de la commune rurale d’Ansongo. Il est natif de la tribu peulh Hassan Talatu à Léléhoye (communément appelé Salatta). Il est basé à Soudou Haïra (une colline noire comportant des grottes) situé environ 5 à 7 kilomètres du fleuve à la traversée du bac vers l’arrondissement de Tessit situé dans le Gourma à la frontière du Mali avec le Burkina Faso.

    L’ancien berger Oubbel se dit affilié à l’ex- gendarme devenu rebelle Ibrahim Diallo de Fafa soi-disant successeur de feu Amadou Cheybou Diallo avec qui il ne partage aucune valeur. Au su et au vu des autorités locales d’Ansongo (préfet, commandant de brigade, etc.), le criminel Oubbel a réuni dans son Quartier général (QG) de Soudou Haïra les éléments peulhs Bodoro du Niger, du Nigeria et du Tchad, des éléments peulhs Dialgodji du Burkina Faso, d’Ibrahim Malam Dicko et certains éléments peulhs du Macina d’Amadou Koufa. Ces éléments incontrôlés volent bœufs, moutons, chèvres, argent et objets précieux dans le Gourma de Gao à Ansongo.

    Plusieurs foires locales, des forains de retour se sont vus dépouillés de leurs motos, argents, etc. Des hommes masqués ont attaqué de petites boutiques et échoppes dans les villages de Tanal, Gabéro, Bazi gourma, Seyna, Gounga et les campements bozos. Il s’en est suivi plusieurs fois mort d’hommes.

    Les éléments appréhendés grâce aux groupes d’autodéfense locaux et remis à la brigade territoriale de gendarmerie d’Ansongo, puis transférés au parquet de Gao sont fréquemment relaxés à la grande surprise des populations locales. Celui qui emmène les bandits à la gendarmerie d’Ansongo, est chargé d’apporter la nourriture sans compter les dessous de table demandés par les gendarmes.

    Les gens n’arrivent pas à comprendre cet état de fait. Cette situation a conduit à la multiplication des braquages et des pillages à tel point que les populations ne croient plus en leurs autorités. Les femmes qui ont des caisses d’association villageoise sont dépouillées sans compter les gens qui ont des moutons ou de l’argent dans leurs maisons. Tout le monde est aussi unanime que ces bandits ont leurs indicateurs parmi la population sédentaire toute ethnie confondue. Ce sont ces indicateurs qui ciblent les gens qu’ils doivent attaquer et la nuit, ils viennent à moto et gare à celui qui s’oppose à eux. Il est directement abattu.

    Aujourd’hui dans ces zones, il y a des gens dont personne ne voit le travail rémunérateur qu’ils font mais ils sont bien habillés. Plusieurs exemples sont là pour l’illustrer : les braqueurs de Bazi-Gourma, le 18 mai 2017, dont l’instigateur serait un forgeron du nom d’Aguissa Ahimidi a été relaxé à Gao mais le procureur dit qu’il ignore cela ; les criminels de Gounga ; courant mai 2017 ont pillé une boutique et tué le propriétaire. Ces malfrats vaquent à leurs affaires aujourd’hui ; les coupeurs de routes de Tamakoutate au nord d’Ansongo essentiellement composés de Bellahs du Quartier-Hydraulique d’Ansongo ont été arrêtés par les mouvements arabes et remis à la gendarmerie et transférés au parquet de Gao, vaquent aujourd’hui à leurs affaires, courant septembre 2017, les bandits ont attaqué le village de Kounssoum dans la commune rurale de Boura enlevant des vaches laitières.

    Ils ont attaché le berger avant de prendre la poudre d’escampette. Ce sont des Bellahs qui ont informé les gens au village. Il a fallu l’intervention des éléments du groupe d’autodéfense pour faire échec à ces bandits, mercredi 27 septembre 2017, c’est un car de la compagnie RIMBO-Transport qui a été attaqué dans la zone de Ouatagouna ; le militaire Abderhamane Arama, un dogon qui parle la langue peulh a été froidement abattu à 7 km de Tessit avec son arme en main.

    Le terroriste qui l’a tué est un Peulh tolobè proche d’Oubbel et certains disent même qu’il s’appelle Tahirou. Avant de l’abattre, on lui a posé la question suivante : « qu’est -ce que tu viens chercher ici en territoire étranger, une arme en main ? » Quand la conversation est terminée, en continuant son chemin, il a été abattu.

    En raison de l’impunité liée au manque d’autorité ou même parfois encouragée par l’autorité fait que le banditisme prospère. Le chef des bandits, M. Oubbel, est un ami au su et au vu de tout le monde à Ansongo du chef de brigade de la gendarmerie d’Ansongo. A ce lot de bandits, s’ajoutent d’autres malfrats composés essentiellement des Bellahs originaires de Djebock qui ont traversé le fleuve pour s’installer dans le Gourma. Il s’agit des Karbellahs, des Aguawellène, des Goranes, des Djalgodji. Ces groupes se sont armés uniquement pour voler et piller.

    Il faut noter aussi que du côté de la rive gauche du fleuve (Haoussa), il y a un autre groupe de bandits dirigé par la famille Hassel.

    Quand on fait une analyse de la situation, en réalité, Oubbel est un ami du chef de brigade de la gendarmerie d’Ansongo et plusieurs fois on les a vus ensemble dans la même voiture et ils prospèrent par la complicité des autorités locales. Ces autorités lui délèguent parfois leurs prérogatives. Il est habilité à prendre des bandits pour les remettre aux autorités alors que lui-même est un bandit.

    Quant aux Karbellahs et autres, ce sont des groupes qui ne peuvent pas résister à un Etat quelle que soit sa faiblesse. Encore une fois de plus, les autorités locales brillent par leur absence et leur non-assistance aux populations en danger. Plusieurs dignitaires locaux interpellés par rapport aux actes de vandalisme de leurs sujets se disent incapables devant la situation. Il faut noter aussi que la présence des forces suivantes n’a rien servi : MINUSMA, Barkhane, forces hollandaises, forces armées maliennes.

    Il faut noter aussi que tout le monde reconnaît que la conscience des leaders religieux a été achetée dans cette localité.

    Il faut noter que l’ancien Premier ministre, M. Ousmane Issoufi Maïga, ressortissant de Bintia et président de IRGANDA, a vraiment joué son rôle car il avait organisé, courant juillet 2017, au Stade du 26 Mars de Bamako, des concertations pendant deux jours avec Oubbel mais rien n’a été positif du côté de ce bandit.

    Oubbel a un leitmotiv : « le Songhaï n’est rien ». Il militerait aussi pour la solidarité de tous les Peulhs de l’Afrique entière. Il a aussi dans sa tête que Ansongo est un territoire peulh. Mais la dernière bataille livrée à Kounssoum entre ces bandits et les groupes d’autodéfense a fait renaître un espoir à l’horizon.

    Le Mali doit chercher une coopération avec tous les pays voisins pour contrôler leurs bandits. Le gouvernement doit les identifier et les livrer à la justice militaire.

    L’intervention du ministre de la Défense et des Anciens combattants, M. Tiéna Coulibaly sur l’ORTM, fait renaître un nouvel espoir pour les populations contre ce terrorisme généralisé. Nous le souhaitons vivement.

    Brin COULIBALY
    L’INTER DE BAMAKO

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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