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    Autosuffisance alimentaire : La BNDA et l’Etat se donnent la main pour les aménagements des terres agricoles au Mali

    vendredi 25 août 2017 , par Assane Koné

    Dans le but de mettre en place un mécanisme de financement cohérent et adapté à la couverture des besoins d’investissement dans les aménagements des terres agricoles au Mali, la Banque nationale de développement agricole (BNDA) et le ministère de l’économie et des finances ont signé, le 25 août 2017, convention de financement.

    Doté par la nature de grandes superficies de terres arables et traversé par le Fleuve Niger, l’un des plus grand fleuve d’Afrique, le Mali devait pouvoir se nourrir et nourrir une bonne partie de la sous région. Malheureusement, sans maîtrise totale de l’eau cette vocation agricole du Mali ne sera jamais une réalité. Et, c’est ce que Moussa Alassane Diallo, PDG de la BNDA et Dr Boubou Cissé, ministre de l’économie et des finances, ont compris.

    Le 25 août 2017, le premier responsable de la banque agricole du Mali et le premier responsable de l’hôtel des finances, ont apposé leur signature sur une convention de financement des aménagements agricoles au Mali.

    Moussa Alassane Diallo, PDG de la BNDA, après avoir salué le ministre Dr Boubou Cissé pour son investissement dans la conduite d’une véritable politique de financement des aménagements agricoles, a mis l’accent sur le fait que cette signature marque un tournant historique et décisif dans le financement de l’agriculture au Mali.

    « C’est la 1ère fois dans l’histoire de la politique agricole du Mali, qu’un Gouvernement met en place un mécanisme de financement structuré et sur un long terme pour accompagner la promotion et le développement des aménagements agricoles », a-t-il déclaré.

    Selon lui, la convention à l’ordre de signe a pour objectif de mettre en place un mécanisme de financement cohérent et adapté à la couverture des besoins d’investissement dans les aménagements des terres agricoles afin d’augmenter la production et la productivité, le stockage, la conservation et la transformation des produits agricoles.

    Il a indiqué que pour cette convention, l’Etat s’engage à constituer progressivement un fonds de garantie d’un montant de 50 milliards de FCFA sur une période de 20 ans.

    Selon lui, sa mise en œuvre permettra d’assurer : la promotion de l’investissement privé en milieu agricole et rural, la réalisation de l’autosuffisance alimentaire, notamment en pomme de terre dans une échéance de trois campagnes agricoles, l’augmentation de la production agricole et l’amélioration du revenu des paysans, la lutte contre le chômage en milieu rural, notamment des jeunes.

    Cette convention de financement est d’autant plus nécessaire lorsqu’on parcours les défis qui caractérisent le financement de l’agriculture au Mali. Selon le PDG de la BNDA, ce financement se caractérise par une clientèle rurale fortement dispersée dans l’espace, avec un faible taux d’alphabétisation, des revenus peu diversifiés, un faible niveau de production et de bancarisation.

    Il a aussi indiqué que le secteur est tributaire des aléas climatiques. Pire, il dira que le circuit de commercialisation des produits agricoles est peu structuré, avec une faible capacité de stockage et de conservation de la production. Le tout sanctionné par un accès difficile et l’éloignement des zones de production.

    « La contrepartie du crédit agricole étant la production, on comprend dès lors les difficultés de la mise en œuvre d’une politique cohérente de distribution du crédit agricole au Mali », a-t-il déclaré. Avant de dire que cette situation pose la problématique d’une par de l’instabilité et de la continuité de l’exploitation et d’autre part, de la rentabilité des investissements productifs acquis sur financement bancaire, et par conséquent du développement même du crédit agricole.

    « La présente convention sera de nature à apporter une réponse structurelle à court, moyen et long terme à la sécurisation du financement bancaire et de la production agricole, aux perturbations de la production dues aux conditions climatiques, à la hausse incontrôlée des prix des produits agricoles, à la problématique des investissements dans les secteurs productifs agricoles », a-t-il indiqué.

    Pour conclure, il dira que cette convention constituera un vecteur essentiel de la concrétisation du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD).

    Pour sa part, le ministre Dr Boubou Cissé a souhaité la multiplication des initiatives de ce type. Selon lui, l’Afrique en a besoin pour se nourrir et nourrir le monde. Partant du principe que le continent africain a les 60 à 65% des terres arables du monde et regorge d’eau, Dr Boubou Cissé n’a pas caché sa conviction que le continent parviendra un jour à se nourrir et à nourrir le monde. Et, il pense que cette convention que l’Etat du mali vient de signer avec la BNDA contribuera à la réalisation de cette ambition.

    Il a rappelé la décision du Président IBK de consacrer 15% du budget d’Etat au secteur agricole. Selon lui, cette initiative présidentielle a permis aujourd’hui de faire des aménagements hydro-agricoles et d’installer notre agriculture dans la modernité à travers la mécanisation.

    « Nous sommes dans la continuité des cette initiative du Président de la république qui vise à renforcer les capacités de production agricoles du pays », a-t-il déclaré.

    Il a invité les opérateurs qui vont bénéficier de cette ligne de crédit d’en faire un usage bénéfique pour l’agriculture malienne.

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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